" Les Nouvelles

de

Chrétienté "

n° 25

Le 21 octobre  2005

 

Sommaire

 

L’enseignement de Benoît XVI

Le dimanche 16 octobre, le pape Benoît XVI a loué Jean Paul II pour l'anniversaire de l'élection du pape polonais.

A – Cité du Vatican (AP) –

B- Entretien de Benoît XVI à la télévision polonaise

 

Une  « Journée mondiale des enfants » place Saint Pierre

Une nouvelle de Rome

Une révélation de Mgr Dziwisz, l'ancien secrétaire particulier de Karol Wojtyla.

Les derniers jours du Synode

Le 19 octobre 

Le 20 octobre

Les cinquante propositions insistent sur l’importance des vocations sacerdotales

Le Dimanche 23 octobre : Clôture du Synode et canonisation

Les nouvelles de France

a-Manuel Valls, député-Maire d’Evry, veut adapter la loi de 1905 au nouveau paysage religieux

b- L'Agrif communique

c- le « libre journal » de Serge de Beketch commente :

d- Mgr Patrick Le Gal, l'évêque aux armées, doit faire face à de fortes critiques

e-Les signes religieux ont presque disparu des écoles françaises.

f- Le Maire de Paris subventionnez une association…hétérophobe

g- « Act Up » à Notre-Dame : le garde des Sceaux classe sans suite

 Des Nouvelles de Russie

 

Quelques nouvelles de Chine

« La Bataille de la Messe »

Jugement de Jean Madiran sur ce livre de l’abbé Aulagnier. Dans Présent du jeudi 20 octobre

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

L’enseignement de Benoît XVI

 

Le dimanche 16 octobre, le pape Benoît XVI a loué Jean Paul II pour l'anniversaire de l'élection du pape polonais.

 

En voici tout d’abord l’annonce : en (A)

Nous la ferons suivre de l’entretien que Benoît XVI a eu, le même jour,  avec la télévision polonaise : en (B) 



A – Cité du Vatican (AP)

 

Le pape Benoît XVI a fait l'éloge dimanche de son prédécesseur Jean Paul II, un homme aimé dont l'autorité morale était reconnue bien au-delà de l'église catholique, en ce jour anniversaire marquant l'élection du premier souverain pontife polonais.
Karol Wojtyla, archevêque de Cracovie, avait été élu le 16 octobre 1978 à la tête de l'église catholique romaine. Il était le premier pape non-italien en 455 ans, un choix qui a stupéfié le monde. Le pontificat de Jean Paul II a été le troisième le plus long de l'histoire.
"L'autorité morale de Jean Paul II était également reconnue par de nombreux non-chrétiens et les non-croyants, comme l'ont montré les émouvantes démonstrations d'affection au cours de sa maladie, et les condoléances après sa mort", a déclaré Benoît XVI lors de son traditionnelle allocution du dimanche devant les pèlerins et touristes réunis place Saint-Pierre.
Cet anniversaire a donné lieu à certaines révélations sur Jean Paul II. A la demande de ses assistants, le souverain pontife a enregistré un message avant de subir une trachéotomie le 24 février dernier, à la polyclinique Gemelli de Rome, a déclaré l'archevêque de Cracovie Stanislaw Dziwisz, dans une interview publiée dimanche.
"Ce sera son dernier (message), parce qu'à partir de ce jour (de l'opération), il ne pouvait plus prononcer que quelques phrases au prix d'un grand effort", a expliqué Mgr Dziwisz, qui a été le secrétaire personnel de Jean-Paul II tout au long de son pontificat.
"J'ai conservé la cassette, mais je n'ai encore eu la force de la réécouter", a-t-il confié à "Avvenire", quotidien de la conférence des évêque d'Italie. Le prélat n'a pas précisé ce que disait Jean Paul II dans son message. AP

 

B- Entretien de Benoît XVI à la télévision polonaise

Nous publions ci-dessous le texte de l’entretien que Benoît XVI a accordé à la chaîne publique de la télévision polonaise à l’occasion de la « Journée Jean-Paul II » célébrée ce dimanche en Pologne, le jour anniversaire de l’élection du cardinal Karol Wojtyla comme évêque de Rome, il y a 27 ans. Benoît XVI répondait aux questions de Andrzej Majewski, responsable des émissions catholiques pour la télévision publique polonaise.

Je surligne en rouge le passage qui me parait particulièrement important dans ce message. Ce passage nous livre la pensée intime du pape sur son propre pontificat : « Certainement, je commence par répondre à la première partie de votre question. En parlant de l’héritage du Pape tout à l’heure, j’ai oublié de parler des nombreux documents qu’il nous a laissés – 14 encycliques, beaucoup de lettres pastorales et tant d’autres – et tout ceci représente un patrimoine richissime qui n’est pas encore suffisamment assimilé dans l’Eglise. Je pense que j’ai pour mission essentielle et personnelle de ne pas promulguer de nombreux nouveaux documents mais de faire en sorte que ces documents soient assimilés, car ils constituent un trésor très riche, ils sont l’authentique interprétation de Vatican II. Nous savons que le Pape était l’homme du Concile, qu’il avait assimilé intérieurement l’esprit et la lettre du Concile et, par ces textes, il nous fait vraiment comprendre ce que voulait et ce que ne voulait pas le Concile. Il nous aide à être véritablement Eglise de notre temps et des temps futurs ».

* * *

Merci de tout cœur, Saint Père, de nous avoir accordé cette brève interview, à l’occasion de la journée du Pape célébrée en Pologne.
Le 16 octobre 1978, le Cardinal Karol Wojtyla devenait Pape. A partir de ce jour, pour plus de 26 ans, Jean Paul II, en tant que successeur de Saint Pierre, comme vous aujourd’hui, a dirigé l’Eglise avec les évêques et les cardinaux. Vous étiez parmi ces cardinaux, une personne particulièrement appréciée et estimée par votre prédécesseur; personne au sujet de laquelle le Pape Jean Paul II a écrit dans son livre « Levez-vous, allons », je cite « Je remercie Dieu pour la présence et l’aide du Cardinal Ratzinger. C’est un ami sûr », a écrit Jean Paul II.

Q: Saint Père, comment est née cette amitié et quand votre Sainteté a-t-elle connu le Cardinal Karol Wojtyla?

R: Personnellement, j’ai fait sa connaissance lors des deux pré-conclave et conclave de 1978. J’avais naturellement entendu parler du Cardinal Wojtyla, au départ surtout dans le contexte de l’échange de lettres entre les évêques polonais et allemands, en 1965. Les cardinaux allemands m’ont raconté combien le mérite et la contribution de l’Archevêque de Cracovie étaient grands et qu’il était vraiment l’âme de cette correspondance réellement historique. J’avais également eu écho, par des amis universitaires, de sa philosophie et de sa stature de penseur. Mais comme je l’ai dit, la première rencontre personnelle a eu lieu lors du conclave de 1978. Dès le départ, j’ai éprouvé une grande sympathie et, grâce à Dieu, sans l’avoir méritée, j’ai reçu dès le début le don de son amitié. Je suis reconnaissant de cette confiance qu’il m’a accordée, sans que je le mérite. Surtout en le voyant prier, j’ai vu et pas seulement compris, j’ai vu que c’était un homme de Dieu. Telle était l’impression fondamentale: un homme qui vit avec Dieu, et même en Dieu. Ensuite, j’ai été impressionné par sa cordialité sans préjugés vis-à-vis de moi. Au cours de ces rencontres du pré-conclave des cardinaux, il a pris plusieurs fois la parole et, là, j’ai eu l’occasion d’apprécier l’envergure du penseur. Ainsi était née, en toute simplicité, une amitié qui venait vraiment du cœur et, juste après son élection, le Pape m’a appelé plusieurs fois à Rome pour des entretiens et, à la fin, il m’a nommé préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi.

Q
: Donc, cette nomination et cette convocation à Rome n’ont pas été une surprise?

R: Pour moi c’était un peu difficile, parce que depuis le début de mon épiscopat à Munich, par la consécration comme évêque dans la cathédrale de la ville, il y avait pour moi comme une obligation, presque un mariage avec ce diocèse, et ils avaient aussi souligné que j’étais, depuis dès décennies, le premier évêque originaire du diocèse. Je me sentais donc très engagé et lié à ce diocèse. Puis il y avait des problèmes difficiles qui n’étaient pas encore résolus, et je ne voulais pas quitter le diocèse avec des problèmes non résolus. J’ai discuté de tout cela avec le Saint Père, avec cette grande ouverture et avec cette confiance qu’avait le Saint Père, qui était très paternel à mon égard. Il m’a alors donné le temps de réfléchir, lui-même voulait réfléchir. Il a fini par me convaincre, parce que c’était la volonté de Dieu. J’ai pu ainsi accepter cet appel et cette grande responsabilité, pas facile, qui en soi dépassait mes capacités. Mais confiant dans la bienveillance paternelle du Pape et guidé par l’Esprit Saint, j’ai pu dire oui.

