ITEM

42, Avenue de la Marne.  03200 Vichy.  Tel. O4 70 97 95 02

Port. O6 80 71 71 01 ; é-mail : abbe_aulagnier@hotmail.com. Site :http://item.snoozland.com

 

Animé par l’abbé Paul Aulagnier qui n’a aucune ressource financière que ses honoraires de messe et l’aide  de ses fidèles lecteurs « internautes ». A votre bon cœur ! Merci d’avance ! Libellez les chèques à l’ordre de l’ass. « Entraide et Tradition ». Adresse : voir plus haut.

Un regard sur l’actualité politique et religieuse

au 15 août 2004

N°4

par Monsieur l’abbé Paul Aulagnier

 

 

 

A  Jean de Viguerie et « le patriotisme révolutionnaire »

 

 

Jean de Viguerie, universitaire connu, a été  « interviewé » par  Jérôme Bourdon, journaliste à Rivarol. Cet interview est paru dans cet intéressant journal, le  30 juillet 2004.  Il  a pour titre : « le patriotisme révolutionnaire a tué la France ».

 

Le « patriotisme  révolutionnaire », qu’est-ce à dire ?

 

Quand Jean Viguerie parle de « la patrie révolutionnaire », il veut parler non de la patrie, « terre des pères » mais   de la « patrie des droits de l’homme ». 

Il écrit : « La patrie et les droits de l’homme c’est la même chose. Que l’on ne s’y méprenne pas : lorsque les révolutionnaires clament « la nation ou la mort », il ne s’agit pas de la patrie, terre de la naissance, de l’éducation et des vertus. Non, il s’agit de la patrie des droits de l’homme qui est partout où sont les révolutionnaires ».

 

C’est une idéologie essentielle, première,  universelle

 

Et cette idéologie est essentielle à la « Révolution », elle est « première ». elle est « universelle » : « Dès les débuts de la Révolution, l’idée selon laquelle cette nation des droits de l’homme doit s’étendre à l’humanité toute entière est très présente. Ainsi, à la fête de la Fédération en 1791, il y a des patriotes installés dans les tribunes qui représentent les nations étrangères et qui sont appelés à devenir les missionnaires de ce qu’un historien français appellera « la grande nation ».

 

Cette idéologie des « droits de l’homme » règne aujourd’hui en tout lieu.

 

Et de fait,  cette idéologie - « ce patriotisme révolutionnaire »-  règne, aujourd’hui, en maître en tout lieu, même au Vatican, depuis le Concile Vatican II et sa « nouvelle doctrine sur la « liberté religieuse ».

Jean de Viguerie écrit à juste titre : « Au reste, on le voit nettement aujourd’hui, il suffit d’adhérer aux droits de l’homme pour être Français. De même il suffit qu’un pays adhère à cette philosophie matérialiste de l’homme et du monde pour pouvoir entrer dans l’Union européenne, même si ce pays n’a rien d’européen comme c’est notoirement la cas de la Turquie. A vrai dire, il n’est même plus nécessaire de faire cette profession de foi religieuse puisque l’on sait aujourd’hui que le  monde et l’idéologie (cette idéologie révolutionnaire) se confondent. Tous les pays, et pas seulement ceux membres de l’ONU, professent actuellement cette idéologie des droits de l’homme, y compris le Vatican. »

 

Mgr de Gallaretta tenait les mêmes propos lors des ordinations sacerdotales à  Ecône, le 29 juin dernier. Il disait :

 

 « Voyez, observez quel est le discours de l’Eglise officielle ad extra, vis-à-vis du monde, des gouvernements, du pouvoir temporel, des institutions. Regardez le contenu de ces discours et vous ne trouverez que la dignité humaine, les droits de l’homme, les différentes déclarations des droits de l’homme, la liberté, l’égalité, la fraternité. Il est clair que le principe qui dirige toute l’action de l’Eglise aujourd’hui par rapport à l’extérieur, c’est la liberté de conscience, la liberté religieuse. Et même quand il s’agit de défendre le droit de l’Eglise ou le droit naturel, on ne recourt qu’à ces arguments-là. Or il faut le dire, ce discours est beaucoup plus approprié pour les loges que pour l’Eglise catholique. Evidemment, vous le savez comme moi, si tout maçon est un libéral, tout libéral n’est pas un maçon, c’est clair ».

