Paroisse catholique Saint Michel

Dirigée par

 Monsieur l'abbé Paul Aulagnier

 

06 80 71 71 01

 

Du 18 au 24 septembre

Dixhuitiéme Dimanche après la Pentecôte

 


A- Homélie du Dimanche .

Une fois n'est pas coutume…Je ne donnerai pas, en cette paroisse saint Michel, l'homélie du 18 e Dimanche après la Pentecôte, mais une homélie que j'ai prononcée la semaine dernière à Marseille alors que je me trouvais pour faire un bout de retraite chez les religieuses contemplatives, les " Victimes du Sacré Cœur de Jésus ".

La mère prieure recevait une postulante. Elle m'avait demandé de faire un petit mot d'accueil à l'entrée de la postulante dans le monastère. Je me suis volontiers exécuté. Je la publie ici. Elle pourrait servir à la réflexion de jeunes filles et les encourager à frapper à la porte du couvent dont je ne peux dire que du bien.

C'est une belle communauté fervente, toute adonnée à la prière, animée de la plus belle des spiritualités. Je dirais : la contemplation du mystère de la Rédemption, le comprendre, en vivre et s'unir à la très sainte Victime qu'est notre Seigneur Jésus-Christ.

Cette communauté fut fondée au milieu du 19ème siècle. Ces religieuses eurent la chance d'avoir un " directeur spirituel ", un quasi co-fondateur, le père Jean du Sacré Cœur, du diocèse de Dijon, polytechnicien, vrai thomiste, vraisemblablement un saint. C'était du temps de Mgr de Mazenod, archevêque de Marseille. Je serais l'évêque de Marseille, je pousserais à la canonisation de ce père Jean et aussi de la fondatrice, une demoiselle Guérin, je crois, si ma mémoire ne me trompe pas. J'ai lu la vie de l'un et de l'autre. Avec de tels fondateurs, la communauté a longue vie. C'est même la communauté féminine la plus nombreuse de la ville de Marseille. On compte bien quatre novices dont l'une doit prononcer ses premiers vœux début octobre. C'est le père Jean qui a rédigé leurs règles et constitutions. Elles gardent une clôture sévère, je dirai même impressionnante.

Le Couvent aujourd'hui est en plein quartier musulman. Il domine le quartier et alors que j'y faisais quelques courses, il me plaisait d'entendre le son des cloches du couvent. Ce son était distingué, frais comme les lys des champs et discret mais bien présent. Les cloches sonnent souvent…Et malgré l'agitation du monde, elles se font entendre et jouent leur " petit " rôle missionnaire accompagnant les religieuses très souvent au chœur pour assurer au nom des hommes et des femmes, la louange divine qui est bien un peu oubliée aujourd'hui. Le couvent dispose d'un grand jardin de plus de deux hectares… Elles y cultivent leurs légumes et entretiennent une basse cour. Le coq est bien présent et lui aussi, au milieu de ses " dames ", il fait entendre sa voix. C'est très surprenant de l'entendre en pleine ville. Cela fait aussi le charme de la vie et du monastère des " Victimes du Sacré Cœur ".

Ce couvent est peu connu…Il faut le faire connaître… La mère prieure semble bien diriger son monde… Quand l' " aumônier " leur fait un petit entretien spirituel, il le fait à la grille de la chapelle, la grille est exceptionnellement ouverte, mais ces " dames " restent alors sous le voile noir ou blanc selon leur état. La première fois, c'est un peu étonnant… Elles suivent bien les entretiens… Ne dorment pas…Sans voir les visages, on sent qu'elles suivent.

Bref, tout cela pour dire que la piété demeure encore sur cette terre et que des âmes savent répondre encore à l'amour démesuré de Notre Seigneur et Maître.
Voici le petit mot d'accueil que j'adressais à cette demoiselle grande et solide. Elle aurait été aussi une bonne mère de famille. Mais son idéal va encore plus haut…Il se porte directement et exclusivement sur le Maître, capable d'attirer un cœur et une intelligence. Je tairai le nom…

Elle est arrivée le 8 septembre à 14h45 au monastère avec une petite valise. Elle eut un rapide entretien avec la mère prieure, au parloir, c'est le seul lieu de contact avec le monde. Et à 15 h sonnantes - ce qui avait été prévu - elle frappait à la porte du couvent qui s'est ouverte toute grande…C'est rare. On voyait un immense couloir, les religieuses, tout voile déployé, étaient situées de part et d'autre des murs, également, seules les mères prieure et sous-prieure étaient sans voile. Ces deux mères étaient rayonnantes de joie. J'imagine volontiers pareille joie sous les voiles des autres sœurs. La jeune fille s'agenouilla et écouta les quelques paroles que j'ai prononcées.
Les voici.

