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Un regard sur l’actualité politique et religieuse

 

au 24 octobre   2004

N°14

Par Monsieur l’abbé Paul Aulagnier

 

 

L’islamisation de la France « en marche »

 

« La passivité des pouvoirs publics face à l’invasion de l’islam et à l’esprit offensif des activistes musulmans est impardonnables. Car elle est grosse de péril mortel pour la France ».(G. Dillinger, Présent 16 09 04)

 

 Avec l’homo phobie, dont la « philosophie » ( ?) est  à la  recherche d’un « statut légal » pour mieux organiser sa « dictature infernale» après l’avoir établie déjà médiatiquement, l’islamisation « galopante » de notre pays est bien le problème le plus grave que nous ayons à connaître en ce début de siècle. Aussi  n’est-il  pas étonnant que « Regards sur le monde » y consacre un dossier complet sous le titre « l’islamisation de la France est « en marche ». Certains parlent même « d’islamisation galopante ».

 

Sommaire :

Introduction

a-     Les faits de cette islamisation

b-    Un rapport des RG sur « le communitarisme islamique des cités »

c-     Sarkosy, ministre d’Etat, inaugure une mosquée à Asnières

d-    L’immigration « clandestine » en France

e-     Les connivences des pouvoirs publics en France avec l’islamisme

1-     « cacher les faits ».

2-     le droit  et cette connivence

3-     le Conseil d’Etat soutient aussi cette politique de connivence .

4-     Les collectivités locales : même politique

5-     .La création du « Conseil français du culte musulman »

6-      La suppression de la « double peine ». Qu’en penser ?

7-     Chirac et Bouteflika. Ce que l’Europe veut faire avec la Turquie, Chirac le fait en « catimini », avec Bouteflika.

        f-  « Quand l’étranger frappe à nos portes ». Texte du « Comité de l’épiscopat chargé de l’immigration »

 

 

« L’islamisation de la France en marche » : c’est le titre de Présent, utilisé par Alain Sanders depuis maintenant plusieurs numéros du journal.  Ce sera l’objet de ce numéro de « Regards… »

 

Les musulmans de France sont généralement estimés à « quatre ou cinq millions ». C’était le chiffre donné par le Haut Conseil à l’Intégration (HCI) dans son rapport  publié en décembre 2000, « l’Islam dans la République ».

 

On peut dire que l’Islam s’est durablement enraciné en France dans les années 1960 avec l’arrivée massive de travailleurs immigrés venus du Maghreb, d’Afrique noire et de Turquie. Les mesures de « regroupement familial » adoptées au début des années 1970, ont fait grossir les rangs de cette immigration.

 

On a l’impression que cette islamisation s’accélère.

 

Les faits sont là. Il faut en prendre acte. Nous parlerons de quelques faits plus récents. Et nous  parlerons du rapport des Renseignements Généraux « sur le repli communautaire » révélé,  le 6 juillet,  par Le Monde. Ce sera nos deux premiers points (A) et (B)

 

Cette islamisation  s’accélère avec la haute protection de l’Etat, pourtant laïc. Au point que l’on peut légitimement se poser la question : « et  si cette laïcité n’avait qu’un adversaire à réduire à néant : l’Eglise et son dogmatisme, la France chrétienne avec  sa civilisation, radicalement opposée à l’Islam, à ses coutumes tant privées que publiques ? 

 

Cette islamisation de la France s’accélère, vous dis-je, avec la haute protection de l’Etat. Et l’on voit un Mr Sarkozy, ministre d’Etat, présent à l’inauguration de la nouvelle mosquée à Asnières (Haut de Seine). Nous donnerons le discours qu’il prononça à cette occasion. Ce sera notre troisième point.(C)

 

Et l’on voit une immigration »clandestine »  s’accroître sans cesse par suite d’une certaine « pratique » des services publics . Une étude particulièrement bien fouillée de Jérôme Bourbon, journaliste à Rivarol, le démontre fort bien.  Ce sera notre quatrième  considération. (D)

 

Nous y ajouterons d’autres remarques de Georges Dillinger allant dans le même sens ? Ce sera notre cinquième point (E). Et là, nous donnons bien des preuves.

 

Et cette islamisation s’accélère aussi  avec la connivence de certaines autorités religieuses catholiques de France. Et nous parlerons du document du « Comité épiscopal des migrations et des gens du voyage », intitulé : « Quand l’étranger frappe à nos portes » rédigé sous l’autorité de Mgr Jean-Luc Brunin, aujourd’hui évêque d’Ajaccio. Ce sera notre sixième considération (F)

 

Mais avant de parcourir ces sujets,  disons un mot , des raisons qui  expliquent sans justifier bien sûr,  cette islamisation « galopante ».