Q: Cette expérience dura plus de vingt ans...

R: Oui, je suis arrivé en février 1982 et elle a duré jusqu’à la mort du Pape, en 2005.

Q: Quels sont, selon vous, Saint Père, les points les plus significatifs du pontificat de Jean Paul II?

R: Je dirais que l’on peut adopter deux points de vue: un externe, sur le monde, et un interne, sur l’Eglise. En ce qui concerne le monde, il me semble que le Saint Père, avec ses discours, sa personne, sa présence, sa capacité de convaincre, a créé une nouvelle sensibilité pour les valeurs morales, pour l’importance de la religion dans le monde. Cela a entraîné une nouvelle ouverture, une nouvelle sensibilité pour les problèmes de la religion, pour la nécessité de la dimension religieuse chez l’homme et, par dessus tout, l’importance de l’Evêque de Rome s’est accrue de manière inimaginable. Tous les chrétiens, malgré les différences et malgré leur non reconnaissance du successeur de Saint Pierre, ont reconnu qu’il était le porte parole de la chrétienté. Personne d’autre au monde, ne peut parler ainsi au nom de la chrétienté au niveau mondial ni donner voix et force à la réalité chrétienne dans l’actualité du monde. Mais aussi pour la non-chrétienté et pour les autres religions, c’était lui, le porte parole des grandes valeurs de l’humanité. Il faut aussi dire qu’il est parvenu à créer un climat de dialogue entre les grandes religions et un sens commun des responsabilités à l’égard du monde, mais aussi que les violences et les religions sont incompatibles et que, ensemble, nous devons chercher le chemin de la paix, dans le cadre de notre responsabilité commune de l’humanité. En ce qui concerne par ailleurs la situation de l’Eglise. Je dirais que, avant tout, il a su susciter l’enthousiasme des jeunes pour le Christ. Il s’agit d’une chose nouvelle, si nous pensons à la jeunesse de 1968 et des années 70. Seule une personne aussi charismatique pouvait susciter l’enthousiasme de la jeunesse pour le Christ et pour l’Eglise, ainsi que pour des valeurs exigeantes, lui seul pouvait réussir de cette façon à mobiliser la jeunesse du monde pour la cause de Dieu et pour l’amour du Christ. Il a créé dans l’Eglise, je pense, un nouvel amour pour l’Eucharistie. Nous sommes encore dans l’année de l’Eucharistie, qu’il a voulue avec tant d’amour; il a créé une nouvelle perception de la grandeur de la Divine Miséricorde ; et il a aussi beaucoup approfondi l’amour pour la Sainte Vierge, et il nous a ainsi conduits à une intériorisation de la foi et, en même temps, à une plus grande efficacité. Naturellement, il importe de mentionner également, comme nous le savons tous, sa contribution aux grands changements dans le monde en 1989, à l’effondrement du soi-disant socialisme réel.

Q: Au cours de vos rencontres personnelles et des entretiens avec Jean Paul II, qu’est-ce qui vous impressionnait le plus? Votre Sainteté, pourriez-vous nous raconter vos dernières rencontres avec lui, celles de cette année, peut-être?

R: Oui, nos deux dernières rencontres ont eu lieu, la première, à la polyclinique “Gemelli”, aux alentours du 5-6 février; et la deuxième, la veille de sa mort, dans sa chambre. Lors de la première rencontre, le Pape souffrait visiblement, mais il était pleinement lucide et très présent. J’y étais allé simplement pour un entretien de travail, parce que j’avais besoin qu’il prenne quelques décisions. Le Saint Père, bien que souffrant, suivait avec grande attention ce que je disais. Il me communiqua ses décisions en peu de mots, me donna sa bénédiction, me salua en allemand, tout en m’accordant sa pleine confiance et son amitié. Pour moi, cela a été très émouvant de voir, d’une part, qu’il souffrait en union avec le Seigneur souffrant, qu’il portait sa souffrance avec le Seigneur et pour le Seigneur; et, d’autre part, de voir qu’il resplendissait d’une sérénité intérieure et d’une lucidité complète. La seconde rencontre a eu lieu le jour précédant sa mort: il était manifestement plus souffrant, entouré de médecins et d’amis. Il était encore très lucide, il m’a donné sa bénédiction. Il ne pouvait plus parler beaucoup. Pour moi, cette patience dans la souffrance qui fut la sienne a été un grand enseignement; surtout de voir et de sentir combien il était entre les mains de Dieu et comment il s’abandonnait à la volonté de Dieu. Malgré les douleurs visibles, il était serein, parce qu’il était entre les mains de l’Amour Divin.

Q: Très Saint Père, vous évoquez souvent dans vos discours le souvenir de Jean Paul II, et vous dites que c’était un grand Pape, un prédécesseur regretté et vénéré. Nous pensons toujours à vos paroles prononcées lors de la messe du 20 avril dernier, des paroles spécialement dédiées à Jean-Paul II. C’est vous, Saint Père, qui avez dit, je cite: « c’est comme s’il me tenait fortement par la main, je vois ses yeux rieurs et j’entends les paroles, qu’il m’adresse en particulier: ‘N’aie pas peur!’ ». Saint Père, une question très personnelle: continuez-vous à sentir la présence de Jean-Paul II, et si oui, de quelle manière?

R: Certainement, je commence par répondre à la première partie de votre question. En parlant de l’héritage du Pape tout à l’heure, j’ai oublié de parler des nombreux documents qu’il nous a laissés – 14 encycliques, beaucoup de lettres pastorales et tant d’autres – et tout ceci représente un patrimoine richissime qui n’est pas encore suffisamment assimilé dans l’Eglise. Je pense que j’ai pour mission essentielle et personnelle de ne pas promulguer de nombreux nouveaux documents mais de faire en sorte que ces documents soient assimilés, car ils constituent un trésor très riche, ils sont l’authentique interprétation de Vatican II. Nous savons que le Pape était l’homme du Concile, qu’il avait assimilé intérieurement l’esprit et la lettre du Concile et, par ces textes, il nous fait vraiment comprendre ce que voulait et ce que ne voulait pas le Concile. Il nous aide à être véritablement Eglise de notre temps et des temps futurs. A présent, j’en viens à la deuxième partie de votre question. Le Pape est toujours à mes côtés par ses textes: je l’entends et le vois parler, et je peux rester en dialogue continu avec le Saint Père, parce qu’il me parle toujours avec ces mots; je connais également l’origine de beaucoup de textes, et je me souviens des dialogues que nous avons eu sur l’un ou l’autre d’entre eux. Je peux poursuivre le dialogue avec le Saint Père. Naturellement, cette proximité qui passe par les mots est une proximité non seulement avec les textes, mais avec la personne, derrière les textes j’entends le Pape lui-même. Un homme qui va auprès du Seigneur, qui ne s’éloigne pas: de plus en plus je sens qu’un homme qui va auprès du Seigneur se rapproche encore davantage et je sens que, par le Seigneur, il est proche de moi, parce que je suis proche du Seigneur. Je suis proche du Pape et lui, maintenant, m’aide à être près du Seigneur et je cherche à entrer dans son climat de prière, d’amour du Seigneur, d’amour de la Sainte Vierge et je m’en remets à ses prières. Il y a également un dialogue permanent et aussi un « être proches », sous une forme nouvelle, mais une forme très profonde.

Q: Saint Père, désormais nous vous attendons en Pologne. Beaucoup demandent quand le Pape viendra en Pologne.

R: Oui, si Dieu le veut, si les circonstances me le permettent, j’ai bien l’intention de venir en Pologne. J’ai parlé avec Mgr Dziwisz au sujet la date et on me dit que le mois de juin prochain serait le moment le plus adéquat. Naturellement, tout est encore à organiser avec les diverses instances compétentes. C’est pourquoi il s’agit de déclarations provisoires, mais il semble que peut-être, si le Seigneur me l’accorde, je pourrais venir en Pologne en juin prochain.

Q: Saint Père, au nom de tous les téléspectateurs, je vous remercie de tout cœur pour cette interview. Merci, Saint Père.

R: Merci à vous.

