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Chrétienté "

 

n°38

 

 

Le 19 janvier 2006

 

Sommaire

 

L’enseignement de Benoît XVI

 

Benoît XVI et le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni

Annonce de la première encyclique de Benoît XVI

 

Les nouvelles de Rome

 

Des anniversaires

Le cardinal Alfonso Lopez Trujillo affirme que le PACS effrite la famille

 

Les nouvelles de la FSSPX

 

Point-presse avec Mgr Fellay

 

Les nouvelles d’Autriche.

 

Mgr Andreas  Laun, évêque auxiliaire  de  Salzbou, en Autriche, vient de tenir sur l’immigration  des paroles courageuses.

 

Les nouvelles de France

 

Dom Gueranger : ouverture du procès diocésain de béatification

Toujours le prosélytisme islamique en prison.

 

L’enseignement de Benoît XVI

 

Benoît XVI et le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni

 

Le  lundi 16 janvier 2006, Benoît XVI recevait au Vatican le grand rabbin de Rome Riccardo Di Segni et une délégation de la communauté juive de la Ville éternelle. Il leur  a adressé le discours cité intégralement ci-dessous.

 

Nous remarquerons que Benoît XVI n’a pas utilisé l’expression « Frères aînés » si familière à   Jean-Paul II. : « L’Eglise catholique est proche de vous et est une amie. Oui, nous vous aimons, et nous ne pouvons pas ne pas vous aimer, à cause des Pères : par eux, vous nous êtes des frères très chers et préférés » (cf. Epître de saint Paul aux Romains 11, 28b).

 

Nous remarquerons également cette phrase : « Dans le Christ, nous avons part à votre héritage même des Pères, pour servir le Tout Puissant, « sous le même joug » (Livre du prophète Sophonie 3, 9), greffés sur le même saint tronc (cf. Isaïe 6, 13; Romains 11, 16) du Peuple de Dieu ». Il est important que le pape ait parlé, cette fois, « du Christ ». Cette phrase « Dans le Christ, nous avons part à votre héritage même des Pères » me parait dès plus importante.

 

Nous remarquerons ensuite que, pour Benoît XVI,  la « mission commune » des juifs et des chrétiens est double: une mission de solidarité et la transmission du Décalogue aux jeunes générations, de façon à « coopérer au bien de tous les peuples ».Je pense que cette remarque est aussi importante.

 

« Illustre grand Rabbin, chers amis, Shalom !

«L’Eternel est ma force et mon chant, je lui dois mon salut» (Exode 15, 22) » : c’est ce qu’a chanté Moïse avec les fils d’Israël, lorsque le Seigneur sauva son peuple à travers la mer. De la même façon, Isaïe chante : «Voici le Dieu de mon salut, j’ai confiance, je ne crains pas, parce que ma force et mon chant c’est le Seigneur, c’est lui mon salut» (Isaïe 12,2). Votre visite me procure une grande joie et me pousse à renouveler avec vous ce même cantique de gratitude pour le salut obtenu. Le peuple d’Israël a été libéré à différentes reprises de la main de ses ennemis, et au cours des siècles de l’antisémitisme, dans les moments dramatiques de la Shoah, la main du Tout Puissant l’a soutenu et guidé. La prédilection du Dieu de l’Alliance l’a toujours accompagné en lui donnant la force de surmonter les épreuves. De cette attention divine pleine d’amour, votre communauté juive, présente dans la ville de Rome depuis plus de deux mille ans, peut elle aussi rendre témoignage.

L’Eglise catholique est proche de vous et est une amie. Oui, nous vous aimons, et nous ne pouvons pas ne pas vous aimer, à cause des Pères : par eux, vous nous êtes des frères très chers et préférés
(cf. Epître de saint Paul aux Romains 11, 28b).

 

Après le Concile Vatican II, cette estime et cette confiance réciproques n’ont cessé de grandir. Des contacts toujours plus fraternels et plus cordiaux se sont développés, et ils se sont intensifiés pendant le pontificat de mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II.