" Mademoiselle,

Dans l'Evangile de saint Jean, on peut lire : " Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. Nul ne va au Père que par moi. Et si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez et vous l'avez vu…Qui m'a vu, a vu aussi le Père… (car) Je suis dans le Père et le Père est en moi. Croyez m'en. Je suis dans le Père et le Père est en moi. En vérité celui qui croit en moi, fera, lui-même, les œuvres que je fais ". (Jn 14 6 etc.)

Il me semble que ces phrases de NSJC sont une belle expression de ce que vous voulez en frappant à cette porte et en entrant dans ce monastère des Victimes du Sacré Cœur de Jésus.

Vous désirez suivre NSJC totalement et Lui seul. " Dieu seul ". Telle est aussi la devise de la maison

Vous avez appris, grâce à vos parents, qu' " Il est la Voie, la Vérité et la Vie ". Vous avez aimez, Vous aimez cette Voie, cette Vérité et cette Vie. Et vous désirez suivre cette Voie…qui mène à la Vie éternelle, la fin suprême et ultime de votre cœur. Et vous aimez la Vérité, cette Vérité, la Vérité de Dieu, sur Dieu…Vous voulez le mieux connaître, le connaître pour le mieux adorer, n'adorer que Lui…Vous aimez cette Vie, la Vie divine…La Vie de la grâce, la vie surnaturelle faite d'élévation, de pureté, de noblesse, de fraîcheur, de don de soi. Cette vie divine vous a déjà captivée. Vous désirez cette vie, la vie de la foi, de l'espérance et de la charité…Vivre des vérités de Dieu que vous donne avec certitude la foi théologale. Vous voulez vivre de Dieu, dans sa Transcendance, dans sa Majesté dont vous parle la foi. Il est au principe de tout, de toutes choses, de toute vie, de toute existence. Il est le premier principe. Il est l'Unité. Et vous voulez vivre de cette unité. Il est au principe de l'ordre et vous voulez vivre de cet ordre, dans cet ordre. Il est la Paix, qui est la tranquillité dans l'ordre…Et vous voulez vivre de cette paix, de cette paix divine, loin de l'agitation du monde, loin des conflits de l'agitation des hommes. Il est la grandeur et vous voulez vivre de cette grandeur. Et vous voulez fuir toute petitesse. Il est Père, étonnamment " Notre Père " et vous voulez vivre dans cette paternité, sous cette paternité, sous son gouvernement paternel…Et vous voulez posséder ce Dieu, ce Dieu qui veut, du reste, se donner, plus ardemment même que nous de le prendre. Le Bien, de soi, se donne, se communique. C'est la définition même de Bien. " Bonum diffusivum sui ". C'est là l'essence même de Dieu. Et puisqu'Il se donne, se communique, vous voulez le posséder, le prendre, totalement…et Lui seul. " Dieu seul ". Voilà ce que vous enseigne la foi sur Dieu. Il est Un. Il est trine parce qu'Il est charité. Et vous voulez vivre de cette Trinité…pour connaître cette charité divine qui surpasse toute connaissance…tellement elle est immense. Et vous voulez sonder, toujours davantage, ce mystère trinitaire…pour un jour, enfin le posséder définitivement, paisiblement. C'est du moins l'objet de votre espérance, de cette belle petite vertu d'espérance qui permet de vivre heureux…Le posséder Lui et Lui seul.

Voilà la raison de votre venue ici dans ce monastère…Etre plus sûre de le bien posséder un jour en l'imitant mieux, dès ici bas.
Car vous savez que " nul ne va au Père que par NSJC " : " Nul ne va au Père que par moi "…Car Il est, lui Jésus, " la Voie, la Vérité et la Vie ".

Il est le chemin du Père, le chemin qui mène au Père. Il est la Vérité, la Vérité de Dieu, la Vérité sur Dieu. Il est, Lui, NSJC, la Révélation du Père. " Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père ". Alors vous voulez le mieux connaître, toujours le mieux connaître… pour mieux connaître le Père et mieux l'adorer… " Qui m'a vu, a vu le Père ". Alors vous voulez mieux voir le Fils pour mieux connaître le Père.
Et ici, dans ce monastère, vous apprendrez à mieux voir le Fils et vous contemplerez mieux le Père.

