Paroisse catholique Saint Michel

Dirigée par

 Monsieur l'abbé Paul Aulagnier

 

06 80 71 71 01

 

Du 29 au 4 juin 2006.

dimanche aprés l'Ascension

 

 

A- Homélie

« Quaesivi vultum tuum ».

« Quaesivi vultum tuum ».
« J’ai cherché, o Dieu, votre face ».

« Quaerere » veut dire « chercher » et « vultum tuum » veut dire « votre face ».

On peut remarquer que cet Introït de cette messe reprend une strophe de l’hymne de l’Ascension :

« tuique vultus compotes
Dites beato lumine »

Que l’on traduit mal en disant : « Faites nous voir votre face, dans la lumière bienheureuse ». Nous verrons plus loin la bonne traduction à donner à cette strophe.

L’idée exprimée est simple… L’Introït de ce dimanche après l’Ascension, cette strophe de l’hymne de l’Ascension nous invitent à chercher la face, le regard de Dieu, Notre Sauveur.

« Vultum » : c’est le visage, la face. C’est la figure, les yeux, le regard. Ce sont donc là tous les traits extérieurs… Mais aussi ce mot exprime les traits plus intimes, ceux qui révèlent un regard. C’est l’expression du visage. Ainsi « vultum » pourra exprimer le caractère, l’air, la mine.

Il est l’équivalent de « facies » que l’on trouve un peu plus loin dans l’Introït qui veut dire équivalemment « l’aspect, l’apparence, la face ». On parle, en ce sens, en français, du faciès.

Ce que nous demande aujourd’hui la liturgie de l’Eglise, c’est finalement de regarder la modèle divin, pour l’imiter, finalement pour le revêtir en soi. Etre en quelque sorte un autre Christ. A force de contempler le modèle, le Christ, nous devenons analogiquement ce qu’Il est. Il est la forme de toute sainteté….Nous avons vu le Christ, au cours de cette année liturgique, dans tous ses mystères, dans la Nativité, dans la vie familiale, dans le mystère de la Transfiguration, dans son commerce avec les hommes, avec ses disciples, dans son mystère de la Rédemption…Et dans tous ses mystère, nous avons vu jaillir et avec une intensité particulière, la charité, l’amour qu’il porte à son Père, l’amour qu’il porte aux disciples, l’amour de nos âmes. Nous avons vu combien la cordialité, avec ses disciples, était un trait de sa physionomie…Combien il aimait la simplicité, l’humilité, l’obéissance…Mais vraiment c’est surtout la charité qui est sa caractéristique… « Afin que vous sachiez que j’aime mon Père… », « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime »….
Telles sont les grandes vertus du Christ. Telle est la « face du Christ, le « vultum Christi ». Nous devons connaître ses vertus afin de nous en revêtir, afin de nous rénover en Lui, comme le dit Saint Paul. Le connaître, connaître Dieu en Lui, vivre de Lui. Il est notre « forme », la forme de notre vie. C’est Lui qui nous donne notre être, notre mode d’être.

Alors ne soyons pas fantaisistes. Ne vivons pas au gré de nos passions, sans exemple, sans modèle….Au contraire, ayons nos modèles. Le modèle, notre modèle, pour nous c’est le Christ…
Et c’est là l’intérêt d’aimer la vie des saints…La vie des saints nous aide, entretient en notre âme, l’idéal évangélique…Les saints cherchent toujours le Christ. Le 30 mai, c’est la fête de sainte Jeanne d’Arc…Voyez sa hardiesse. C’est celle-là même du Christ. Voyez son amour de la Patrie. Celle là même du Christ pour Israël, pour Jérusalem. Voyez son amour de Dieu. « Messire Dieu premier servi »….Voyez son sens politique. Charles VII a une simple « lieutenance » sur le Royaume de France qui appartient au Roi des cieux. Son autorité politique est réelle. Mais sa subordination au pouvoir divin aussi. C’est la politique « évangélique ». « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »…Mais César est aussi à Dieu. C’est ce que Jeanne d’Arc a voulu rappeler par le sacre de Reims, par sa chevauchée à Reims. Ce n’est pas d’abord la Normandie qui l’occupe. Cela aurait pu, de fait, gêner le Duc de Bedford dans sa guerre dans le doux royaume de France. C’est Reims qui la préoccupe pour assurer la légitimité du Dauphin et, autour de lui, autour de sa légitimité, refaire l’unité des Provinces de France. Voilà ce que les voix de Jeanne lui font comprendre… « Je suis aller à mon conseil qui vaut bien le votre » disait-elle.