 

Introduction

 

Cette islamisation « en marche » a bien des raisons qui l’explique sans la justifier.

 

« Elle a pour source une idéologie perverse qui met tout à égalité, qui ne veut plus contraindre, qui rejette la force et entretient la naïveté d’attendre des miracles du dialogue ou de la séduction opérée par nos valeurs individualistes

 

Elle repose aussi parfois sur une véritable haine de la France, de ses traditions, en particulier religieuses, des éléments de sa personnalité profonde et de ses vertus millénaires.

 

S’ajoute à cela la peur de notre pouvoir exécutif et de ses courroies de transmission : peur de l’embrasement qui pourrait déchaîner telle ou telle réaction locale, peut être critiqué par les médias et peur, en cas d’affrontement grave, de déplaire à ses électeurs et de n’être pas réélus. La France n’est donc plus gouvernée et nos autorités se cantonnent dans une passivité criminelle ».(Georges Dilliger. Présent du 16 09 04)

 

 

 

 

 

A – Quelques faits nouveaux de cette islamisation de la France.

 

A Saint-Etienne, va se construire non pas seulement une mosquée mais un centre culturel musulman tentaculaire (Présent du 15 octobre 2004)

 

Alain Sanders écrit : « Dans Présent du 13 octobre…nous annoncions la pose de la première pierre de la future grande mosquée de Saint Etienne. En présence de Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris. Ce ne sera pas « seulement » une mosquée qui sera construire dans la ville qu’aimait François Ier, mais une véritable complexe culturo-cultuel qui comprendra notamment une école et une salle de réunion. « Ce sera le plus grand centre culturel de la région Rhône-Alpes » déclare avec fierté Larbi Marmiche, président de l’association socio-culturelle marocaine de Saint-Etienne à l’origine du projet. Le plus grand centre culturel d’une région aussi riche culturellement que Rhône-Alpes sera donc musulman…France ton identité fout le camp » !

L’édifice, qui se dressera sur le site d’une ancienne usine d’hydrocarbure, s’étendra sur une superficie de 1400 mètres carrés et comportera un minaret de 14 mètres de haut..

 

L’islamisation est en marche, la construction de mosquées et de centres culturo-cultuels où l’on enseigne le Coran et l’arabe est en pleine expansion, les revendications communautaires agressives dans les écoles, les hôpitaux, les piscines, les cantines, les prisons (NDR on pourrait ajouter, les tribunaux etc )se multiplient et que fait l’Etat ? Il inaugure des mosquées… et les municipalités s’ingénient à trouver des « trucs » pour contourner la loi interdisant à l’Etat d’intervenir dans le financement des lieux de culte » (Présent, 15 octobre 2004)

 

Mais il faut parler aussi de l’inauguration de la mosquée d’Asnières ( Hauts-de-Seine), le 11 octobre 2004 par Nicolas Sarkosy.

 

Il faut ajouter d’autres  projets de lieux de culte, rue de Tanger et rue de la Goutte-d’Or dans un Paris qui a déjà des mosquées rue Myrrha, rue Mathis , passage de la Cité-industrielle, rue Etienne-Marey, rue Orfila etc. On y ajoutera les mosquées des Hauts-de-Seine (dix lieux de culte officiels et une dizaine qui ne le sont pas, des Yvelines (une douzaine), d’Esonne (quelque vingt-cinq lieux de culte), de Seine-Saint-De,is, du Val d’Oise, du Val-de-Marne, pour la seule Ile-de-France. Mais les projets de mosquées se multiplient : à Clichy, à Gennevilliers, à Saint-Quentin, à Limay, à Plaisir, à Epone, à Corbeil-Esonne, à Vigny sur Seine, à Massy, aux Ulis, à Grigny, à Créteil, à Bondy.

Autre projet colossal, la Grande Mosquée de Strasbourg dont la première pierre sera posée ce 29 octobre. Avec un dôme en cuivre culminant à vingt mètres et une sale de prière pouvant accueillir 2000 pratiquants. Et 10% de subventions accordées par la municipalité.