Dans le Christ, nous avons part à votre héritage même des Pères, pour servir le Tout Puissant, « sous le même joug » (Livre du prophète Sophonie 3, 9), greffés sur le même saint tronc (cf. Isaïe 6, 13; Romains 11, 16) du Peuple de Dieu. Cela nous rend, nous, chrétiens, conscients qu’avec vous, nous avons la responsabilité de coopérer au bien de tous les Peuples, dans la justice et la paix, dans la vérité et dans la liberté, dans la sainteté et dans l’amour. A la lumière de cette mission commune, nous ne pouvons pas ne pas dénoncer et combattre avec décision la haine et les incompréhensions, les injustices et les violences, qui continuent de semer la préoccupation dans l’âme des hommes et des femmes de bonne volonté. Dans ce contexte, comment ne pas ressentir douloureusement et ne pas être préoccupés par de nouvelles manifestations d’antisémitisme qui se manifestent ici et là ?

Monsieur le grand Rabbin, depuis peu vous a été confiée la conduite spirituelle de la communauté juive de Rome ; Vous avez assumé cette responsabilité riche de votre expérience comme chercheur et comme médecin, qui a partagé les joies et les souffrances de tant de personnes. Je forme de tout cœur des vœux fervents pour votre mission. Je vous assure de mon estime et de mon amitié cordiale, et de celle de mes collaborateurs. Les urgences et les défis sont si nombreux, à Rome et dans le monde, qu’ils nous poussent à unir nos mains et nos cœurs pour des initiatives de solidarité concrète, de tzedek (justice) et de tzedekah (charité). Nous pouvons collaborer ensemble pour transmettre la flamme du Décalogue et de l’espérance aux jeunes générations.

Que l’Eternel veille sur vous et sur toute la communauté juive de Rome ! En cette circonstance singulière, je fais mienne la prière du pape Clément Ier, en invoquant les bénédictions du Ciel sur vous tous : « Donne la concorde et la paix à tous les habitants de la terre, comme tu les a données à nos pères, lorsqu’ils t’ont invoqué pieusement dans la foi et la vérité » (Lettre aux Corinthiens 60,4). Shalom ! »

 

Annonce de la première encyclique de Benoît XVI

 

Le mercredi 18 janvier 2006, au cours de l’audience général sur la place saint Pierre, Benoît XVI, à la fin de son discours, a annoncé lui-même la publication prochaine de sa première Encyclique « Deus caritas est ». Il en a fait lui-même la présentation et le premier commentaire.

 

« le 25 janvier, sera finalement publiée ma première Encyclique, dont le titre est déjà connu : « Deus caritas est », « Dieu est amour ». Le thème n'est pas immédiatement œcuménique, mais le cadre et le contexte sont œcuméniques, car Dieu et notre amour sont la condition de l'unité des chrétiens. Ils sont la condition de la paix dans le monde.

Dans cette Encyclique, je voudrais présenter le concept de l'amour sous ses diverses dimensions. Aujourd'hui, dans la terminologie que nous connaissons, « amour » apparaît souvent très éloigné de ce que pense un chrétien lorsque l'on parle de charité. Pour ma part, je voudrais montrer qu'il s'agit d'un unique mouvement ayant diverses dimensions. L'« eros », ce don de l'amour entre un homme et une femme, vient de la même origine que la bonté du Créateur, de même que la possibilité d'un amour qui renonce à soi en faveur de l'autre. L'« eros » se transforme en « agape », dans la mesure où les deux s'aiment réellement et que l'on ne recherche plus soi-même, sa joie, son plaisir, mais que l'on cherche avant tout le bien de l'autre. Et ainsi, cela, qui est « eros », se transforme en charité, en un chemin de purification, d\approfondissement. De sa propre famille, on s'ouvre vers la plus grande famille de la société, vers la famille de l'Eglise, vers la famille du monde.