 

Ente l’épiscope et l’universitaire, c’est le même langage.

 

Quelles sont les conséquences de cette idéologie ?

 

Jean de Viguerie tire alors des conséquences importantes. Il lui faut du courage pour le dire :

 

« Il faut bien comprendre que la République française dès avant sa naissance repose sur l’idéologie. Pour Montesquieu, le nouvel Etat sera celui de la vertu républicaine, de l’idéologie de droits du genre humain.  Depuis plus de deux cents ans, nous n’avons donc pas affaire à un pouvoir temporel mais à un système de domination idéologique qui a usurpé les attributs de la souveraineté et qui est un ennemi du bien commun puisqu’il repose sur l’organisation utopique de la jouissance. Il y a des Etats qui ne respectent pas toujours bien le bien commun, voire qui n’en ont pas une idée très nette. Mais là, cette Etat nouveau créé par la Révolution française, fortifié par deux Empires et cinq Républiques, est l’ennemi par excellence du bien commun et l’adversaire de tout citoyen. Nous devons considérer cet Etat révolutionnaire comme notre agresseur permanent et notre pire ennemi ».

 

 

Et cette idéologie semble aujourd’hui encore « irréformable »

 

Il faut donc prendre bien  conscience aujourd’hui de la réalité, de cette  réalité où tout est « verrouillé », - Jean  Viguerie parle même d’ une période « d’irréformabilité » - parce que cette idéologie domine tous les esprits tant politiques que religieux.

Il écrit : « Par ailleurs, il faut avoir conscience qu’actuellement tout est verrouillé et qu’il faut éviter le piège de l’activisme. En effet tant dans le domaine religieux que sur le plan politique, nous vivons par excellence aujourd’hui l’époque de l’irréformabilité. Les désastres s’accumulent, les intelligences s’égarent, les âmes se perdent et l’on continue comme si de rien n’était ».

 

Pourquoi ?

Parce que les hommes politiques d’aujourd’hui sont les héritiers de cette idéologie , de ce « patriotisme révolutionnaire ».

 

Il en va  de même du Pontife et des évêques post conciliaires.

 

« C’est donc pour eux impensable de changer quoique ce soit. Ils sont privés de la compassion chrétienne ; ils n’ont pas pitié de l’état misérable des intelligences et des âmes. Un vrai pasteur voit les maux, s’en afflige et essaie d’y porter remède. Eux ne peuvent pas en souffrir puisqu’ils ne les voient pas. Les verraient-ils, ils n’en souffriraient pas.
Le drame c’est que beaucoup d’enfants n’arriveront jamais à maturité parce que justement ils n’auront pas reçu cette nourriture intellectuelle  dont ils ont besoin pour leur formation et pour leur équilibre…De quelles consolations peut en effet jouir la population qui nous entoure devant les infortunes, les maladies, la mort ? Face à ce drame spirituel, les évêques n’ont pas pitié…Ce qui les intéresse, ce sont les droits de l’homme. Ils ne savent pas ce qu’est la misère humaine. Ils sont récemment appelés à la désobéissance civile pour défendre les droits des sans-papiers. Ce qui les motive, ce n’est pas l’existence des sans-papiers en eux-mêmes, mais ce sont les droits des sans-papiers, c’est-à-dire le mythe ».

 

Alors que faire ? demande  notre journaliste à Jean Viguerie.

 

Il répond :

 

« La première chose à faire c’est d’étudier l’histoire, de s’informer, de comprendre les idéologies qui nous agressent, de ne pas être dupe, de renoncer au confort intellectuel …

Dans le marasme actuel, nous pouvons cependant faire beaucoup : dans l’ordre naturel nous avons à conserver l’héritage et à le faire fructifier. Nous devons perpétuer la langue française, transmettre les usages de notre civilité, entretenir la flamme de notre civilisation, nous protéger contre l’avilissement des mœurs et la désagrégation générale de la société. Dans l’ordre surnaturel, il y a toujours les voies de la grâce. Il y a la sainteté cachée. Il y a la communion des saints, l’union mystique des âmes, le réseau des prières, l’esprit d’oraison, le service de nos proches. Tout cela n’est quand même pas rien, n’est-ce pas ? »

 

 

 

Vous pourrez trouver l’ensemble de cet interview sur le site ITEM à la rubrique « doctrine politique », interview publié avec l’aimable autorisation de Jérôme Bourbon.