Oui les vertus évangéliques, l’Evangile qui n’est rien d’autre finalement que le « vultum Christi » doit être aussi l’objet de notre regard, de notre amour, de nos recherches et cela avec instance.

C’est tout le sens du verbe « quaerere » que l’on trouve dans notre Introït et du mot latin « compos, compotis » que l’on trouve dans l’hymne de l’Ascension.

Ce sera l’objet aussi de ces quelques considérations. Faire sonner à nos oreilles ces deux mots.

Nous prendrons quelques exemples du Nouveau Testament et nous chercherons à montrer que « quaerere » dans le nouveau Testament exprime toujours une recherche intense, inquiète, fébrile. Il ne s’agit pas de chercher avec négligence mais avec intensité, avec une certaine fébrilité qui est le signe de l’amour que l’on porte à la chose recherchée. L’amour de l’objet ou du bien cherché est la raison de l’intensité de la recherche.

Et je pense tout de suite à la recherche de Notre Dame et de saint Joseph de l’enfant Jésus. Il a 12, 13 ans. Il fait son premier pèlerinage à Jérusalem. A l’insu de ses parents, il reste à Jérusalem, au Temple et sur le Royaume de Dieu, s’entretient avec les grands prêtres. Il émerveille tout son monde. Notre Dame et Joseph le cherchent le soir, ne le trouvnt pas, retournnt sur le champs à Jérusalem et après une recherche inquiète, le retrouvent dans le Temple … « Ils retournèrent à Jérusalem pour le chercher (quaerere). Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs…En le voyant, ils furent étonnés et sa mère lui dit : « Mon enfant pourquoi avez-vous agi ainsi avec nous ? Votre Père et moi, nous vous cherchions tout inquiets » (Luc 2 44 et ss)
Le contexte et la remarque de Notre Dame … « Nous vous cherchions tout inquiets » montrent que ce « quaerere », cette recherche se fit avec beaucoup d’intensité et d’émotions….Ne l’oublions pas, nous aussi dans notre quête de Dieu. Quand nous serons à la fin de notre vie…on comprendra mieux que ce qui compte finalement, c’est cette recherche intense de Dieu. Là est la sagesse, là est la richesse, la richesse des richesses, le trésor des trésor.
Et je veux ajouter une remarque qui fera ressortir l’importance du « compotes », mot utilisé dans la strophe de notre hymne de l’ Ascension. Je voudrais en donner la bonne traduction. C’est dans la mesure où Notre Dame et Saint Joseph cherchent avec fébrilité, intensité, Notre Seigneur qu’ils le trouvent. Et ainsi grâce à cette recherche, ils devinrent, eux « compotes » vultum tui », c’est-à-dire riches de son regard, riches de lui-même, en possession de leur enfant. La recherche hardie fut la condition de la possession. Il faudrait traduire alors, « que nous possédions votre regard, richesse dans la lumière bienheureuse ». Qui cherche, trouve et trouvant, il possède de nouveau le bien cherché.
C’est du reste ce que Notre Seigneur enseignait : « Demandez et l’on vous donnera, Cherchez et vous trouverez. Frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande, reçoit, Qui cherche trouve. Qui de vous, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? Où s’il lui demande un poisson, lui donnera un serpent »?

Ainsi tout le contexte donne à ce « quaerere » de saint Mathieu un sens intense, répété, constant.

Souvenez-vous également de cette femme qui a perdu sa drachme et qui la recherche. Et avec quelle intensité. Et avec quelle constance… « jusqu’à ce qu’elle l’ait trouvée ». Alors c’est de nouveau son bien, elle l’a en bonne main.
C’est le récit de Saint Luc : « Quelle est la femme qui, ayant dix drachmes, si elle en perd une, n’allume une lampe, ne balaye sa maison et ne cherche avec soin jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée. Et quand elle l’a retrouvée, elle assemble ses amis et ses voisins et leur dit : « Réjouissez-vous avec moi, parce que j’ai retrouvé la drachme que j’avais perdue… »
Tout ce petit récit donne du relief tout particulier à ce « quaerere ». Elle recherche avec attention cette drachme, avec fébrilité et non négligemment cette pièce. Elle cherche, nous dit saint Luc, « diligenter ». Sa joie montre l’attachement qu’elle portait à cette petite richesse.

Nous pouvons aussi évoquer Saint Jean au chapitre 5 et au chapitre 8.