 

Il y a ainsi au bas mot, pour l’heure…, quelque 1600 lieux de culte musulman qui maillent notre pays. ( Alain Sanders,  Présent du 20 octobre 2004)

 

 

B- Un rapport sur le communautarisme islamique des cités

« Dans un rapport « révélé » le 6 juillet par Le Monde, les Renseignements Généraux (RG) s’alarment du « repli communautaire » auquel sont confronté des centaines de quartiers sensibles.

 

Selon ce document, remis au ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin, sur 630 quartiers surveillés par les RG, près de la moitié seraient « ghettoïsés » ou en voie de l’être. Huit critères susceptibles de marquer un tel esprit ont été ainsi établis par les RG :

-         nombre important de familles immigrées pratiquant parfois la polygamie,

-         tissu associatif communautaire,

-         commerces ethniques,

-         multiplication des lieux de culte musulmans,

-         port d’habits religieux ou orientaux,

-         graffitis anti-occidentaux ou antisémites,

-         classes scolaires regroupant des enfants ne parlant pas français,

-         difficulté à maintenir une présence de français d’origine.

 

Tout est dit et l’on vient trop tard, pourrait-on commenter à la manière de La Bruyère. Tout est dit en effet de l’immigration-invasion, de sa colonisation et de son intégration à l’envers, de son racisme anti-français, de son épuration ethnique, de ses zones de non-droit : tous ces débordements et toutes ces tumeurs que nous dénonçons depuis des lustres avec cette formule : trop d’immigrés trop inassimilables ! Et qu’aucun plan de cohésion sociale ni aucune politique de la ville, ni,  - encore moins ! – aucune discrimination positive ne pourront résorber.

 

Les auteurs du rapport évoquent la situation de femmes « régulièrement victimes d’injures et de violences ». Ils soulignent également des « survivances culturelles aboutissant à une certaine endogamie », «le  maintien de modes de vie traditionnelles », l’ « émergence de modes de régulation sociale des conflits  parallèles aux institutions », « vie associative repliée, organisée en fonction de l’origine des participants ». Sans parler des économies parallèles et souterraines….

 

Le RG relèvent également l’influence de prédicateurs dont « le prosélytisme intégriste (…) porte ses fruits, notamment auprès des jeunes et des enfants pris en charge par de nombreuses associations qui oeuvrent dans le domaine sportif et éducatif (crèches, écoles coraniques) »

 

Ajoutons pour finir, que ce n’est pas parce qu’il est « communautaire » que ce « repli » est nocif en soi (comme le croient naïvement les laïcistes, car il existe de bons communautarismes explicitement ordonnés au bien commun national, mais parce que précisément ce « communautarisme des quartiers est objectivement tourné contre la France et s’affiche en ennemi de notre identité nationale et culturelle… » (AFS n° 175)

 

 

 

C– Sarkosy, ministre d’Etat, inaugure une nouvelle mosquée à Asnières (Hauts de Seine)

 

Le 11 octobre 2004, Nicolas Sarkosy participa à la pose de la première pierre de la nouvelle mosquée d’Asnières. Et même, il prononça un discours. Le voilà in extenso.

 

« Discours de Monsieur Nicolas Sarkosy

Ministre d’Etat, de l’économie, des finaces et de l’industrie

Président du Conseil général des Hauts de Seine

(Seul prononcé fait foi)

 

Mesdames et Messieurs

 

La pose de cette première pierre de la mosquée d’Asnières est un grand moment.

 

Je pense d’abord aux musulmans. Monsieur Mabrouk Belyadi, vous  m’avez invité ce 15 septembre à participer à cette cérémonie. Je puis vous assurer que c’est sans hésitation et avec beaucoup de joie que j’ai accepté.

 

La place d’un ministre d’Etat n’est pas en dehors des lieux de culte. Elle est au contraire à l’intérieur, à vos côtés, aux côtés de l’imam Ali Ahmed et de tous les musulmans qui viendront ici trouver un peu de lumière. (sic)

 

Il ne faut pas craindre la religion. Il faut au contraire l’encourager.

 

J’étais, il y a deux semaines,

A Nanterre aux côtés de l’imam, du rabbin et du prêtre pour fêter ensemble les dix ans de l’association Zy’va. Je serai mercredi prochain avec les représentants de la communauté juive du département. Comme j’étais au mois de juillet avec les représentants de la communauté musulmane.

La République laïque est celle qui permet à nos concitoyens de vivre leur religion avec les mêmes devoirs, mais aussi avec les mêmes droits. Elle n’est pas celle qui ignore les religions.