Je voudrais également démontrer que l'acte très personnel qui nous vient de Dieu est un acte unique d'amour. Il doit également s'exprimer comme un acte ecclésial, d'organisation. S'il est réellement vrai que l'Eglise est l'expression de l'amour de Dieu, de l'amour que Dieu a pour sa créature humaine, il doit être également vrai que l'acte fondamental de la foi qui crée et unit l'Eglise et nous donne l'espérance de la vie éternelle et de la présence de Dieu dans le monde, engendre un acte ecclésial. En pratique, l'Eglise, également en tant qu'Eglise, en tant que communauté, de façon institutionnelle, doit aimer. Et cette « caritas » n'est pas une pure organisation, comme d'autres organisations philanthropiques, mais une expression nécessaire de l'acte plus profond de l'amour personnel avec lequel Dieu nous a créés, suscitant dans notre cœur l'élan vers l'amour, reflet du Dieu Amour qui nous fait à son image.

Il s'est écoulé beaucoup de temps avant que le texte ne soit prêt et traduit. A présent, il me semble que c'est un don de la Providence que le texte soit publié précisément le jour où nous prierons pour l'unité des chrétiens. J'espère qu'il pourra illuminer et aider notre vie chrétienne ».

 

Précisions

Cette encyclique sera présentée à la presse mercredi prochain, 25 janvier, à 12 heures, en la salle de presse du Saint-Siège par le cardinal Martino, Mgr Levada, Mgr Cordes.

Rappelons que le cardinal Renato Raffaele Martino est président du conseil pontifical Justice et Paix ; Mgr William Joseph Levada, préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, où il a succédé à Joseph Ratzinger; et Paul Josef Cordes, président du conseil pontifical « Cor Unum » - appelé le dicastère « de la charité du pape » -, et compatriote du pape Ratzinger.

Le texte sera disponible en allemand, en français, en italien, en anglais, en espagnol, et en portugais.

Les nouvelles de Rome

 

Des anniversaires

 

Les "trois 500e" du Vatican, dont Jules II est à l'origine

 

La Garde, mais aussi la basilique Saint-Pierre et les Musées

 

Rome, 17 janvier 2006 (Apic) En 2006, le Vatican fêtera trois 500e anniversaires. Le plus connu et le plus médiatisé est sans aucun doute celui de la Garde suisse pontificale, dont les manifestations commenceront dès le 22 janvier. Anniversaire encore: les 500e de la basilique Saint-Pierre, mais aussi des Musées du Vatican, qui fêteront les deux un demi- millénaire.

 

C’est également au printemps que se dérouleront les festivités du 500e anniversaire de la pose symbolique de la première pierre de l’actuelle basilique Saint-Pierre. En effet, si les travaux de la basilique constantinienne ont débuté le 18 novembre 326, c’est encore une fois le pape Jules II qui posa symboliquement la première pierre du nouvel édifice, le 18 avril 1506, même si les travaux du nouveau monument avaient déjà commencé.

 

Une série de manifestations et d’expositions sont prévues autour de cet anniversaire. C’est le 18 novembre 1626 que le pape Urbain VIII consacra la nouvelle basilique.

 

Enfin, c’est toujours au pape Jules II que l’on doit officiellement la création des Musées du Vatican. Le noyau initial des Musées est constitué par la collection de sculptures antiques commencée par ce pape. Mais c’est le 14 janvier 1506 qui est considéré comme la date de fondation des Musées. En effet, ce jour-là, le groupe de marbre antique du Laocoon fut découvert à côté du Colisée. Sur les conseils de Michel-Ange, Jules II s'en porta immédiatement acquéreur. Cependant, le groupe trouvé à l'époque était incomplet. Ce n'est qu'en 1905 que Ludwig Pollak retrouve le bras droit du sujet principal, qui fut recollé à la statue lors d'une restauration en 1957–1960.