 

 

 

 

Il me plait, à ce sujet, de vous recommander vivement la lecture du livre de Marie-Pauline DESWARTE : « Essai sur la nature juridique de la République » publié aux éditions l’Harmattan en 2003.  342 Pages  au prix de 28 euros. L’ AFP en fait une sympathique présentation dans son numéro :174 d’août 2004. Vous y trouverez une étude fouillée de ce qu’enseigne aussi Jean de Viguerie.

 

   

 

B - Jean Madiran : jugement sur « les princes d’Eglise » d’aujourd’hui

 

Jean Madiran vient de publier un nouveau petit livre sur Maurras : « Maurras toujours là ».

Ce livre est publié aux éditions « Consep », 1  rue Saint-Honoré 78000 Versailles. Ce livre est   petit par la taille et le nombre de pages, 102 pages,  mais « grand » par les réflexions. Il y publie essentiellement la lettre que Maurras lui adressait le 2 septembre 1944 et qui servit quatre plus tard, en 1948,  de préface à  son livre qu’il signait  « Jean-Louis Lagor ».

 

Nous aurons l’occasion de revenir  sur ce nouveau petit  livre.

Aujourd’hui, je m’arrêterai à son chapitre III.

Il y donne son jugement sur les « princes de l’Eglise ».

Il écrit :

 

« L’Eglise a souffert du dévergondage des Princes de l’Eglise à diverses époques de son histoire, elle a souffert de l’influence indiscrète que les princes temporels exerçaient sur les affaires ecclésiastiques ; mais elle y a survécu par le maintien de la foi et le maintien de sa structure d’institution divine. Il est vrai que l’ingérence abusive des princes temporels dans les affaires religieuses était tout de même l’ingérence de princes chrétiens. Aujourd’hui ce sont des pouvoirs temporels athées, ou adeptes d’une religion farouchement négatrice du Christ, qui pratiquent une ingérence encore plus tyrannique, une pression manipulatrice imposant à l’Eglise jusqu’à des modifications dans son enseignement et dans ses prières. Les Princes d’Eglise n’étalent plus comme jadis de cyniques débauches publiques, leur dévergondage est intellectuel, ils étalent plutôt leurs débauches idéologiques et celle-ci, moins visibles et donc moins directement scandaleuses pour le simple fidèle peu catéchisé, sont plus profondément destructrices

Dans l’ordre spécifiquement religieux, dans le domaine politico-religieux et dans celui de la  politique, un phénomène majeur est analogiquement le même : c’est souvent l’autorité qui incline à la subversion, c’est elle qui désavoue et réprime les idées contre-révolutionnaires qu’il était précédemment dans sa fonction de soutenir et de mettre en œuvre. Au niveau plus concret, les complaisances , les connivences, les partialités, voire les convictions des épiscopats européens sont désormais de gauche, quel que soit l’athéisme militant, de plus en plus prononcé, des gauches européennes. Le principe intellectuellement et socialement suicidaire de la « non-discrimination » nationale, ethnique et religieuse est maintenant professé par les plus hautes autorités catholiques. Nous n’allons pas pour autant chercher à les renverser par une action révolutionnaire. La contre-révolution n’est pas une révolution contraire, mais le contraire d’une révolution, difficile à concevoir, difficile à mettre en œuvre, mais c’est le devoir, il est « impossible de nous y dérober ».

 

Ce jugement est malheureusement bien  exact.

Qu’on en juge par ce que le Cardinal Ratzinger écrit  de « Gaudium et Spes » : « Si l’on cherche un diagnostic global du texte, on pourrait dire qu’il est (en liaison avec les textes sur la liberté religieuse et sur les religions du monde) une révision du Syllabus de Pie IX,  une sorte de contre-syllabus ».  Et un peu plus loin dans le texte, le Cardinal écrit clairement, sans plus aucune nuance : « Le texte joue le rôle d’un contre-syllabus dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle de l’Eglise avec le monde tel qu’il était devenu depuis 1789 » (Les principes de la Théologie catholique, Téqui p.426-427)

 

 

C - Brigitte Bardot condamnée

 

 

 

On se souvient du très sympathique « coup de gueule » de Brigitte Bardot dans son livre « Un cri dans le silence ».

Stupéfaction ! Elle vient d’être condamnée.