[Traduction réalisée par Radio Vatican]

 

Une  « Journée mondiale des enfants » place Saint Pierre

Dimanche 16 octobre 2005, Benoît XVI a reçu les enfants de la première communion du diocèse de Rome et des environ.

Quelque 150.000 personnes, dont 100.000 enfants ont répondu samedi après-midi à l’invitation que Benoît XVI avait adressée aux enfants ayant fait ou qui feront cette année leur première communion. L’invitation était adressée aux enfants du diocèse de Rome et des environs mais ils sont venus de toute l’Italie et même de l’étranger (France et Espagne entre autres).

Au cours de la rencontre, le pape a répondu spontanément à des questions sur l’Eucharistie qui lui ont été posées par sept enfants, assis près de lui.

C’est Andrea qui lui a posé la première question : « Cher pape, quel souvenir as-tu de ta première communion ? »

« C’était un beau dimanche de mars, en 1936, il y a 69 ans. C’était un jour ensoleillé, l’église était belle, la musique… », a raconté le pape avec un grand sourire.

« J’ai compris que Jésus était entré dans mon cœur », a-t-il affirmé.

« J’ai promis au Seigneur, comme je le pouvais, ‘je veux être toujours avec toi’, puis je l’ai prié : ‘mais reste surtout toi avec moi’ ».

Puis Livia lui a demandé : « Avant le jour de ma première communion, je me suis confessée, puis je me suis confessée de nouvelles fois. Je voulais te demander : je dois me confesser toutes les fois que je communie, même lorsque j’ai fait les mêmes péchés ? Car je me rends compte que c’est toujours les mêmes ».

Le pape n’a pu s’empêcher de rire. Puis il a répondu : « C’est vrai : nos péchés sont en général toujours les mêmes. Mais nous nettoyons nos chambres au moins une fois par semaine, même si la saleté est toujours la même ».

La confession, a-t-il rappelé, est nécessaire « seulement en cas de péché grave, mais il est très utile de se confesser régulièrement pour cultiver la propreté et la beauté de l’âme et mûrir peu à peu dans la vie ».

Giulia lui a demandé : « Sainteté, tout le monde nous dit que c’est important d’aller à la messe le dimanche. Nous irions volontiers mais souvent nos parents ne nous y accompagnent pas, car le dimanche, ils dorment… Tu peux leur dire aussi un mot à eux, pour qu’ils comprennent que c’est important d’aller à la messe ensemble le dimanche ?

Le pape l’a invité à se tourner vers ses parents « avec beaucoup d’amour et beaucoup de respect » et de leur dire : « Chère maman, cher papa, tu sais ce qui est important pour nous tous, aussi pour toi ? Que nous allions rencontrer Jésus ».

A la question d’Andrea : « ma catéchiste m’a dit que Jésus est présent dans l’Eucharistie. Mais comment ? Moi je ne le vois pas », Benoît XVI a répondu : « Non ne le voyons pas mais il y a beaucoup de choses que nous ne voyons pas mais qui existent et qui sont importantes. Par exemple : nous ne voyons pas notre raison et pourtant nous avons une raison… Nous ne voyons pas le courant électrique, et pourtant nous voyons qu’il existe… Nous ne les voyons pas mais nous pouvons en voir et en sentir les effets… Nous ne voyons pas le courant, mais la lumière, si… Nous ne voyons pas le Seigneur de nos yeux mais nous voyons que là où il y a Jésus, les hommes changent, deviennent meilleurs ».

Le pape est arrivé vers 18.00 place Saint Pierre. La rencontre avait commencé à 17.00 avec des chants (et la participation de chanteurs dont Ami Stewart), des témoignages et des danses.

La rencontre, intitulée « Le pain du Ciel » s’est conclue par un moment d’adoration au cours duquel les enfants se sont agenouillés (y compris ceux qui n’avaient pu accéder à la Place Saint Pierre et qui suivaient la rencontre depuis la via della Conciliazione). Le pape les a ensuite bénis avec le Saint-Sacrement.

Avant de prendre congé des enfants, Benoît XVI, qui semblait particulièrement heureux, les a chaleureusement remerciés d’être venus : « Merci, a-t-il dit. Merci pour cette fête de la foi ! »

Le pape a quitté la place Saint Pierre à bord de la papamobile, saluant les enfants, alors que la foule entonnait « Resta qui con noi » (Reste ici avec nous, le soleil se couche déjà, si tu es parmi nous, la nuit ne tombera pas…).

Une nouvelle de Rome

Le Préfet de la Congrégation de la foi se prononce pour une révision des traductions des textes du Concile et souhaite des traductions officielles dans les principales langues d’ici dix ans.

Lors de l’ouverture de l’année universitaire 2005-2006 Mgr Levada déclaré hier lundi à Rome que les traductions existantes du texte du Concile (Vatican II) étaient « inexactes ». il espère que dans le délai des dix prochaines années naissent des « traductions officielles soignées du Concile dans les langues principales » Dans le cadre d’une manifestation à l’occasion des 40 ans de la Constitution dogmatique sur la Révélation « Dei Verbum », Mgr Lev ad a souligné dans une conférence à l’athénée pontifical Saint Anselme que notamment les traductions du texte conciliaire au cœur des solennités présentes devaient être retravaillées car elles ne sont pas sans équivoque. A ce jour il n’existe pas de traductions officielles des Documents du II° Concile du Vatican.

Par une révision des textes du Concile, les différentes interprétations et traductions pourraient être corrigées, lesquelles ne réfléchissent pas la vraie signification de ce que les pères conciliaires voulaient réellement communiquer, a déclaré Mgr Levada qui d’archevêque de San Francisco âgé de 69 ans est devenu en Août de cette année préfet de la Congrégation de la foi, et à ce titre successeur du Cardinal Ratzinger devenu Benoît XVI. Et il indique dans Dei Verbum le notable « rapport profond entre la révélation, la parole de Dieu, l’Écriture, la tradition et l’enseignement ecclésial » et à ce propos il confirme que « l’enseignement ne passe pas par-dessus la parole de Dieu mais la sert fidèlement ».

Mgr Levada a loué explicitement le souci de s’approcher des textes de la sainte Écriture avec une optique spirituelle et pas seulement au point de vue critique ou littéraire. Le Catéchisme de l’Église Catholique offre à ce sujet des orientations d’une grande aide. Tradition et Écriture forment une symbiose. Tenter d’en extraire une « dichotomie », une contradiction, le Cardinal y oppose son refus. il conclut : »Face à la Révélation et à l’amour de dieu qui se montrent de différentes manières, nous ne pouvons rien faire d’autre que de nous étonner »

 

Der Präfekt der Glaubenskongregation spricht sich für eine Revision der übersetzten Konzilstexte aus und möchte offizielle Übersetzungen in den Hauptsprachen innerhalb der nächsten zehn Jahren

12 oct

Vatikan (kath.net)
Zum Auftakt des neuen Studienjahres 2005/2006 erklärte Erzbischof William Levada, Präfekt der Glaubenskongregation, am Montag in Rom, dass die existierenden Übersetzungen der Konzilstexte "ungenau" seien. Er vertraue darauf, dass innerhalb der nächsten zehn Jahre "sorgfältige offizielle Übersetzungen des Konzils in den Hauptsprachen" entstehen würden. Im Rahmen einer Festveranstaltung anlässlich des 40. Jahrestages der Dogmatischen Konstitution über die göttliche Offenbarung, "Dei Verbum", betonte Erzbischof Levada in einem Vortrag am päpstlichen Athenäum Sant'Anselmo, dass insbesondere die Übersetzungen der im Mittelpunkt der Feierlichkeiten stehenden Konzilskonstitution überarbeitet gehörten, denn diese seien nicht eindeutig. Bis heute existieren keine offiziellen Übersetzungen der Dokumente des Zweiten Vatikanischen Konzils.

Durch eine Revision der Konzilstexte könnten die verschiedenen Interpretationen und Übersetzungen korrigiert werden, die nicht die wahre Bedeutung dessen widerspiegeln, was die Konzilsväter tatsächlich vermitteln wollten, sagte der 69-jährige Levada, der im August dieses Jahres als Erzbischof von San Francisco (US-Bundesstaat Kalifornien) zum Präfekten der Kongregation für die Glaubenslehre und somit zum Nachfolger von Joseph Kardinal Ratzinger, dem heutigen Papst Benedikt XVI, ernannt worden war. Er wies auf die in "Dei Verbum" hervorgehobene "tiefe Beziehung zwischen der Offenbarung, dem Wort Gottes, der Schrift, der Tradition und dem kirchlichen Lehramt" hin und bekräftige in diesem Zusammenhang, dass "das Lehramt nicht über dem Wort Gottes steht, sondern diesem treu dient".