 

Ce groupe de marbre était déjà très célèbre dans l’Antiquité. Il raconte un passage de la légende du cheval de Troie. Laocoon, prêtre troyen de Poséidon, avait mis en garde ses concitoyens contre le cheval de bois offert par les Grecs. Deux monstrueux serpents le tuèrent, ainsi que ses fils. Les Troyens attribuèrent leur mort à un châtiment divin. Ils firent entrer le cheval géant dans leur ville. C'est alors que de ses flancs, les Grecs sortirent pour détruire la cité.

 

Pour marquer ce 500e anniversaire des Musées, plusieurs manifestations seront organisées. Une exposition, en particulier, réunira des copies du groupe de Laocoon exposées dans d’autres musées du monde, dont celle de la Galerie des Offices à Florence, réalisée pour le pape Léon X en 1525.

 

Sans oublier la Garde suisse

 

La Garde suisse pontificale fêtera ainsi, le 22 janvier 2006, le 5e centenaire de sa fondation sous le pape Jules II (1503-1513). C'est en effet le 22 janvier 1506 qu'entrèrent dans Rome quelque 150 recrues helvètes réclamées par le pape. Cet anniversaire sera marqué par une messe célébrée dans la Chapelle Sixtine par le cardinal secrétaire d'Etat Angelo Sodano, avec une bénédiction spéciale de Benoît XVI aux gardes réunis place Saint-Pierre lors de la prière de l'Angélus, mais aussi par une autre messe célébrée à Fribourg, en Suisse, par le cardinal Georges Cottier pour les anciens gardes. (apic/imedia/hy/pr)

 

  

Le cardinal Alfonso Lopez Trujillo affirme que le PACS effrite la famille

 

La pilule abortive: "une guerre chimique contre la vie à naître"

 

Le 15 janvier 2006 , le cardinal Alfonso Lopez Trujillo a affirmé que le PACS "effrite la famille" et que la pilule abortive Ru486 est "une guerre chimique contre la vie à naître". Dans une interview publiée le 15 janvier par le quotidien italien La Repubblica, le président du Conseil pontifical pour la famille a réagi aux manifestations organisées la veille à Rome et Milan en faveur du PACS (Pacte civil de solidarité) et de la pilule abortive.

 

L'association de défense des droits des homosexuels 'Arcigay' a manifesté devant l’ambassade de France à Rome, place Farnèse, en faveur de l’union civile des 'couples de fait'. Le cardinal colombien en poste à Rome n’a pas manqué non plus de réagir à la manifestation de Milan qui a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes pour l’expérimentation de la pilule abortive et contre "le harcèlement de l’Eglise".

 

"La manifestation sur le PACS, a expliqué le haut-prélat, crée l’affrontement et la confusion". "Pour la première fois dans l’histoire de toutes les cultures, de toutes les religions, de toutes les ethnies, ce qui a toujours été valable dans toutes les conceptions de la nature, de la philosophie et de la théologie est compromis: le mariage est l’union d’un homme avec une femme", a expliqué le cardinal Lopez Trujillo.

 

Tout devient possible dans les unions

 

Pour le président du Conseil pontifical pour la famille, "si l’idée passe que nous sommes face à l’union de deux personnes - du même sexe - alors tout devient possible: l’union entre de nombreuses personnes, l’union sans tenir compte des limites d’âge, la polygamie, l’inceste". Le cardinal Lopez Trujillo a regretté que "tout cela" ait lieu "parce qu’une majorité s’affirme au parlement", prévenant que l’"on ne doit pas confondre le jeu de la majorité avec la démocratie".

 

"Nous sommes face à une grande confusion philosophique, juridique et théologique", a expliqué le cardinal, ajoutant que "nous ne devons pas oublier qu’une loi est bonne si elle fait du bien à la communauté et à l’homme". "Les PACS, a-t-il estimé, sont une bulle d’air, une fausse monnaie en circulation", a encore lancé le 'ministre de la famille' du Saint-Siège, regrettant que certains "veulent profiter des mêmes effets civils qu’avec le mariage" mais "ne promettent rien à la société, à l’Etat, ni entre eux-mêmes". "S’ils veulent une véritable union, qu’ils fassent au moins un mariage civil" a souhaité le cardinal Lopez Trujillo.

