Les
épiscopats votent
« oui » au référendum
La
nouvelle a été donnée « en bref », elle n’en est pas moins « sensationnelle »,
avec ses vingt-quatre lignes de texte ; et ses quatre lignes d’un titre que
voici :« Les épiscopats européens voient
dans
c’est
le quotidien
_ Le quotidien
cette
prise de position massive de l’ensemble des évêques européens.
_
Sur le fond,
ils ont tout de même « regretté l’absence de la mention des racines
judéo-chrétiennes dans
Regretté sans plus.
Cette apostasie
officielle des anciennes nations chrétiennes est tout à fait secondaire et
n’empêche pas de « se féliciter » des choses importantes : le «
processus qui a permis
aux Constituants de trouver un
compromis », bravo, et «
la place centrale du respect de la dignité de l’homme [et] le droit à la vie
réaffirmés au sommet du préambule ».
Ces
choses-là « vont dans le sens des convictions des
Eglises catholiques ». On
aurait pu croire que les principales « convictions des Eglises » concernaient
la divinité de
Jésus-Christ
et par suite la gravité prioritaire de l’apostasie des nations, officiellement
confirmée par
radicalement de « se féliciter » d’une telle Constitution. Mais non.
_
Mais non, on
« se félicite » du « respect de la dignité de l’homme », en
feignant d’ignorer que cette dignité officielle consiste, selon la laïcité
républicaine, à ne reconnaître « ni Dieu ni maître » qui soit supérieur à la loi civile et aux consciences
individuelles. Quant au « droit à la vie », il est « réaffirmé »… par des
gouvernements qui n’arrêtent pas de pratiquer une politique d’avortements en
masse.
Nous ressortir
avec admiration, et comme décisifs, des clichés aussi trompeurs, est une dérisoire fumisterie.
_ La véritable dignité de la nature humaine est
celle qui a été créée par Dieu d’une manière admirable (Deus qui humanae subtantiae dignitatem mirabiliter condidisti) et
qui a été
rétablie par Dieu d’une manière encore plus admirable (et mirabilius
reformasti), ainsi que le répètent à chaque messe
les prêtres (éventuellement les évêques) qui célèbrent
le rite
romain traditionnel ; et non pas cette « dignité » par laquelle l’homo
democraticus s’arroge le droit souverain de
rejeter la loi morale) naturelle, d’honorer l’homosexualité
et de rendre
obligatoire la mixité des sexes, des ethnies, des nations, des cultures, des
religions, dans un métissage universel.
_
On peut
comprendre que les épiscopats européens n’aient aucune envie de se dresser dans
une révolte frontale contre les gouvernements et leurs majorités (le plus
souvent artificielles). Mais au lieu d’approuver une Constitution aussi
contestable, charte fondamentale d’un
club
anti-chrétien ouvert à
actuelle est invraisemblable.
_
Tellement
invraisemblable que l’on se prend à douter. Et à y regarder
de plus
près.
Les quatre
lignes du titre de
un «
comité » s’expriment, mais on oublie de préciser que, fussent-ils épiscopaux,
ils n’engagent pas un épiscopat dans son ensemble ; la plupart du temps, ils ne
l’ont même
pas
consulté, ni averti. En l’occurrence il s’agissait seulement d’un certain
Joseph Homeyer s’entretenant avec le tristement
célèbre José Manuel Barroso, président à
Bruxelles de
Cet Homeyer est lui-même président de
JEAN MADIRAN (Présent, du 17 mars 2005)
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