Vous apprendrez à mieux voir le Fils en fréquentant assidûment l'Evangile qui est la Révélation du Fils qui nous révèle le Père.

L'Evangile sera votre livre. L'Evangile fera votre méditation et vous apprendrez à contempler le Fils et dans le Fils, le Père.

Et vous saurez que Dieu est Père. Qu'Il est le Père, le Père de l'enfant prodigue…Qu'il est ainsi plein de miséricorde, comme le père de l'enfant prodigue…Et vous aimerez à contempler cette miséricorde, la miséricorde de Dieu qui dépasse tout ce que nous pouvons concevoir et imaginer.
Et vous saurez que Dieu est Bon. Il se décrit dans l'Evangile sous les traits du bon samaritain qui se penche sur la misère.
Et vous saurez que Dieu est Bon. Il est le bon pasteur. Ainsi vous apprendrez à connaître Dieu, Père, infiniment bon, juste, miséricordieux en contemplant, iterum et iterum, le Fils, le Verbe de Dieu fait chair, dans son Evangile.

Oui l'Evangile sera votre livre, votre vie, votre éternité déjà possédée dans la foi.
Votre éternité ! Car les Apôtres en écrivant leur évangile nous ont écrit sur le Fils qui est la Révélation de Dieu, qui est déjà la possession de Dieu. Mais posséder Dieu, dans la foi et un jour dans la gloire, c'est la vie éternelle.

N'est-ce pas ce que nous révèle Saint Jean dans sa première Epître : " Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux - du Fils - ce que nous avons contemplé du Verbe de Vie…car la vie s'est manifestée, nous l'avons vue, nous en rendons témoignage et nous vous l'annonçons cette vie éternelle qui était auprès du Père et qui est apparue… Ce que nous avons entendu, nous vous l'annonçons afin que vous aussi soyez en communion avec nous. Quant à notre communion, elle est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Tout ceci nous vous l'écrivons pour que votre joie soit complète ".

Tel est votre Evangile : la révélation du Fils, la révélation du Père, la Révélation du Saint-Esprit. Car le Père est dans le Fils et le Fils est dans le Père. Et le Saint-Esprit. " jaillit " de leur commun amour.

Et cet Evangile sera votre lumière parce que Dieu est Lumière. " Dieu est lumière, en Lui point de ténèbre ". (1Jn 1 5).
Cet Evangile est Lumière et vous marchez dans la lumière, " comme Il est lui-même dans la Lumière ".
Et cet Evangile est votre joie. Et la méditation de cet Evangile vous donnera la joie. Elle sera complète, nous dit Saint Jean.

Et cet Evangile sera votre exemple, votre modèle. En Lui, vous trouverez le Modèle, l'archétype de la Sainteté, de toute sainteté. Le Modèle à contempler…mais surtout à imiter.

Et cette imitation sera votre vie, vous donnera même la Vie…la vie éternelle parce que vous " accomplirez ses oeuvres, les œuvres qu'Il a faites ". " En vérité Celui qui croit en moi fera lui-même les œuvres que je fais ".

Et quelles sont donc ces œuvres qu'il fait ?

Le Père Jean du Sacré Cœur vous les rappellera….tout au long de votre vie de moniale…puisque ici sont lues ses œuvres…ce qui assure l'unité de la communauté.

Il mettra l'accent sur le sacrifice.

Comme Saint François a mis l'accent sur l'humilité, sur la pauvreté et a pratiqué l'humilité, la pauvreté,
Comme Saint Dominique mit l'accent sur la vérité et a aimé et prêché la vérité,
Comme Saint Vincent de Paul a mis l'accent sur la charité et pratiqua la charité,
Le Père Jean - lui - le co-fondateur de ce monastère, mit l'accent sur le sacrifice de NSJC et vécu dans cette disposition foncière du sacrifice, faite d'immolation, d'oblation, de victime.
Il a écrit : " Les victimes du Sacré Cœur de Jésus ont pour vocation de suivre ce généreux Maître dans la voie de son sacrifice ".