 

"Je peux assurer qu’il n’y a pas d’instincts, même erronés, qui ne peuvent être ramenés à la normalité selon la raison et la dignité humaine", a lancé le cardinal Lopez Trujillo à propos de l’homosexualité. Il a ensuite expliqué que de nombreux problèmes des couples homosexuels pouvaient être résolus "à travers des lois et des accords de droit privé".

 

Concernant l’expérimentation en Italie de la pilule abortive Ru486, le président du Conseil pontifical pour la famille a évoqué "le drame des pauvres femmes en difficulté qui subissent la pression des médias et de l’opinion publique, et sont poussées à l’avortement (…) au lieu d’être aidées". Le cardinal Lopez Trujillo a conclu en affirmant que "l’Eglise est la meilleure alliée des gouvernements pour le bien de l’Homme".

 

Un "retour à l'Inquisition"

 

En réaction aux propos du cardinal Lopez Trujillo, le secrétaire des Radicaux italiens, Daniele Capezzone, a fustigé "le retour à l’Inquisition, au racisme et aux pires cauchemars de l’histoire humaine". Le responsable politique a estimé que l’Eglise semblait avoir "perdu le sens de la vérité théologale de la charité" et a souhaité que, "devant cette nouvelle provocation, la politique italienne ne reste pas muette et à genoux comme d’habitude".

 

Le 12 janvier dernier, devant les administrateurs et conseillers de la Région du Latium, de la Province et de la Mairie de Rome, tous membres de la gauche italienne, Benoît XVI avait tenu à rappeler son opposition au PACS. "C'est une grave erreur d'assombrir la valeur et les fonctions de la famille légitime fondée sur le mariage en attribuant à d'autres formes d'union des reconnaissances juridiques abusives, dont il n'existe, en réalité, aucune exigence sociale effective", avait ainsi lancé le pape. Le lendemain, le quotidien du Saint-Siège, L'Osservatore Romano, lui emboîtait le pas en dénonçant la "provocation" de la gauche italienne et des associations homosexuelles. (apic/imedia/ami/bb)

 

15.01.2006 – Apic

 

 

Les nouvelles de la FSSPX

 

 

Point-presse avec Mgr Fellay

 

 

Le vendredi 13 janvier 2006  à 9h00, l'AJIR a organisé, au Cape (Maison de la Radio, 116 avenue du Président-Kennedy, Paris 16e, RER Kennedy-Radio France) un point presse avec : Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X. L’objet de cette rencontre avec les journalistes fut « les relations avec Rome » depuis la rencontre fameuse du 25 août 2005.

 

Dans aucun entretien, Mgr Fellay ne fut aussi optimiste.

Je suis le premier à m’en réjouir.

 

La presse s’est particulièrement intéressée à la forme que pourrait prendre  cette régularisation. Voici ce qu’elle  rapporta sur ce sujet : 

 

« Quelle forme aurait cette régularisation ? Ce pourrait être un statut d’autonomie, par exemple une administration apostolique personnelle comme celle créée en 2001 à Campos (Brésil) pour les fidèles de Mgr Antonio de Castro Mayer, autre évêque intégriste, co-consécrateur lors des ordinations illicites de 1988. « Je suis presque sûr qu’on nous l’accordera, confie Mgr Fellay. Même si nous ne voulons pas être des catholiques à part : l’ancienne messe, nous ne la demandons pas pour nous, mais pour tous. Mais peut-être faudra-t-il passer par cette étape transitoire. »

 

 

J’en connais un qui fut exclu de la « société » qui s’appelle, je crois « la Fraternité sacerdotale saint Pie X »,  pour avoir recommandé, en son temps, avec conviction et légitime indépendance, que l’on adopte une telle position… qui, du reste, était très sérieusement déjà proposée par Rome. Mais c’était, à l’époque, considéré comme « haute trahison ». On a toujours tort d’avoir raison trop tôt

 

 

Si, du reste,  vous voulez connaître le statut juridique de cette « administration apostolique » appelée « Saint Jean Marie Vianney », je vous conseille de retrouver les numéros du « bulletin » qui s’appelait alors :

 

« Bulletin Saint Jean Eudes » ou peut-être même « Nouvelles de Chrétienté ». Vous pouvez vous procurer les numéros auprès de ceux qui ont gardé les archives…en prenant indûment la direction de l’association « Civiroma ».