Erzbischof Levada lobte ausdrücklich die Bemühung, sich den Texten der Heiligen Schrift mit einer "spirituellen" Lesart zur nähern und sie nicht nur nach rein kritischen oder literarischen Gesichtspunkten zu lesen. Der "Katechismus der Katholischen Kirche" biete diesbezüglich hilfreiche Orientierungen an, fügte er hinzu. Tradition und Schrift stünden in einer "Symbiose". Versuche, hier eine "Dichotomie", eine Gegensätzlichkeit, herauslesen zu wollen, erteilte der Erzbischof eine Absage. Schließlich sagte er: "Angesichts der Offenbarung und der Liebe Gottes, die sich auf verschiedenen Weisen zeigen, können wir nichts anderes tun als staunen."

 

Une révélation de Mgr Dziwisz, l'ancien secrétaire particulier de Karol Wojtyla.

Le pape Jean Paul II a enregistré un dernier message audio avant son opération de la trachéotomie le 24 février 2005, a révélé l'ancien secrétaire particulier de Karol Wojtyla, Mgr Stanislas Dziwisz. Dans une interview au quotidien italien Avvenire, le 16 octobre 2005, le nouvel archevêque de Cracovie a par ailleurs fait une apologie du pape défunt, espérant sa rapide canonisation.

"Peu avant d'entrer en salle d'opération à la polyclinique Gemelli le 24 février, pour subir une trachéotomie, Jean Paul II a enregistré un message, à notre demande", a déclaré Mgr Dziwisz dans une interview publiée à l’occasion du 27e anniversaire de l'élection du pape polonais.

Il s’agirait ainsi du "dernier" enregistrement du pape, parce que depuis ce jour il n'a réussi à prononcer seulement que quelques phrases avec difficulté, a-t-il souligné. "J'ai gardé cette cassette audio, mais je n'ai pas encore trouvé la force de la réécouter", a aussi confié l'archevêque polonais.

Fondation internationale "N'ayez pas peur !"

Dans son entretien, l'archevêque de Cracovie a encore souligné, comme le nouveau pape dans son interview télévisée du 16 octobre 2005, l'importance d'approfondir l'enseignement de Jean Paul II, qui a sa place "dans chaque domaine, théologique, philosophique, anthropologique, social, défense de la vie et de la dignité humaine". Il a ainsi annoncé la création d'une nouvelle Fondation de caractère international qui s'appellera "N'ayez pas peur !".

Le 16 octobre, anniversaire de l'élection du pape polonais, est désormais "la journée du souvenir" en Pologne, comme l'a décidé le parlement à Varsovie. Dans une interview donnée à la télévision polonaise TVP et retransmise ce jour anniversaire, Benoît XVI a déclaré qu'il souhaiterait se rendre en Pologne l'an prochain, et si possible en juin. (apic/imedia/ar/be)

 

Les derniers jours du Synode

 

Le 19 octobre :

En ce jour,  les Pères synodaux se sont réunis en Circuli Minores pour préparer les amendements aux propositions des groupes linguistiques de travail. A la suite des Circuli de l'après-midi ces propositions seront déposées au secrétariat du Synode, puis les Pères synodaux pourront voir le film intitulé Saint Pierre, avant sa prochaine diffusion sur la chaîne de télévision italienne Rai (réalisation Giulio Base).

Au cours de la dix-neuvième congrégation générale d'hier après-midi, Mgr.Nikola Eterovic a remis au Saint-Père la première copie du premier volume de l'Enchiridion du Synode des Evêques, réalisé pour le 40 anniversaire de cette institution.

"Il s'agit d'un recueil des documents relatifs au Synode des Evêques, de ses origines à 1988, d'un grand intérêt non seulement pour l'épiscopat, mais pour les chercheurs, historiens et théologiens, auxquels il apporte un matériau de première importance pour la vie et la mission de l'Eglise après le Concile Vatican II", précise une note.

Le Pape a décidé d'offrir ce volume aux participants au Synode, "en signe de gratitude et d'encouragement dans la fidélité, dans la communion et dans l'amour envers l'Eglise, centrée dans le mystère de l'Eucharistie".
VIS 051019 (180)

Le 20 octobre

Il n'y a pas eu de congrégation générale aujourd'hui mais le Rapporteur général, le Secrétaire spécial et les Rapporteurs des groupes linguistiques se sont réunis pour travailler les amendements aux propositions des Circuli.

Par ailleurs, à 18 h en la Salle-Paul VI, l'orchestre symphonique de Munich, le chour de la cathédrale de Ratisbonne et l'Athésis Chorus, offrent un concert à Benoît XVI. Le programme prévoit notamment l'Ave Verum de Mozart, le Te Deum de Verdi et le Sanctus de la Messe de l'Année Sainte de Goerg Ratzinger (le frère du Saint-Père). A la fin de la manifestation, le Pape s'adressera aux exécutants et au public.
VIS 051020 (120)

Les cinquante propositions insistent sur l’importance des vocations sacerdotales

Accès à l'Eucharistie: prudence pour "certains hommes politiques"

(Apic) Les 50 propositions, présentées le 18 octobre 2005 aux pères synodaux entrés dans la phase finale du Synode sur l’Eucharistie, font une large place à l’importance des vocations sacerdotales, ferme la porte à l’ordination d’hommes mariés, maintient le refus de la communion aux divorcés-remariée et invite à la prudence pour l’accès à l’Eucharistie de certains hommes politiques. Quant à l’intercommunion, elle n’est "généralement pas possible".

Ces propositions, qui doivent être amendées, puis votées le 22 octobre avant d’être remises à Benoît XVI, devaient normalement être gardées secrètes. L’agence de presse américaine Catholic News Service, liée à la Conférence épiscopale des Etats-Unis, s’en est pourtant procurée une copie.

L’ébauche des propositions finales du Synode n’apporte pas de changement au rapport présenté par le cardinal Angelo Scola, le 12 octobre dernier. Ainsi la proposition 11 indique qu’ordonner des hommes mariés pour pallier au manque de prêtres dans le monde est "une route à ne pas suivre". Cette proposition indique que le manque de prêtres est une "douleur aiguë" mais réaffirme "le don inestimable du célibat ecclésiastique dans l’Eglise latine". Le manque de prêtres catholiques pourrait être pallié par "des initiatives pastorales efficaces".

Quant aux célébrations dans l’attente de prêtre, la proposition 10 souligne qu’il appartient aux conférences épiscopales de fixer des préceptes quant à la distribution de la communion dans ces cas, mais demande au Saint-Siège de préparer un document pour fixer des règles universelles pour de telles célébrations.
La proposition 4 rappelle que l’Eucharistie est un don de Dieu que les fidèles catholiques ont le droit de recevoir. Les prêtres doivent donc tout faire pour leur permettre d’y accéder. Cependant la proposition 35 souligne que l’accès à la communion n’a rien d’automatique et rappelle la nécessité d’être en état de grâce pour la recevoir. "Personne ne devrait avoir peur de causer une impression négative en ne venant pas recevoir la communion" à la messe.

Communion et divorcés-remariés: non

Ainsi, la proposition 46 souligne que les hommes politiques soutenant des positions peu en rapport avec la doctrine de l’Eglise, en particulier sur l’avortement, n’ont aucune "cohérence eucharistique". Les évêques sont ainsi appelés à "exercer la vertu de la prudence" s’ils doivent déterminer si un homme politique peut recevoir la communion, ou non.

Quant à la proposition 40, elle rappelle que les divorcés remariés civilement sans annulation de leur mariage religieux "ne peuvent accéder à la sainte communion, car ils sont nettement en opposition avec l’enseignement de l’Eglise sur le mariage". Les pères synodaux préfèrent encourager les efforts pastoraux pour accompagner ces personnes et une certaine flexibilité dans l’étude des cas d’annulation de mariage devant les tribunaux ecclésiastiques. Par ailleurs, sur la question du mariage au sein de l’Eglise catholique, une proposition rappelle l’exigence pour ceux qui entrent dans l'Eglise d’interrompre leurs unions polygames avant de recevoir les sacrements.

La proposition 41 réaffirme aussi que l’Eglise catholique enseigne que l’intercommunion n’est "généralement pas possible" et qu’une concélébration œcuménique de l’Eucharistie est répréhensible. Toutefois, la possibilité de la communion partagée quand des "conditions précises" sont réunies devrait être respectée.

En matière liturgique, la seconde proposition rappelle les bénéfices acquis par l’Eglise après le Concile Vatican II, soulignant que les abus liturgiques, relevés dans le passé, avaient nettement diminués ces dernières années.