C'est là une intuition fondamentale du Saint Evangile.
Mgr Lefebvre, ce saint homme, écrivait lui aussi le 18 novembre 1978 : " Toutes les âmes en effet sont destinées à être victimes offertes en union à l'âme très sainte de Notre Seigneur qui s'est offerte sur la Croix, oblation en vue de laquelle toutes les âmes sont créées. C'est le sens de la vie chrétienne et de toute vie spirituelle ici bas et dans l'éternité ".
Vous le voyez la vérité est une et identique quel que soit le serviteur fidèle qui la professe.

" Suivre ce généreux Maître dans la voie de son sacrifice "…sacrifice qui est son œuvre par excellence.

Mais cette œuvre, que comprend-elle ? Quels en sont les actes ? Quel en est l'état ?

" Cet état comprend, vous répond le Père Jean, l'oblation, l'immolation, la transformation et la communion ".
C'est là une belle description, une belle analyse. Cette œuvre, dans ces états divers, est une. Ne séparez pas ces étapes. Vivez-les.

Et du reste, en les vivant dans l'esprit de NSJC, comme Notre Seigneur, vous connaîtrez ces quatre dispositions : l'oblation, l'immolation, la transformation, la communion.

Vous aurez toute une vie pour cela et le comprendre toujours mieux…toute une éternité.

Voyez, du reste, votre monastère comme " l'échelle de Jacob " qui, d'un côté touche la terre, et de l'autre, le ciel, se perd dans le ciel et sur cette échelle montent et descendent les anges de Dieu. Ici ce seront vos vertus qui se modèleront sur l'œuvre de NSJC qui comprend l'oblation, l'immolation, la transformation et la communion.

L'oblation…car l'oblation de soi-même à Dieu a été le premier pas, le premier état de NSJC dans la voie de son sacrifice. " Mon Père, a-t-il dit en entrant dans le monde, vous n'avez point voulu d'hosties ni d'offrandes (d'animaux), vous m'avez donné un corps pour l'immoler comme une victime… Voici que je viens pour faire votre volonté ". Dès ce moment Jésus-Christ se considéra comme une victime destinée au sacrifice et voué au seul usage de Dieu ". " Tel est aussi le premier pas que doivent faire les heureuses âmes appelées par Jésus tout bon à le suivre dans son sacrifice ".

L'immolation…car l'immolation de soi-même à Dieu a été le deuxième état de Jésus Victime. Il s'est offert pour s'immoler. Mieux, son oblation fut une immolation : " Les victimes s'uniront à Lui pour être immolées à son exemple ".
" Et cette immolation d'une victime doit être principalement intérieure et spirituelle ".

Mais cette immolation de NSJC fut, par sa résurrection glorieuse, transformation. Il reçut une vie nouvelle divine et glorieuse, exempte des infirmités qu'il avait prises avec notre nature. Il est, il en sera de même pour toutes les âmes qui vivent, vivront de cette immolation. Toute immolation est transformante… Si le grain ne tombe en terre et ne meurt pas…il reste stérile…mais si le grain tombe en terre et meurt…il porte beaucoup de fruit. Cent pour un…De telles âmes en effet vivent de Dieu, en Dieu et pour Dieu. " Per Ipsum et cum Ipso et in Ipso ".

Enfin le dernier état de Jésus, victime, est la communion. Jésus immolé et ressuscité s'élève dans les cieux pour se perdre en quelque sorte dans le sein de Dieu qui le reçoit comme une hostie de louange et comme un festin délicieux qu'il s'incorpore ne faisant plus qu'un avec Lui, Jésus-Christ est alors pleinement donné à Dieu. Le sacrifice est parfait. " Vivit Deo ". Il vit pour Dieu. " Dieu seul ".

Oblation, immolation Transformation et communion.
Voilà les œuvres de NSJC. Voilà " les Œuvres que je fais " nous dit-il. Le sacrifice, en ces quatre étapes, fut son œuvre, fut au cœur de sa vie.
Voilà les états de NSJC Victime.
De même, la messe, renouvellement du sacrifice du Christ, sera au cœur de votre vie.
Cette œuvre est une en ces états. Votre vie de religieuse sera une, se déroulera dans cette unité "

A l'issue de ce petit mot, la jeune fille fut reçue avec beaucoup d'affection par les religieuses avec une accolade sentie par toutes les religieuses. La porte se referma.


B- Les éternels vaincus

 

Dans le petit bulletin du " Tiers Ordre " de la FSSPX, animé par le très bon abbé Fernandez, j'ai trouvé ce petit mot délicieux sur Mgr Lefebvre. En ce centenaire de sa naissance que nous fêterons le 20 novembre à La mutualité, j'ai pensé que cela était bon de le mettre à votre disposition.