Au chapitre 5, Jésus dit : « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé ». Or on sait avec quelle intensité, NSJC chercha toujours à accomplir la volonté de son Père. « Ma nourriture est de faire la volonté de mon Père ».

Au chapitre 8 : « …pour moi, je ne cherche pas ma gloire…Non quaero gloriam meam, est qui quaerat et judicat ». Et avec quelle intensité, le Père chercha la gloire de son Fils. Cela ne se peut décrire !
Dans ce contexte, le « quaerere » exprime également un soin intense.

Ou encore citons pour terminer cette petite étude sémantique, la recherche de Marie Madeleine du Christ Ressuscité. On peut imaginer son intensité dans sa recherche. Elle croyez encore qu’on était venu l’enlever….Saint Jean nous donne le dialogue entre Jésus et Marie Madeleine… « Mulier quid ploras ? Quen quaerit ? Son amour est la raison de la recherche. Son amour ne fut pas mince. On peut imaginer alors l’intensité de sa recherche….

Citons en fin pour terminer la recherche de Jésus au jardin des oliviers par la cohorte hostile, le soir du Jeudi Saint. Ils avancent. Notre Seigneur majestueux, se tient là devant eux : « si ergo me quaeritis, sinite hos abire ».

Nous conclurons que notre recherche de Dieu, de son regard, doit être identique : intense, constante, fébrile, amoureuse. C’est, du reste, ce que recherche le Dieu trois fois saint :

« Ce sont là les adorateurs que le Père recherche ».
« Nam et Pater tales quaerit qui adorent eum ». Amen !


B- La fondation de Courtalain

Une nouvelle fondation pour la Tradition.

Voilà la lettre que j’adresse cette semaine aux « amis et bienfaiteurs » des œuvres sacerdotales de Courtalain.

De quoi s’agit-il ?
D’un début de séminaire. Oui ! Pas moins.


Abbé Paul Aulagnier 01/06/2006
80 rue de Normandie
92400 Courbevoie

Lettre aux amis et bienfaiteurs
des « œuvres sacerdotales
de Courtalain » (OSC)

n°1


Bien chers amis et bienfaiteurs,

Vous avez toujours manifesté une attention bienveillante à mon apostolat et montré votre sympathie - tout en regrettant mon exclusion de la FSSPX, tout comme moi du reste, elle ne sera peut-être pas définitive - aussi me semble-t-il utile de vous adresser cette lettre.

Prêtre incardiné au diocèse de Clermont :

Alors que la direction de la FSSPX prétendait m’exclure de la FSSPX, en octobre 2003, sans respecter la procédure canonique d’exclusion et accueilli généreusement par des amis à Vichy, j’ai contacté de nouveau, sur les conseils et sous la protection du cardinal Castrillon Hoyos, Préfet de la Congrégation du Clergé, à Rome, mon diocèse d’origine : le diocèse de Clermont, dans lequel je suis incardiné depuis 1970. Mgr Hippolyte Simon voulut bien renouveler mon incardination. Le 13 mars 2004, il me donnait le « celebret » « sans condition », mais sans, pour autant, me confier le moindre ministère.

Création du site : ITEM :

Plus actif que contemplatif, et ne trouvant aucun évêque pour un quelconque ministère, je me suis lancé dans la création et l’animation d’un site sur Internet : Item (http://la.revue.item.free.fr). Dans ce cadre, j’anime plusieurs rubriques hebdomadaires : « Regards sur le monde », « Les Nouvelles de Chrétienté » m’inspirant de ce que faisait Dom Guillou. Cette activité, je dois le dire, me passionne et occupe tous mes instants. J’ai même créé une paroisse : la paroisse virtuelle Saint Michel où je donne les homélies dominicales et différentes informations romaines. Ce sont actuellement 776 paroissiens qui s’y sont inscrits…sans compter les 2000 visiteurs hebdomadaires du site. Belle paroisse virtuelle. C’est tout de même encourageant…d’autant que l’on peut, par ce moyen, prêcher l’Evangile de Notre Seigneur Jésus-Christ jusqu’en terre islamique où il est lu, au Koweit et même dans le pays le plus sectaire de l’Islam : l’Arabie Saoudite. L’Esprit souffle où il veut …

Aide au « Centre saint Paul » à Paris :