Age de la confirmation revu à la hausse?

La proposition 25 demande cependant le respect de la dignité et du caractère sacré de la messe et met en garde contre l’introduction de textes non liturgiques dans les célébrations. Ainsi, la proposition 19 insiste sur la nécessité de former de bons prédicateurs, la 6e sur la promotion de l’adoration eucharistique et la 30e sur l’importance de la messe du dimanche. Pour favoriser le respect du dimanche comme ‘jour du seigneur’, il est proposé aux Eglises locales d’organiser des rassemblements, des rencontres et des pèlerinages le dimanche.

La proposition 13 souligne, quant à elle, que l’âge de la confirmation devrait être revu à la hausse. D’autres propositions insistent sur l’importance de l’utilisation du latin dans les liturgies à caractère international, de la génuflexion au moment les plus importants de la messe, de la mise en évidence du tabernacle dans les églises.

Aucune proposition ne fait mention d’une libéralisation de la messe tridentine. Le sujet n’aurait été abordé qu’une seule fois au cours du Synode, pour rappeler les normes déjà existantes. Enfin, de nombreuses propositions rappellent le lien entre l’Eucharistie les questions sociales et les soucis écologiques. (apic/imedia/hy/pr)

19.10.2005 - Apic

 

Le Dimanche 23 octobre : Clôture du Synode et canonisation

Dimanche prochain 23 octobre, Journée missionnaire mondiale, le Saint-Père présidera à 9 h 30' Place-St.Pierre la messe concélébrée avec les Pères synodaux, à l'occasion de la clôture de la XI assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques.

Benoît XVI procédera à la canonisation des cinq bienheureux suivant: Józef Bilczewski (1860-1923), évêque; Gaetano Catanoso (1879-1963), prêtre fondateur de la Congrégation de la Sainte-Face; Zygmunt Gorazdowski (1845-1920), prêtre fondateur de la congrégation des Soeurs de St.Joseph; Alberto Hurtado Cruchaga (1901-1952), prêtre jésuite, et Felice da Nicosia (1715-1787), capucin.

"En ce dimanche de clôture de l'Année de l'Eucharistie, cinq nouveaux saints seront proclamés -peut on lire dans une Note de l'Office pour les Cérémonies liturgiques du Souverain-Pontife- nous sommes invités à faire que l'Eucharistie soit toujours plus source et sommet de la vie et de la mission de l'Eglise et à être témoins de l'Evangile jusqu'aux confins extrêmes de la terre".

 

Les nouvelles de France

a- Manuel Valls, député-Maire d’Evry, veut adapter la loi de 1905 au nouveau paysage religieux

PARIS, 19 oct 2005 (AFP) - 

Le député-maire d'Evry (Essonne) Manuel Valls plaide pour une révision de la loi de 1905 afin de l'adapter, sans renoncer aux valeurs laïques, au nouveau paysage religieux du pays où s'est notamment implanté l'islam, dans un ouvrage intitulé "La Laïcité en face".

Cet ouvrage, sous forme d'entretiens avec la journaliste Virginie Malabard, est, selon l'éditeur, "la réponse de gauche à Nicolas Sarkozy". L'actuel ministre de l'Intérieur avait soulevé un tollé en octobre 2004 en proposant dans "La République, les religions l'espérance" de faire évoluer la loi de 1905 pour favoriser l'émergence d'un islam respectueux des lois de la République.

"Je
suis d'accord avec son constat, pas avec ses solutions", explique à l'AFP M. Valls dont la ville s'enorgueillit d'abriter à la fois une cathédrale, une grande mosquée et une grande pagode bouddhiste en construction.

Comme le ministre, il se déclare "partisan de l'argent public pour la construction des mosquées", plutôt que de voir, au nom d'une laïcité "pure et dure", la loi "contournée" et "l'argent affluer de l'étranger" pour financer des lieux de culte.

Quant à l'entretien sur fonds publics des édifices religieux, il ne concerne que les religions présentes avant 1905. Sont ainsi exclues "des religions d'immigration, donc de personnes plutôt pauvres", ce qui favorise l'appel à des dons venus d'ailleurs.

Pour Manuel Valls, "il faut voir la société comme elle devient et non comme elle était, prendre acte des changements plutôt que de s'immobiliser".

L'auteur constate ainsi que "le projet républicain ne tient plus ses promesses d'ascension sociale, notamment à travers l'école publique". Soucieux de promouvoir "une égalité réelle", il est partisan, comme M. Sarkozy, de "la discrimination positive". A deux différences près, selon lui: elle ne peut être "qu'une réponse de court terme" et ne doit pouvoir s'exercer "que sur des bases sociales et territoriales, et non pas religieuses ou ethniques".

Selon Manuel Valls, "fils d'Espagnol et de Suisse-Italienne", revisiter "le Pacte républicain" implique aussi de se réapproprier "l'identité" française -"on confond trop facilement Nation et nationalisme" - et de restaurer l'esprit civique car "il n'y a pas de liberté sans autorité".

Autant d'idées à contre-courant de la gauche qui le conduisent à conclure, à propos des socialistes : "Notre "logiciel" doit être revu. Et complètement!".

(Manuel Valls, "La laïcité en face" - Editions Desclée de Brouwer - 193 pages - 19 euros - en librairie le 21 octobre

 

b- L'Agrif communique

 

Après avoir refusé l’affiche scandaleuse de « Rainbow attitude », organisateur de la première exposition européenne consacrée aux gays et lesbiennes, représentant des couples homosexuels s’embrassant, la société Métrobus (afficheur de la RATP) a finalement cédé devant la menace de la Haute Autorité contre la discrimination et pour l’égalité (HALDE) de saisir le tribunal correctionnel pour « refus de fourniture de service en raison de l’orientation sexuelle ».

 Depuis le 13 octobre, cette publicité s’étale donc sur les murs des métros parisiens (et sans doute en province) sous les yeux des enfants et des personnes que « ce message d’amour » agresse sans possibilité de l’éviter.

 L’AGRIF demande à toutes les personnes qui refusent ce terrorisme publicitaire de protester par lettre ou par e-mail auprès de Métrobus, 9/11 rue Blaise Pascal, 92523 Neuilly/Seine, infos@metrobus.fr, avec double du courrier électronique ou postal à l’AGRIF, 700 Bd Saint Germain, 75005 Paris, agrif@wanadoo.fr.

 

c- le « libre journal » de Serge de Beketch commente :

 

« Zizanie dans le métro »

La pub invente la « Nation gay »

C’est nouveau, ça vient de sortir. La veille stratégie de la provocation permet d’imposer un nouveau « concept » : la Nation gay.

Comme si le fait d’être inverti était assimilable à une identité nationale.

Au départ, la société Rainbow Attitude (rainbow, c’est l’arc-en-ciel, symbole d’alliance qui, inversé, est devenu l’étendard de la bougrerie et du tribadisme) lance une campagne de pub pour le salon commercial spécialisé qu’elle organise. Le visuel montre deux couples s’embrassant à pleine bouche.

Une couple d’hommes et une couple de femmes.

La RATP, sollicitée pour placarder 2000 de ces images pornos dans les couloirs du métro et sur le bus refuse par respect des usagers. Rainbow Attitude porte plainte pour « refus de service à (sic) raison de l’orientation sexuelle » et gagne sous la pression de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE). Les Parisiens devront donc s’accommoder du spectacle imposé de scènes d’intimité généralement réservées aux sex-shops.

Commentaire des intéressé€s : « Ces images sont un des passages vers la reconnaissance de ma Nation gay. »

En clair, il s’agit, à l’imitation des officines antiracistes, d’imposer par le terrorisme légal un pensée unique. La Nation gay rejoint ainsi la communauté noire et le peuple juif dans le fortin juridique des espèces protégées. En ce qui concerne l’hétéro gaulois leucoderme (le macho franchouillard blanc), la chasse reste ouverte.

Sans vouloir être désobligeant à l’égard des personnes souffrant de désordre sexuels, on ne voit pas, en bonne logique droit-de-l’homme au nom de quoi la société pourra demain refuser d’étendre à d’autres catégories cette bienveillance à l’égard des comportements pathologiques. Qui osera s’offusquer de l’ouverture de prêt-à-porter pour coprophages ou d’animaleries pour zoophiles au risque  de devoir répondre devant la justice de cette attitude d’exclusion ?