Mysterium Fidei nº 37 Le mot de l'aumônier
Septembre - Octobre 2005

Les éternels vaincus

Le véritable dévouement consiste à être entre les mains de Dieu un instrument absolument docile. Le service rendu à la cause de Dieu par les hommes n'est généralement pas celui que l'on voit. Le royaume de Dieu, bien qu'en ce monde, n'est pas de ce monde : il est spirituel et par conséquent caché. Ce que nous croyons en voir autour de nous n'est qu'une apparence.
Il est des hommes voués au service du bien, soit dans le monde, soit dans le sanctuaire, dont apparemment les entreprises ont échoué. Songeons à notre cher fondateur, Mgr Lefebvre, mourant excommunié et désavoué par ses pairs. Chacun peut citer des hommes d'Etat, des politiciens, des prélats, des prêtres dont toute la vie a consisté à combattre, sans succès apparent, des idées régnantes, des influences prépondérantes, des projets dont le triomphe était assuré à l'avance.
Leur existence de lutte a été une défaite permanente, une ruine absolue de leurs espérances les plus légitimes. Pourtant, personne n'a triomphé autant que ces hommes toujours vaincus, personne n'a eu un succès aussi véritable que ces champions toujours honnis, personne n'a rendu autant de service à la cause de la vraie civilisation et de la Foi que ces éternels vaincus. Leur dévouement, en apparence stérile, a été le poids qui, à la longue, a fait pencher la balance du côté de la justice opprimée, de la vérité calomniée et de l'innocence persécutée.
Ainsi, grâce à ces hommes, le christianisme a triomphé de la persécution païenne, de la violence des pouvoirs civils, de l'hérésie et de la défection d'une partie de ses enfants. Ainsi triomphera-t-il encore, n'en doutons pas, des erreurs actuelles dans la crise la plus menaçante qu'il n'ait jamais traversé. Les sacrifices accomplis, les dévouements multipliés pour la sainte cause de la Tradition, bien qu'en apparence stériles, monteront toujours plus haut devant le trône de Dieu. Et ceux que l'on croyait voués à une défaite éternelle se trouveront être les vainqueurs de l'incrédulité, les régénérateurs de la vie religieuse et les vrais sauveurs de la civilisation.
Que chaque tertiaire ait à cœur de célébrer comme il se doit le centième anniversaire de la naissance de notre cher fondateur, Mgr Marcel Lefebvre. Vous trouverez dans votre bulletin un rappel des lieux et dates des principales manifestations qui auront lieu à cette occasion.

Que le bon Dieu vous bénisse,

Abbé François Fernandez †


C- " La bataille de la messe "


C'est le livre de l'abbé Aulagnier. Faites-le connaître autour de vous.

Il est " roboratif ", a dit hier soir dans sa magistrale conférence sur l'abrégé du catéchisme de l'Eglise catholique, Monsieur l'abbé de Tanoüarn.

N.B. Roboratif " veut dire " qui fortifie ". Ce mot vient du latin " robur, oris " qui veut dire force. D'où en français " roboratif ", mais aussi " robuste ", " robustement ", d'une manière robuste. C'est un mot d'un usage peu commun. On dira aussi " robustesse "

Mgr Léonard, évêque de Namur, en Belgique, à qui j'avais envoyé le manuscrit me répondait : " J'ai lu attentivement votre projet de livre. J'y ai beaucoup appris et avec grand intérêt…Je souhaite bon succès à votre ouvrage… " Mgr Léonard.
Cet évêque a accueilli dans son diocèse la Fraternité saint Pierre avec la messe saint Pie V. Il me dit dans cette même lettre : " Je m'en trouve bien ". Deo Gratias.

Voici la " publicité " que j'ai adressée à mes correspondants. A votre tour, envoyez-la à vos amis. A ce sujet, je suis intéressé par l'envoi d'adresses électroniques d'amis pouvant être intéressés par notre apostolat sur le web. Merci de votre zèle. Mais soyez plus zélés encore !