 

Jean Madiran fait, dans Présent du 12 juin, le commentaire suivant 

 

« Brigitte Bardot et son éditeur, les Editions du Rocher, ont été condamnés, par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour des propos et opinions contenus dans le livre « Un cri dans le silence » paru en mai 2003. La condamnation était demandée par le Parquet, c’est-à-dire par « l’avocat du gouvernement ». C’est une condamnation pour « propos racistes ».

:

« L’un des motifs de la condamnation – ce n’est pas le seul invoqué, mais c’est la plus choquant – est que les propos de Brigitte Bardot conduisent le lecteur à « établir une relation causale directe entre l’islam et terrorisme »

 

Il saute aux yeux que l’existence ou la non-existence d’une relation causale directe entre « islam » et « terrorisme » est sans aucun rapport avec une théorie « raciste » ou avec un phénomène de « race ».

Néanmoins pour avoir énoncé une opinion sur le rapport entre « terrorisme » et « islam », on est en France passible d’une condamnation pénale pour racisme, comme Brigitte Bardot vient de l’être.
Donc savoir si aujourd’hui la relation causale entre islam et terrorisme est directe ou bien indirecte n’est plus une question que l’on puisse librement discuter. Il est interdit et pénalement condamnable, de prétendre que cette relation causale est directe. Il est obligatoire d’affirmer qu’elle est indirecte ; ou peut-être, inexistante »

 

 

 

D- Les élections présidentielles aux USA : Bush-Kelly, deux « frères » maçons !

 

 

Bush et Kerry vont s’affronter bientôt pour la présidence, l’un « démocrate », l’autre « républicain ». Mais il faut savoir qu’ils appartiennent tous les deux à la même loge maçonnique.

 

C’est ce que rapporte Christian Daisug dans Présent du 17 juillet 2004 ;

 

C’est à lire.

 

« Bush et Kerry appartiennent tous deux à une fraternité occulte qui s’intitule : « The Order of the Skull and Bones » (l’Ordre du Crâne et des Os)….Voici donc deux « frères » qui se disputent la fonction suprême. Et deux frères qui relèvent de la même chapelle maçonnique…Fondé en 1832, cet Ordre sévit sur le campus de l’université Yale où le républicain et le démocrate suivirent des cours dans les années soixante…L’Ordre est la plus ancienne société secrète des Etats-Unis ». De nombreux ministres, diplomates, banquiers, directeurs de journaux… en font partie : « les gestionnaires du globalisme ».

 

De cette filiation maçonnique, Christian Daisug, en  donne la preuve. Il se réfère aux propres paroles de leur interview réciproque.  Interviewés ils le furent , à 5 mois d’intervalle,  par le même journaliste, Tim Russert, sur la même chaîne télévisée :NBC, le 31 août 2003 et le 7 février 2004.   Christian Daisug écrit :

 

« Rien n’explique mieux à la fois la discipline maçonnique et le conformisme médiatique que deux interviews de Bush et Kerry, réalisées à cinq mois d’intervalle par le même journaliste sur la même chaîne télévisée. Le 31 août 2003 et le 7 février 2004, Tim Russert, de NBC, interroge Kerry puis Bush. Aux deux candidats à la Maison Blanche, il pose, entre autres, deux même questions : « Qu’avez-vous à dire aux Américains sur votre affiliation déjà ancienne à l’Ordre du Crâne et des Os ? » et «  A votre avis, l’idée de conspiration sera-t-elle confortée par la lutte de deux frères pour le même poste ? ». A ces deux questions, les deux hommes réagissent d’une manière rigoureusement semblable. A la première Kerry répond : « Pas grand chose parce que c’est un secret » et Bush : « C’est un secret ; nous ne pouvons pas en parler. » A la seconde, Kerry répond : « C’est possible » et Bush : « J’en suis sûr ». Il était difficile à deux hommes politiques lancés dans la plus éprouvante des compétitions électorales d’être plus laconiques. Bush et Kerry se sont hermétiquement fermés dès qu’ils ont senti la présence d’un danger, plus précisément, dès qu’ils ont perçu l’amorce d’un processus interrogatif dont ils redoutèrent de perdre assez vite le contrôle. Car Tim Russert est un vrai professionnel de la maïeutique télévisuelle. Lorsqu’il place une de ses victimes sur le gril, il n’en reste, en général, rien ou pas grand chose. Les questions piège font voler en éclat la moindre zone d’ombre du personnage à décortiquer et les allusions perfides font vaciller jusqu’au désarroi la mieux trempée des assurances. Or, le 31 août 2003 et le 7 février 2004, face à deux monstres de l’actualité acculés à la défensive par le défi d’un sujet explosif, Russert semble perdre tout à coup sa légendaire combativité. A deux reprises séparées par un assez long laps de temps, il « encaisse » sans réagir deux réponses inconsistantes qui sont pour lui comme des gifles. Lorsque Kerry et Bush verrouillent l’entretien par un brutal refus d’aller plus loin, Russert n’insiste pas et tente de se rattraper dans un autre domaine moins risqué. On a pu constater une fois de plus que les serviteurs de la presse aux ordres avaient toujours d’aussi bons réflexes de prudence ».