Cependant cette activité missionnaire reste un peu austère. La solitude n’est pas mon fort…Aussi n’ai-je pas hésité à répondre à l’appel de Monsieur l’abbé de Tanoüarn, à lui donner quelques services dès qu’il fonda son « Centre Saint Paul », à Paris, en mai 2005. J’ai pu ainsi retrouver des paroissiens en « chair et en os ». Ce qui me réjouit profondément. Mgr Hippolyte Simon, mon archevêque, est parfaitement au courant de la chose comme, du reste, Mgr Vingt-Trois, le nouvel archevêque de Paris. J’ai même visité son secrétaire personnel pour me présenter….Sans suite…

Contact du Marquis de Gonteau Biron :

Depuis, le Marquis de Gonteau Biron m’a contacté pour me proposer de faire « revivre » la « maison de Courtalain », que j’avais organisée déjà en maison de retraite spirituelle dans les années 1983-1984, alors que j’étais encore supérieur du District de France de la FSSPX. Mes « confrères » ont abandonné cette fondation voilà cinq ou six ans ou plus encore. Sa lettre était datée du 27 août 2005, adressée au « Centre Saint Paul ». Sans retard, j’ai visité les lieux, le 3 septembre 2005, en la fête de saint Pie X. J’ai vu là un petit signe de la Providence.

« Courtalain » : Une œuvre sacerdotale :

Ce village est proche de Paris - il est dans le diocèse de Chartres - à 1h30 de la Capitale…Il est même desservi par le train et une gare SNCF est toujours en activité. La maison a des capacités d’accueil tout à fait intéressantes. Elle est dans un cadre délicieux. Aussi nous avons pensé, mes confrères, les abbés Philippe Laguérie et Guillaume de Tanoüarn et moi-même, y ouvrir un « convict » sacerdotal et une maison d’accueil de prêtres pour se « ressourcer » matériellement, physiquement et spirituellement. Le monde est dur… Je saurai faire revivre cette propriété.

Ce seront « les oeuvres sacerdotales de Courtalain » (OSC).

Aussi sommes-nous tombés d’accord sur les conditions avec le propriétaire. Avec le soutien de Messieurs les abbés Laguérie, de Tanoüarn et Hery, - nous faisons tout ensemble et unis -, j’ai signé un « commodat », le 26 mai dernier en la fête de Saint Philippe de Néri, pour une durée de 32 ans…Je verrai, à l’issue, la suite à donner… « Non recuso laborem »…Rome est informée.

De gros travaux :

Toutefois, abandonnée depuis cinq ou six ans ou plus, cette maison a subi bien des dommages. Il faut donc la restaurer et la rendre agréable. On prie mieux dans le beau et le net. Il faut augmenter les capacités d’accueil. Je souhaiterais créer 30 chambres. Il en existe actuellement 11. Je dois aménager les chambres des prêtres résidents, des séminaristes. Il faut tout repeindre : les salles communes, la cuisine, les couloirs, les cages d’escalier, les salles de service…et respecter les normes légales de sécurité. Ce sont de gros travaux en perspective. Il n’y a ni lit, ni table, ni chaise, ni autel, ni banc…Je voudrais pendre la «crémaillère » en octobre prochain. Je ne dois pas tarder. Je me suis entouré des conseils d’un architecte et d’un maître d’oeuvre. Cette maison rendra de grands services à la Tradition.

Un appel à votre générosité :

J’ai besoin, aujourd’hui, plus que jamais de votre soutien. C’est la raison de l’envoi de cette lettre. Je compte sur vous et sur votre générosité.
Plus bas, vous trouverez les précisions pour envoyer vos dons. D’avance je vous en remercie et vous assure de mes prières.

Je vous prie de croire à mes sentiments dévoués en NSJC.

Abbé Paul Aulagnier

Comment nous faire parvenir votre aide ?

L’Association cultuelle Saint Marcel a été créée par les abbés Laguérie, Héry et de Tanouarn pour subvenir aux besoins du culte.

L’Association cultuelle finance les besoins du culte actuellement à Paris (Chapelle Saint Joseph), Bordeaux (Eglise Saint-Eloi), et à Courtalain (Œuvres sacerdotales de Courtalain).


Tout don versé à l’Association cultuelle Saint-Marcel est déductible de vos impôts à hauteur de 66 % et dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. Un reçu fiscal vous sera établi et adressé sur demande.
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A renvoyer à « l’Association cultuelle Saint-Marcel – en ajoutant « Œuvres sacerdotales de Courtalain », à l’attention de M. l’abbé Paul AULAGNIER :
12, rue Saint-Joseph 75002 Paris

Je soussigné(e) ...........................................................................................................
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