L'annonce du Livre de Monsieur l'abbé Aulagnier

La Bataille de la Messe

 

C'est le titre du livre que je viens de publier aux Editions de Paris. J'en assurais " le service de presse ", le jour même de la fête de l'exaltation de la Sainte Croix. C'est donc le jour public de sa diffusion. J'y vois un petit signe du Bon Dieu. Je suis sensible à ces signes. …
" La bataille de la Messe ".
Voilà comment je le présente en quatrième page de couverture.
" Pendant des siècles, le peuple de Dieu vit en paix dans l'Eglise, nourri par le missel restauré de Pie V à l'occasion du Concile de Trente au XVI siècle.
Après le Concile Vatican II, un nouvel Ordo Missae est " fabriqué " à la hâte, comme l'écrit le futur Benoît XVI. Dans la pensée des réformateurs, la messe ancienne a vécu.
Voici le bilan de plus de trente années de tribulation d'un rite offensé, diffamé, presque entièrement effacé par dénigrements, mépris, interdictions et persécutions ecclésiastiques.
Mais la bataille initiée le 3 avril 1969 n'est pas achevée. Avec l'honneur à nouveau rendu au rite ancien viendra peut-être le temps de la justice ; et aussi celui de la réforme de la Réforme "
L'objet de ce livre est ainsi clairement énoncé.
Il survole trente ans - et plus - de ce combat que j'ai pu mener au côté de Mgr Lefebvre, dans sa ligne, sous son inspiration, avec son éclairage, sa conviction profonde, son amour de cette liturgie romaine qu'il célébrait si bien, sans lenteur mais avec quel recueillement. Tout cela reste en ma mémoire. La messe catholique, ce sacrifice du Christ Seigneur, était vraiment pour lui, le cœur de l'Eglise. Il voyait en elle la raison du sacerdoce catholique, la raison de tout l'apostolat sacerdotal. Cette messe aimée fut la raison de la création de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Et avec quelle foi, il nous a appris à l'aimer, à la vénérer. Avec quelle attention, il veillait à la bonne formation liturgique de ses membres. Rien n'était trop beau pour le culte divin, pour l'honorer d'estime, d'application.
Il est bien légitime que je me sois passionné ma vie durant, comme mes confrères, pour le maintien de ce culte catholique. Je souhaite son retour dans la sainte Eglise, son retour paisible…juste, loyal, nécessaire. Nous n'en sommes peut-être plus loin….
Mais il faut garder la mémoire des événements qui ont marqué cette " bataille ", cette difficile bataille, cette invraisemblable bataille. Il me fut permis d'en vivre, de loin, de près, les grands moments. Cette bataille, de fait, a une histoire. Il faut en garder le souvenir.
Je la raconte en 11 chapitres.
Les voici.
I La Constitution Apostolique Missale Romanum du 3 avril 1969 et le Bref Examen Critique du 21 octobre 1869.

II De la résistance des dociles. Le zèle de ta maison me dévore.

III La lettre Quattuor abhinc annos

IV 1986 La commission des neuf Cardinaux

V 1988 L'année de sacres

VI 1988-1998 Les communautés Ecclesia Dei Adflicta et le soutien des cardinaux

VII 1998 Le pèlerinage à Rome des Communautés Ecclesia Dei

VIII La division de la Fraternité saint Pierre, La législation Médina : " le cardinal dit le droit "

IX 2001-2002 Le 25 décembre 2001 - Le 18 janvier 2002

X De la législation Médina à l'érection de l'administration apostolique Saint Jean Marie Vianney

XI Epilogue. L'événement historique du 24 mai 2003.


Voici le bon de commande : A commander : Entraide et Tradition, chateau de Camilly, 14480 le Fresne Camilly.Adresse r-mail : tradition.item@wanadoo.fr. Tel : 02 31 74 36 90-06 83 87 58 15.

Frais de port : 19€ + port 5€ = 24€


Qui est l'abbé Paul Aulagnier ?
En quatrième de couverture, on lit :

" L'abbé Paul Aulagnier, le 4e d'une famille de 6 enfants, est né le 25 mai 1943 à Ambert (Puy-de-dôme). Son père, notable de la ville, était volontiers pilier d'église.
Après des études de droit à l'université de Clermont-Ferrand, il est entré au séminaire français à Rome en 1964 où il a obtenu sa licence de philosophie et a accompli la 1ere année de théologie. Il y a rencontré Mgr Lefebvre lors du Concile Vatican II, qu'il a suivi à Fribourg, puis à Ecône.
Il a fini ses trois années de théologie chez les dominicains à l'université de Fribourg. Il a été Supérieur du District de France pour la Fraternité Saint Pie X de 1976 à 1994 ".