Ce qui est intéressant à observer, c’est la stratégie utilisée par les dynamiteurs de la normalité. Elle passe essentiellement par la pub. Depuis quelques années, en effet, on voit se multiplier, dans la presse, l’affichage et à la télé, des images « chics » habillant de motifs esthétiques une véritable promotion de l’inversion. Les plus grandes marques ont participé à cette normalisation de l’anormal…

Satan devenu fou met bas le masque du séducteur pour laisser apparaître au grand jour le mufle du dictateur. C’est ce qui rend indispensable et urgent une mobilisation contre cette apologie de l’homosexualité dans les lieux publics.

Une association propose de « soutenir » la RATP par des lettres. On peut essayer mais ce sera probablement sans effet et, en tout cas, le combat est perdu d’avance puisque les affiches pornos sont déjà collées dans les stations et sur les bus. En revanche, en portant plainte contre la RATP pour complicité d’atteintes à la pudeur et, en arguant de la présence d’enfants, en se fondant sur l’article 227-24 du Code pénal, on peut mettre la justice en face d’une contradiction  insoluble.

Comment concilier la prétention des invertis à être considérés comme « une nation » (pourquoi pas une religion ?) et les textes légaux les plus récents inspirés par la marée pornographique sur Internet ? Selon les textes, le fait de permettre à des mineurs d’accéder à un message à caractère violent ou pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine, et de faire commerce d’un tel message, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende.

A moins de nous expliquer que le spectacle de couples homosexuels s’embrassant à bouche que veux-tu n’est pas pornographique, que la publicité n’est pas commerce et que le métro n’est pas lieu public, on ne voit pas comment les chats fourrés  pourront s’en tirer ;

Sauf bien sûr à faire placer au-dessus des bouches de métro l’avertissement obligatoire : « interdit aux moins de dix-huit ans ». (Le libre Journal n° 360 du 15 octobre 2005)

d- Mgr Patrick Le Gal, l'évêque aux armées, doit faire face à de fortes critiques

Le Monde du 19 octobre 2005 nous donne cette information sur Mgr Le Gal. Etre mis ainsi sur la sellette est toujours désagréable… Mais je dois dire que la lecture de cet article me rend fort sympathique cet évêque et risque de lui attirer bien des sympathies … dans le monde des militaires et même ailleurs….

 «Des aumôniers qui démissionnent, des prêtres qui vont se plaindre dans le bureau du nonce apostolique, représentant du Saint-Siège en France... L'évêque aux armées, Mgr Patrick Le Gal, doit faire face à un vent de fronde sans précédent dans le milieu habituellement discret des aumôneries militaires. Cet ecclésiastique de 52 ans, l'un des plus jeunes évêques de France, voit ainsi remise en cause sa gestion de l'aumônerie catholique aux armées, érigée en diocèse en 1986.

Les chiffres sont éloquents. Depuis janvier, le bulletin du diocèse, Egmil ("Eglise en monde militaire"), recense 29 départs d'aumôniers catholiques, pour un total de 247. Sur ce nombre, au moins une dizaine sont partis parce qu'ils ne supportaient plus de travailler pour le diocèse aux armées. Fait sans précédent, en 2003, une pétition contre l'évêque a circulé dans l'aumônerie militaire. Elle a rassemblé une centaine de signatures réclamant son départ. Mgr Le Gal ne veut voir dans ces protestations que des "ragots" . "Je ne suis pas au courant, affirme-t-il, et je n'accorde pas beaucoup de crédit à ces rumeurs. Tout ce que je sais, c'est que plusieurs personnes sont venues m'apporter leur soutien."

APPARTEMENT VENDU

Les aumôniers catholiques reprochent à leur évêque de prendre des initiatives qui engagent de manière irréversible l'avenir du diocèse. Parmi les plus critiquées figure la vente d'un grand appartement de 137 m2 situé avenue Daniel-Lesueur, à Paris, près des Invalides. Il servait jusqu'ici de résidence à l'évêque. Patrick Le Gal préfère habiter à Poissy, dans les Yvelines, non loin du Foyer de charité de La Part-Dieu, dont il a été le directeur de 1986 à 1997. Les services du diocèse aux armées se trouvent pourtant dans Paris, rue Notre-Dame-des-Champs. L'évêque n'y a pas de bureau : il reçoit à Poissy.

L'argent issu de la vente de l'appartement de l'évêque n'a pas été réinvesti. "Les intérêts du capital servent à financer la formation des séminaristes" , précise-t-il. C'est là un autre sujet de désaccord. L'évêque aux armées a décidé de recruter des séminaristes et d'"incardiner", c'est-à-dire de rattacher définitivement des prêtres à son diocèse. Jusqu'ici, il était d'usage de faire appel à des prêtres mis à disposition par d'autres diocèses.

Mgr Le Gal justifie ce choix par la suppression du service national. "Tant qu'il y avait des milliers de jeunes sous les drapeaux, les évêques trouvaient normal de mettre à leur disposition des prêtres. Avec la professionnalisation de l'armée, il faut que je bénéficie en permanence d'un groupe d'aumôniers professionnels qui puissent être projet és sur les théâ tres d'opérations."

Là où le bât blesse, c'est quand Mgr Le Gal recrute des candidats au sacerdoce refusés ailleurs car jugés inaptes à la prêtrise. Mgr Le Gal met aussi l'accent sur les formes traditionnelles de la pratique religieuse. Il multiplie les pèlerinages. Mais les fidèles ne se bousculent pas. Celui d'Ile-de-France, qui a eu lieu en septembre, a rassemblé seulement cinq militaires.

AMENDEMENT

L'évêque aux armées s'est également mis à dos les représentants des deux autres aumôneries militaires, la protestante et l'israélite. Lors de l'adoption du projet de loi sur la réforme du statut général des militaires, en mars 2005, il a obtenu l'ajout d'un amendement repoussant de 58 à 64 ans la limite d'âge pour les aumôniers. Les responsables des autres cultes estiment qu'il a agi sans concertation, uniquement à partir de ses propres contraintes. "Il a des problèmes d'effectifs parce qu'il manque de prêtres, estime l'un d'eux. C'est pourquoi il a voulu prolonger la durée de l'engagement. Mais nous n'avons pas ce genre de diffi-cultés."

Les nouvelles dispositions risquent de compliquer la tâche des aumôneries, en entraînant un vieillissement des cadres. Après 60 ans, en effet, il devient difficile de "projeter" un aumônier sur un théâtre d'opérations.

De plus, Mgr Le Gal a en charge les aumôneries des aéroports d'Orly et de Roissy. Depuis sa nomination, les représentants des autres cultes déplorent que les prières oecuméniques et les cérémonies interreligieuses aient disparu dans ces lieux de passage.

Beaucoup parmi les collaborateurs de l'évêque aux armées reconnaissent des qualités d'intelligence à cet ancien diplômé de l'Ecole supérieure de commerce (ESC) de Rouen. "C'est un homme brillant, insiste l'un d'eux. Simplement, il n'est pas fait pour cette fonction."

Patrick Le Gal a été évêque du diocèse de Tulle de 1997 à 2000. Un évêché sensible puisqu'il s'agit de la Corrèze, terre d'origine du président de la République. Pour autant, il n'a jamais été proche de Bernadette Chirac. "Il ne fait pas partie des deux ou trois personnalités religieuses liées à l'épouse du président" , confirme un ancien conseiller de l'Elysée.

Quoi qu'il en soit, les plaintes s'accumulent sur le bureau du nonce apostolique. Le contrat de Mgr Le Gal avec l'armée doit être reconduit en mai 2006, pour six ans.

Xavier Ternisien
Article paru dans l'édition du 20.10.05

e-Les signes religieux ont presque disparu des écoles françaises.

 

 

Les foulards islamiques et les signes religieux ostensibles ont presque totalement disparu des établissements scolaires français, selon le récent bilan du ministère de l'Education nationale. A quelques exceptions près, notamment celle d'un jeune homme de confession sikh à Créteil, qui refuse toujours d'enlever son turban, la loi sur les signes religieux à l'école semble avoir été acceptée par les élèves et les familles. Une constatation à laquelle ne souscrit pas le collectif «Une école pour tous», qui rassemble plusieurs associations. Dans un «Livre noir de la loi anti-foulard» qui paraîtra début 2006, le collectif dresse son propre bilan de l'année scolaire 2004-2005 et insiste sur le fait qu'au chiffre officiel des exclusions et des démissions des écoles, il faut ajouter celui des exclusions silencieuses des élèves qui ne se sont pas présentées à la rentrée, ne pouvant envisager de retirer le foulard et ne souhaitant pas être soumises à l'humiliante cérémonie du conseil de discipline. |  Source : ProtestInfo/nml

 

f- Le Maire de Paris subventionnez une association…hétérophobe.