 

 

Ils ne furent pas nombreux ceux qui, avec cœur, scrutaient les documents sans a priori malhonnête, mais avec sympathie.

L’honnêteté intellectuelle voudrait que la situation soit réparée, la justice  satisfaite. Il n’en sera rien, du moins pas encore…Les caractères sont trop faibles. Nous ne sommes plus au Moyen Age, tout de même…

 

 

Allez ! Sans rancune ?

 

 

Sans rancune. Une seule chose me presse le triomphe du bien. Mais toujours très douloureux en voyant combien les cœurs se sont fermés…

C’est une nouvelle expérience, fort utile, pour ne plus se faire d’illusion sur les hommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les nouvelles d’Autriche.

 

 

 

 

Mgr Andreas  Laun, évêque auxiliaire  de  Salzbou, en Autriche, vient de tenir sur l’immigration  des paroles courageuses.

 

Il  vient  de  déclarer dans  une interview au KURIER, par  rapport au  problème de  l'immigration massive  en  Autriche,  que la  cathédrale St  Etienne à  Vienne pourrait  parfaitement  devenir  une  mosquée.  "Cela  peut   se produire  plus  vite  qu'on  ne  le   pense",  ajouta-t-il.   "A Constantinople, comme s’appelait jadis  Istanbul, personne  non

plus aurait pu s'imaginer que la Hagia Sophia se  transformerait un  jour  en mosquée.  Elle  était une des cathédrales  les  plus  glorieuses  de  la  chrétienté."  -   Le directeur de la Caritas de  Vienne, Monsieur  Michael Landau,  a immédiatement critiqué ces paroles de Mgr Laun: "Je considère le fait d'attiser la peur comme une voie tout à  fait erronée.  Il s'agit là d'un avis isolé et personnel de l'évêque auxiliaire de Salzbourg que je ne peux nullement partager. La ligne ecclésiale est le dialogue." - Commentaire de l'évêque: "Michael Landau n'a pas bien écouté. Premièrement, une mise en garde est un  service rendu au bien commun, et  non pas  un 'attisement  de la  peur'.
 
Deuxièmement,  non  pas  l'immigration  est   le  danger,   mais l'autodestruction des Autrichiens en refusant  les enfants.  Mon intervention ne se dirige pas contre  les étrangers  et non  pas contre  le  dialogue   équitable,  mais   contre  notre   propre comportement que l'on doit appeler suicidaire - et qu'on devrait enfin  stigmatiser  ainsi.   En  raison   de  ce   comportement, l'immigration peut devenir un danger - un danger  qui, au  fond, vient de nous-mêmes. Bien sûr, ce n'est pas un danger pour  ceux qui  n'aiment  pas  l'Autriche   et  qui   considèrent  que   la disparition du Christianisme ne serait pas un mal. Dans ce  cas, ce n'est effectivement pas la peine de dénoncer ce danger,  mais on  peut  se  satisfaire  d'observer  indifféremment  ce qui  se passe... Et si Mr Landau voulait  impliquer que  je serais  seul
avec  ces  considérations,  il  se trompe.  Il y  a beaucoup  de personnes qui s'expriment  vers moi  avec reconnaissance: enfin quelqu'un dit hautement ce que nous pensons et vivons."

( RU 02/2006 (16.1.2006):

 

 

Les nouvelles de France

 

 

Dom Gueranger : ouverture du procès diocésain de béatification

 

Mgr Jacques Faivre, évêque du Mans, a ouvert, mercredi 21 décembre, le procès diocésain de béatification et canonisation du Serviteur de Dieu, Dom Prosper Guéranger (1805-1875), restaurateur de l’ordre des Bénédictins, et grand liturge, annonce le P. Jacques-Marie Guilmard dans l’hebdomadaire français « France Catholique » (n. 3008, du 20 janvier, www.france-catholique.fr).