 

 

E -  Non à la Turquie en Europe

 

La récente visite à Paris du Premier ministre turc Tayyip Erdogan venu plaider la cause de son pays à devenir membre de «  l’Europe des 25 », nous donne l’occasion de réfléchir sur cet important problème.

 

Résumons nos arguments : « La Turquie n’est un pays européen ni par sa géographie, ni par son histoire, ni par sa culture, ni par sa religion…Si la Turquie entrait dans l’Europe, nous assisterions d’une façon concomitante à une délocalisation accélérée de nos entreprises et à l’explosion de l’immigration sur l’ensemble des pays de l’Europe développée, conduisant ainsi à une aggravation incalculable du chômage. Sans  parler de l’accélération du processus d’islamisation qui caractérise la société française. Deux perspectives, entre autres, difficilement acceptables ».

 

Développons ces arguments.

 

1-La Turquie n’est ni géographiquement ni culturellement européenne. Une trentième seulement de ses 784000 km2 est en Europe. Sa population est originaire d’Asie Centrale et des steppes mongoles.

2-La Turquie n’est pas européenne par l’histoire, jalonnée de multiples batailles avec la chrétienté : 1453, chute de Byzance, 1571 bataille de Lépante, 1529 et 1683 siège de Vienne. L’occupation ottomane a durablement marqué la Grèce, la Roumanie, la Bosnie, la Bulgarie où, notamment, les églises ne devaient pas être plus hautes qu’un guerrier à cheval !

3-La Turquie est musulmane à 99%. Elle compte aujourd’hui 68 millions d’habitants. Les trois quart des femmes y portent encore le foulard à la campagne. L’indice de fécondité est de 3,21 (1,8 en France, y compris les femmes immigrées ou d’origine étrangère…Il y a eu en 2002 autant de naissances turques (1 560 000) qu’en Allemagne et en France réunies…

4-La Turquie en Europe c’est la libre circulation de sa population qui renforcera les 20 millions de musulmans qui s’y trouvent déjà (dont 2,5 millions de Turcs en Allemagne). Main-d’œuvre concurrentielle habituée aux bas salaires.

5-C’est la « stratégie du coucou » : une accélération de l’immigration légale augmentera son poids démographique et, par le biais du droit du sol, modifiera à termes le visage traditionnel de nos pays

6-C’est la délocalisation massive

7-La Turquie en Europe c’est l’augmentation des signes visibles de l’islam : restaurants orientaux, hammams, alimentation hallal, écoles coraniques, mosquées, radios, journaux, TV communautaires. Tayyip Erdogan de l’AKP (parti de la justice et du développement) islamiste « modéré », déclarait avant d’être Premier ministre : « Les minarets sont nos baïonnettes, les mosquées nos casernes, les croyants nos soldats ». A-t-il modifié son discours uniquement pour séduire nos eurocrates ?

8-La Turquie en Europe c’est l’aggravation de tous les trafics qui sont la plaie du continent. Prostitution, trafics de stupéfiants, contrebandes diverses

9-La Turquie en Europe c’est accepter la négation du droit des minorités. La Turquie après avoir massacré les Arméniens et chassé les Grecs d’Asie mineure, nie toujours les droits culturels de son importante minorité kurde

10-La Turquie en Europe c’est 90 députés au Parlement de Strasbourg, le plus fort contingent d’euro-parlementaires.

 

Conclusion : « Si les mots ont un sens, l’Union européenne est…européenne et a vocation à regrouper les peuples issus d’une même civilisation vivant sur ce cap occidental du continent eurasiatique et formant des projets d’avenir communs

En revanche rien n’empêcherait une Confédération européenne, maîtresse d’elle-même, de nouer de fructueux liens de partenariat avec sa voisine la Turquie. Toute la coopération, mais rien que la coopération. (Dans Présent du 23 juillet, sous la signature de JC Rolinat).