 

Le maire de Paris veut verser 100.000 euros par an à une association qui vient d’être condamnée pour un licenciement abusif pour hétérophobie.

 

Car tandis que les « gays » partent en croisade contre une prétendue « homophobie », ils se rendent fautifs, eux, d’hétérophobie ! La cour d'appel de Paris a jugé coupable de licenciement abusif et d' « acharnement moral » l'association « Centre Gai et Lesbien de Paris » qui, de ce fait, a été condamnée à verser 47 000 euros à son ancien directeur, Alain Mathioudakis. Ce dernier avait été embauché comme directeur de l'association homosexuelle

qui l'avait ensuite licencié parce qu'il était hétérosexuel. L'homme avait alors intenté un procès

contre le «Centre Gai et Lesbien de Paris» et il l’a gagné.

 

Dans l’arrêt de la cour d'appel de Paris, publiée le 11 mars dernier, on relève que les difficultés auxquelles Alain Mathioudakis a dû faire face au sein de l'association « Centre Gai et Lesbien de Paris » sont dues effectivement à son hétérosexualité.

 

La preuve en est rapportée, selon la cour d'appel de Paris, par un témoignage qui parle d'un « tract diffamatoire et hétérophobe « dirigé contre Mathioudakis et par le fait que son code d'accès informatique ait été modifié sans que l'intéressé en ait été prévenu, sa nouvelle clef étant constituée par le mot « hétérosexualité ». Les conseillers à la Cour ont établi que le licenciement avait comme cause la volonté de l'association « de renoncer à un salarié hétérosexuel en l'accusant de ne pas être suffisamment motivé dans l'exercice de ses fonctions ».

 

La cour a en outre reconnu les compétences professionnelles de Mathioudakis.

Cela n’a pas empêché le maire de Paris de demander aux élus de la capitale de voter en faveur d'une convention triennale garantissant au Centre Gai et Lesbien de Paris (CGL) une subvention annuelle de 100.000 euros sur la période 2005-2007. L'argent des contribuables parisiens ne pourrait-il pas être mieux utilisé qu'en allant soutenir une association aussi peu respectueuse du droit à la différence et des règles du droit social ? Imaginons qu’une association

ait été condamnée pour discrimination raciale, Bertrand Delanoë accepterait-il de lui verser une subvention de 100 000 euros ? Nous prenons cette comparaison car le lobby gay ne cesse de comparer l’homophobie au racisme ; si cette comparaison est fondée, alors l’hétérophobie, elle aussi, doit être assimilée au racisme. (Le Bulletin d’André Noël Synthèse Hebdomadaire

N° 1974)

 

14 oct.

g- « Act Up » à Notre-Dame : le garde des Sceaux classe sans suite

Le 5 juin dernier, des militants de l'association Act Up investissait la cathédrale Notre-Dame de Paris pour organiser un simulacre de mariage entre homosexuelles. Le recteur de la cathédrale, Mgr Patrick Jacquin, était molesté. Indignés, 115 députés avaient demandé au Premier ministre une action publique. Dans sa réponse à une question écrite du député de Paris Claude Goasguen en date du 21 juin, le ministre de la Justice Pascal Clément informe le parlementaire du classement de l'affaire : l'infraction n'est pas caractérisée.

L'argumentation du garde des Sceaux laisse penser que la liberté religieuse en France est un droit dont les garanties laissent sérieusement à désirer. Manifester dans un lieu de culte, singer une cérémonie religieuse – en l'espèce un sacrement -, bousculer un prêtre, ne constituent pas un délit. Pour être poursuivis, les militants d'Act Up auraient dû : 1/ empêcher ou gêner l'exercice du culte ; 2/ profaner la mémoire d'un mort ; 3/ dégrader le mobilier religieux et pour faire bonne mesure, dévoiler leur identité, puisque le ministre prétend que l'enquête n'a pas permis d'identifier les coupables (sic) !

Pour se consoler, les "plaignants peuvent se porter partie civile". Les catholiques apprécieront les scrupules du ministre à protéger la liberté d'expression.


Pour en savoir plus :

> LA REPONSE COMPLETE DE PASCAL CLEMENT A CLAUDE GOASGUEN

[Question publiée au JO le 21/06/2005, page 6218] "Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, fait connaître à l'honorable parlementaire que l'enquête diligentée sous le contrôle du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris n'a pas permis de caractériser l'existence d'une infraction pénale susceptible d'être poursuivie. En effet, les investigations n'ont pas établi que les manifestants aient, par le désordre occasionné à la fin du service religieux, empêché, retardé ou interrompu l'exercice du culte, et, ainsi, commis la contravention prévue par l'article 32 de la loi du 9 décembre 1905.

"Or au cas d'espèce, seule cette infraction pénale était susceptible d'être applicable aux faits commis. En effet, l'article 225-17 du code pénal réprime la violation ou la profanation, par quelque moyen que ce soit, des tombeaux, sépultures ou monuments édifiés à la mémoire des morts. L'infraction est aggravée lorsqu'elle est commise à raison de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, des personnes décédées, à une nation, une race ou une religion déterminée, en application de l'article 225-18 du code pénal. Ces dispositions sanctionnent, de fait, l'atteinte portée au respect dû au mort, et ne protègent pas, en tant que tel, un lieu de culte d'une intrusion inopportune.

"Par ailleurs, si la loi n° 2003-83 du 3 février 2003 a introduit une circonstance aggravante dans les cas d'infractions commises à l'encontre d'un lieu de culte, force est de constater qu'au cas d'espèce, aucune dégradation par exemple n'a été occasionnée à l'édifice religieux.

"Enfin, malgré les diligences accomplies par les fonctionnaires de police, les auteurs des violences commises n'ont pu être identifiés, et la procédure ne pourra, en conséquence, qu'être classée sans suite par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris.

"La décision de classement n'éteint pas toutefois l'action publique, et l'enquête serait reprise si des éléments nouveaux étaient portés à la connaissance des autorités de poursuites.

"Les plaignants peuvent également se constituer partie civile auprès du doyen des juges d'instruction. En tout état de cause, depuis 2002, en exécution des priorités gouvernementales définies, plusieurs circulaires d'action publique ont invité les magistrats des parquets généraux et des parquets à veiller à la fermeté et la célérité des réponses judiciaires apportées aux infractions motivées notamment par l'appartenance réelle ou supposée de la victime à une nation, une ethnie, une religion déterminée : il va de soi que dans ce cadre tous les cultes sont protégés."


> LA QUESTION ECRITE DE CLAUDE GOASGUEN

[Réponse publiée au JO le 27/09/2005, page 9007] "M. Claude Goasguen attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la manifestation organisée par l'association Act up à Notre-Dame-de-Paris le 5 juin dernier. Un certain nombre de militants de cette association a décidé de fêter le premier anniversaire du faux mariage de Bègles en simulant une célébration religieuse mariant un couple homosexuel dans la cathédrale de Notre-Dame. Ce simulacre a profondément bouleversé une cérémonie religieuse, constituant ainsi une profanation de ce lieu de culte.

"Á la suite de cette intrusion dans la cathédrale, les militants, les fidèles et les forces de sécurité de l'édifice se sont verbalement puis physiquement affrontés. L'archiprêtre de Notre-Dame a d'ailleurs été blessé à cette occasion par des militants de l'association organisatrice.

"L'État doit certes entendre et étudier les revendications, quelles qu'elles soient, mais il ne peut tolérer une atteinte au principe fondamental inscrit dans notre Constitution qu'est la liberté religieuse, ainsi qu'au libre exercice du culte qui en découle. Une action forte doit donc être entreprise au nom de l'intérêt général, afin que la foi de millions de nos concitoyens, choqués par de telles pratiques, ne soit pas publiquement bafouée en toute impunité. Il n'est aucune profanation religieuse, qu'il s'agisse de la religion musulmane ou de la religion juive, qui ne soit sévèrement condamnée.