Toujours le prosélytisme islamique en prison.

 

«  Le Figaro vient de publier un rapport des Renseignements généraux sur l’islamisme en prison. Nos lecteurs n’en seront pas surpris qui ont été alertés dès la mi-novembre dans une note d’un numéro spécial sur l’islamisme dans la société française (n° 1978).

 

Néanmoins, le rapport apporte des précisions on ne peut plus intéressantes et alarmantes. Parmi les cent quatrevingt- huit établissements pénitentiaires français, soixante-huit sont aujourd'hui touchés par l'islamisme. Le texte précise qu'« il y a actuellement, dans les établissements pénitentiaires français, 175 individus qui s'adonnent au prosélytisme islamiste.» La répartition géographique de ces extrémistes épouse les bastions du radicalisme islamiste avec une sur-représentation de la région parisienne où sont incarcérés les suspects d'activités terroristes.

 

Pour 70% d'entre eux, ces prédicateurs sont de « nationalité » française, le reste se répartissant entre les pays du Maghreb, de la Turquie, de l'ex-Yougoslavie ou du Pakistan. Ils sont en majorité jeunes (entre 20 et 30 ans), la tranche d'âge des 40 60 ans ne représentant qu'une quinzaine de personnes. Pour compléter ce portrait-robot, près de 90% sont issus de milieu modeste. Les deux tiers étaient au chômage ou sans profession au moment de leur incarcération. Un quart d’entre eux étaient des ouvriers ou des employés et étudiants, cadres ou membres de profession libérale ne

comptent même pas pour 10% Deux mouvements de pensée principaux influencent ces prédicateurs. Le Tabligh, mouvement rigoriste et fondamentaliste indo-pakistanais installé en France depuis 1972, reste largement majoritaire. « On observe toutefois une poussée de plus en plus forte du salafisme avec les particularités de ce mouvement : opposition au mode de vie occidental et légitimation de la violence », précise le rapport. Dix pour cent des islamistes incarcérés adhèrent aujourd'hui

aux thèses salafistes.

 

Deux catégories de détenus prosélytes inquiètent les renseignements généraux. La première est constituée par les islamistes incarcérés pour des faits de terrorisme. Les prisons françaises accueillent 99 de ces individus, dont près d'une trentaine se livrent au prosélytisme. « L'aura tiré de leur passé par ces individus », déplore le rapport, « leur expérience et leur compétence, leur permet d'agréger très vite des individus, notamment jeunes, laissés à eux-mêmes (...) » L’autre catégorie concerne : la vingtaine de convertis à l'islam radical se livrant au prosélytisme. Selon les RG,  « leur engagement les conduit souvent à vouloir démontrer que leur ferveur est plus forte encore que celle de leurs

frères ». Sur les 175 individus surveillés, une demi-douzaine d’entre eux pourrait basculer, au regard de leur comportement et de leur passé, dans le terrorisme. La direction centrale des renseignements généraux s'intéresse enfin aux actes de prosélytisme, un peu moins de deux cents, recensés en 2005 dans les établissements pénitentiaires. Pour semer le trouble derrière les barreaux, ces militants ont recours à l'appel ou à l'incitation à la prière collective (30%), aux pressions sur leurs codétenus (20%), aux demandes confessionnelles comme l'aménagement d'un local religieux ou l'acquisition de tapis pour la prière et enfin aux tentatives d'afficher leurs convictions religieuses, comme le port d'habits

traditionnels à connotation religieuse, systématiquement saisis par l'administration pénitentiaire.

Pour les RG, cette politique préventive doit s'accompagner de l'organisation de l'exercice du culte musulman au sein des établissements pénitentiaires. La véritable prévention pourtant, c’est l’arrêt de l’immigration ! (La lettre d’André NoëlN° 1986)