 

Quelques réactions d’homme politique

 

Jacques Chirac : « l’intégration de la Turquie dans l’union européenne (est) souhaitable ».

Pierre Moscovici (PS) : La Turquie constitue une porte ouverte vers le monde musulman…Elle peut être un  facteur de renforcement de notre sécurité…Il ne faut pas la rejeter. D’autant que je ne suis pas de ceux qui pensent que l’Europe doit être un club chrétien…N’ayons pas peur du caractère musulman de la Turquie. C’est un enrichissement. L’Europe doit être multiculturelle et multiureligieuse. »

François Bayrou : « Si l’on considère que l’Europe doit s’étendre perpétuellement et englober des pays qui appartiennent à d’autres continents et à d’autres cultures, alors on aura au bout du compte une Europe faible qui sera incapable d’agir…L’Europe est fondée sur sa société, sur son histoire, sur sa conception de la famille, sur la conception de la femme, sur une certaine présence de l’histoire dans la société que nous vivons. Le moins que l’on puisse dire est que la Turquie n’est pas une société européenne. Nous aurions dû réfléchir à ce sujet avant, en 1999, de donner à la Turquie le statut de pays adhérants à l’Europe »

 

Quelques dates : La prochaine étape décisive pour Ankara aura lieu en octobre prochain avec un rapport de la Commission européenne qui doit recommander ou non l’ouverture des négociations d’adhésion sur laquelle se prononceront les dirigeants européens lors de leur sommet le 17 décembre à Bruxelles.

 

 

F –  Le discours du Président Chirac à la fête du 14 juillet 2004

 

Jean Madiran a commenté certaines paroles du discours de Jacques Chirac du 14 juillet

 

Jean Madiran : « Le président Chirac nous a appelé au « rassemblement » sous le signe du 14 juillet, « symbole, a-t-il dit de notre fraternité ».

Symbole de notre fraternité, l’anniversaire du 14 juillet 1789 ?

Lugubre anniversaire, barbare de « la prise de la Bastille » par « le peuple de Paris », en réalité par une émeute de la pire canaille, se livrant à un ignoble massacre, en outre dépeçant les cadavres, leur arrachant glorieusement les viscères, et inaugurant ce fameux rite révolutionnaire consistant à promener dans les rues, au bout des piques, les têtes coupées. Rite aussitôt authentifié par l’atroce absolution qu’invente Barnave : « ce sang était-il donc si pur ? »

Cette « fraternité » là, cette fraternité républicaine, a été sauvage dès le début. Elle n’a jamais été fraternelle, à l’exception de la fraternité maçonnique. Officiellement érigée en « fête nationale » par un mensonge d’Etat, elle a ouvert la voie à l’apostasie de la France et à sa déchéance progressive dans la culture de la mort ».

 

 

 

G- Et son discours du  8 juillet 2004 à Chambon sur Lignon

 

 

Maître Georges-Paul Wagner l’analyse également :

 

« Quand Chirac nous parle de racisme et d’antisémitisme et nous demande « de nous souvenir d’un passé encore proche » (pensant à la guerre de 1940-1945, qu’il est défendu aux historiens d’étudier et de traiter complètement), il ment et il sait qu’il ment, car il sait que les actes racistes récemment constatés sur le terrain, notamment en Alsace, sont l’expression d’une autre philosophie et l’effet d’autres causes, c’est-à-dire d’une montée de ce qu’on nomme le communautarisme, particulièrement signalé par un rapport qui vient d’être publié par l’Inspection générale de l’éducation. L’Etat pluriracial et pluriconfessionnel, que Chirac a souhaité et plusieurs fois favorisé par ses discours et ses décisions déroule tout simplement ses conséquences à l’école et dans la rue. L’islamisation gagne et envahit des quartiers entiers. C’est ce rapport qui le signale et ce qui est pire, il signale que ce communautarisme sépare les communautés au sein des communautés, favorisant, préparant, annonçant des guerres de groupes à groupes et puis, en souvenir et en réparation de ce qui se passe en Irak et en Palestine, il dresse les islamistes contre les juifs et réciproquement ».(Présent. N° 5619)