"C'est pourquoi il souhaiterait savoir si une action publique a été ouverte à l'encontre des responsables de

 

 

 

 

Les Nouvelles de Russie

"RU", le service de presse de l'UNEC, BP 70114, F-95210 Saint-Gratien

-  RUSSIE:  Ce  pays  était,  en  1920,  le  premier à  légaliser l'avortement.  16 ans  plus tard  cette loi  fut renversée,  pour compenser les pertes de la première collectivisation forcée. Mais

en  1968 l'avortement  a été  de nouveau  légalisé et  vulgarisé. Depuis, le taux de  naissances a  régulièrement baissé,  jusqu'au dernier taux de fécondité  connue qui  était de  1,3 enfants  par femme  en  2001,  selon  l'Institut des  Populations des  Nations Unies. Ce taux est estimé par les spécialistes de la CIA en  2005 à 1,27 enfants. D'autres pensent même que ce taux est descendu  à 1,0. Au milieu des années  1990, la  Russie avait  le plus  grand nombre  d'avortements de tous les pays du monde: 3,5 millions  par an, autrement dit: 225 avortements pour 100 naissances. La Russie doit faire face à un déclin  dramatique de  sa population.  1991: 148,7 millions d'habitants, aujourd'hui (2005) 143,4 millions. On estime que sous 50 ans, la Russie perdra 50 millions d'habitants. Au même moment, d'autres  pays ex-soviétiques  tels la  Bulgarie, l'Estonie, la Géorgie, la Lettonie et  l'Ukraine perdront  encore davantage de leur population: 35  à 50  pourcent!   L'immigration n'arrivera pas à compenser ces pertes. En plus, la longévité  des Russes diminue: les hommes meurent aujourd'hui à un âge moyen  de
seulement  60  ans,  les femmes  à 73  ans. Après  le passage  du cyclone communiste qui a tout détruit,  tout est  à refaire.  Que Dieu ait miséricorde de son peuple bien-aimé, les Russes! -  (ru;cf. PRIR 08/2005) RU41/2005 (19.10.2005): 

Quelques nouvelles de Chine

 

Rome: Le Saint-Siège nommera moins d’évêques clandestins en Chine

"La Chine est en train de s'ouvrir"

Rome, 14 octobre 2005 (Apic) Il n'est plus nécessaire, dans certains cas, que Rome continue de nommer des évêques clandestins, affirme la Civiltà Cattolica, dans son édition du 15 octobre. Dans son article intitulé 'La Chine est en train de s'ouvrir', le jésuite Hans Waldenfels montre également que les Eglises chinoises patriotique et clandestine avancent laborieusement vers l'unité.

Il faut que "Rome renonce à donner une succession à la ligne retenue non-officielle du point de vue gouvernemental" lorsque, "dans le cadre de l'Eglise locale officielle, on est arrivé, ou l’on est en train d’arriver, à un nouvel accord", affirme la revue des jésuites relue par la Secrétairerie d'Etat. Le père jésuite allemand Hans Waldenfels précise ainsi que, désormais, "avant d'être consacrés évêques de la communauté officielle, les candidats cherchent normalement à obtenir la nomination du Saint-Siège". Prenant le cas particulier d’un évêque récemment nommé par Pékin et reconnu par Rome, le père Waldenfels a estimé qu’il était prévisible qu’un successeur à l’évêque clandestin en place ne soit pas nommé par le Saint-Siège.

Plus aucune distinction dans la liturgie

L'Eglise patriotique chinoise officielle célèbre depuis les années 1990 la messe "avec tous les rites que nous connaissons chez nous", si bien qu'il n'y a plus "aucune distinction avec la liturgie célébrée dans la clandestinité", commente Hans Waldenfels. Selon lui, alors que l'Eglise officielle donnait, il y a une vingtaine d’années, "une impression de fermeture, pour ne pas de dire de frayeur, (…) aujourd'hui, le nom du pape est toujours prononcé dans le canon, à haute voix". L'auteur allemand, qui s'est rendu de nombreuses fois en Chine, se réjouit ainsi de ce que "partout où l'on aille, l'on puisse voir le portrait du nouveau pape". Il affirme ainsi qu'on lui a "demandé plusieurs fois si le nouveau pape viendrait en Chine".

Par ailleurs, "il y a déjà des régions dans lesquelles, en pratique, on ne parle plus d'Eglise clandestine", ajoute l'auteur de l'article. Il souligne ainsi qu'"il y a des églises (clandestines, ndlr) auxquelles on peut accéder librement", relevant qu'"il se peut également dans certains cas que la 'cathédrale' d'un 'évêque clandestin' soit plus grande que celle de l''évêque officiel' parallèle".

Cependant, Hans Waldenfels explique que "le gouvernement chinois considère la nomination des évêques comme une question interne à la Chine", tandis que l'Eglise, "pour des motifs surtout théologiques", y voit une question religieuse interne". La Civiltà Cattolica relève également la question de la reconnaissance de Taiwan, qu'elle juge cependant "résolvable".

Cet article de la Civiltà Cattolica paraît alors qu'aucune réponse de Pékin n'a été rendue publique. Le Saint-Siège avait en effet invité 4 évêques chinois des deux Eglises, officielle et clandestine, au Synode des évêques sur l'Eucharistie en cours à Rome. En matière religieuse, Pékin continue à souffler le chaud et le froid. En juin dernier, Joseph Xing Wenshi, prêtre chinois de l'Eglise officielle, avait été ordonné évêque auxiliaire de Shanghai, déclarant publiquement que le pape avait accepté sa nomination. (apic/imedia/gt/bb)

 

« La Bataille de la Messe »

Jugement de Jean Madiran sur ce livre de l’abbé Aulagnier. Dans Présent du jeudi 20 octobre :

« Le dernier livre de l’abbé Aulagnier : « la Bataille de la messe » (Editions de Paris), parmi ses nombreux mérites, a celui de faire connaître l’épisode significatif de la commission des neuf cardinaux mandatés par Jean-Paul II pour examiner la situation faite à la messe traditionnelle dans l’Eglise. Cet épisode n’est pas absolument inconnu, mais il est très généralement ignoré.

L’abbé Aulagnier réunit dans son livre les deux témoignages principaux sur cette affaire : celui du cardinal Stickler qui fut membre de cette commission et celui (posthume, mais écrit) d’Eric de Saventhem, haute figure qui présida avec une grande autorité morale l’association internationale Una Voc ( déjà mentionné en 1998 dans une enquête de la revue la Nef)

Il en ressort qu’en 1986, le Pape Jean-Paul II avait institué une commission cardinalice pour répondre à deux questions : la messe traditionnelle a-t-elle été « juridiquement » interdite » ? « Sa situation actuelle est-elle satisfaisante » ?

A la majorité de 8 voix contre une, la commission avait répondu qu’aucune interdiction de la messe traditionnelle n’était juridiquement valide. Et en outre que dans le rite romain une primauté d’honneur est due à la langue latine, au point que les évêques devraient veiller à ce qu’au moins une messe  en latin soit célébrée tous les dimanches dans chaque localité importante. La commission précisait que dans le cas d’une célébration en latin, le célébrant a juridiquement le droit de choisir librement entre la messe de Paul VI et la messe traditionnelle.

Qu’en fut-il ? Jean Paul II « n’osa pas légiférer dans le sens  suggéré par la commission cardinalice » écrit l’abbé Aulagnier. Et il cite le témoignage du cardinal Stickler : « Je pense que le pape a accepté cette réponse (de la commission cardinalice. Pourtant, lorsque certaines conférences épiscopales se sont rendu compte du danger ( !?) que représentait cette autorisation, leur représentant sont venus voir le pape et lui ont dit : il ne faut absolument pas que cela soit autorisé… »…

J’ai dit plus haut que le livre de l’abbé Aulagnier, passionnant, vivant et clair, a de nombreux mérites. Parmi ceux-ci, comment ne pas mentionner qu’à la différence de la plupart des écrivains ecclesiastiques, il n’omet pas de signaler, dans cette bataille de la messe, le rôle des laïcs, de leurs livres, de leurs journaux et revues, de leurs organisations militantes. Ce n’est que justice, mais elle est rare, il peut en être cordialement remercié ». (Présent 20 octobre 2005)

Jean Madiran conclut son article par un paragraphe sur la messe traditionnelle :« La messe (traditionnelle) occupe (dans l’Eglise) une situation singulière, manifestement indiscutable, hors de portée de toute contestation ». C’est la thèse de mon livre.

Il a un second jugement : « En ce qui la concerne (la messe traditionnelle), il est évident que Paul VI a fait et imposé le contraire de ce que prescrivait la constitution conciliaire sur la liturgie. » C’est la thèse du cardinal Stickler. J’en fais une analyse dans un des chapitres du livre.

La Bataille de la Messe aux Editions de Paris. Dans toutes les librairies. Peut être commandé aussi à « Entraide et Tradition ».  Rue Jean Eude.  14480  Le Fresnes Camillie

 

Grande Mutualité à Paris le 20 Novembre 2005, de 14 heures à 19 heures, en l’honneur du centenaire de la naissance de Mgr Lefebvre.  Sous le haut patronage du Cercle saint Paul.