 

Et vous savez combien Manuel Aeschlimann partage cette conviction. Vous l’avez d’ailleurs affirmé : sans lui ce projet n’aurait jamais existé.

 

Je sais que cette première pierre est aussi une première étape. Vous avez bien d’autres projets, notamment celui de construire un centre culturel pour accueillir des rencontres interculturelles, des séminaires ou des expositions.

 

Vous pouvez, et vous devez être fiers de votre culture. C’est en vous ouvrant, en montrant la richesse de la culture musulmane que vous ferez taire les craintes. C’est en invitant les représentants des religions juives, orthodoxes ou catholiques que vous ferez taire les méfiances.

 

Les musulmans de France, comme les fidèles des autres religions, ont le droit d’exercer leur culte et d’exposer leur culte dans le respect et la tolérance. Je serai à vos côtés pour que ce droit soit une réalité.
Je vous remercie. »

 

On ne peut pas mieux s’ « illusionner » sur l’Islam. Il n’est ni tolérant, ni libéral. Il est exclusif de toutes autres…. religions. Comment un ministre d’Etat peut-il tenir un tel discours ? On pourra le lui reprocher un jour…Pour vous convaincre de la vraie réalité de l’Islam voyez donc le paragraphe précédent et ne craignez pas de relire le récent témoignage d’un évêque du Soudan au contact même de l’islam, dans le n° 13 de « Regards sur le monde ». (http://item.snoozland.com).

 

 

 

D -  l’immigration « clandestine » en France et les pouvoirs publics

 

 

Jérôme Bourbon de Rivarol analyse avec justesse ce problème de l’immigration clandestine.  Il écrivait cet article dans Rivarol de 8 octobre 2004.  Sa lecture est intéressante.

 

« L’a-t-on remarqué ? Depuis plusieurs années il n’est plus du tout question de l’immigration dans le débat public. En l’espace de deux décennies, des deux côtés de la Manche, l’on a réussi à escamoter ce sujet pourtant vital pour l’avenir de la nation. Non seulement nul ne tente plus rien pour réduire l’immigration légale (officiellement supprimée en juillet 1974 sous Giscard et Chirac et aujourd’hui vantée par le gouvernement Raffarin et Nicolas Sarkozy) mais les pouvoirs publics ne cherchent même plus à empêcher ou à limiter l’immigration clandestine. A preuve les conclusions du rapport confidentiel de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’Inspection générale de l’administration (Iga) selon lesquelles 250 000 étrangers, auxquels les autorités françaises ont refusé l’asile depuis 1998, vivraient encore aujourd’hui sur le territoire national.

 

A-  250 000 INEXPULSABLES DANS LA NATURE

 

Parmi ces déboutés du droit d’asile figurent 18 000 familles, soit environ 62 000 personnes, devenues de fait inexpulsables. Quelque 6000 familles sont même totalement à la charge de l’Etat au titre d’un hébergement, sans limite de durée. Coût de cette gracieuse hospitalité : 43 millions d’euros pour la seule année 2003. Les centres d’accueil pour demandeurs d’asile logeraient 10% de déboutés, les centres d’hébergement d’urgence 15% tandis que le gîte à l’hôtel (qui coûte en moyenne 17 euros par nuit, à la charge du contribuable) se généralise. Le rapport constate l’explosion des dépenses consacrées par le ministère de la Cohésion sociale où sévit le démagogue Jean-Louis Borloo pour le secteur du « droit d’asile », déboutés compris : 134 millions d’euros en 2001, 286 millions en 2003. Preuve que si Sarkozy est favorable à un budget de rigueur, les immigrés ne subissent pas, eux, la rigueur ni des finances, ni de la loi !

Ces déboutés avaient déposé une demande devant l’Office de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), puis, en vain, un recours devant la Commission des réfugiés (CRR) mais qui n’ont pas obtenu gain de cause. Pendant les dix-neuf mois environ de procédure, les demandeurs d’asile sont autorisés à rester en France. Lorsque la réponse définitive est négative, ce qui est le cas pour plus de 80% des dossiers (sur les quelque 40 000 décisions annuelles rendues par l’OFPRA, le nombre de statuts de réfugiés accordés avoisine les 6 000), la préfecture ne renouvelle plus les autorisations de séjour provisoire et remet une « invitation à quitter le territoire ». Les déboutés s’évanouissent alors dans la nature et viennent alimenter les rangs des sans-papiers de sorte que l’OFPRA fonctionne comme une machine à fabriquer des clandestins. D’autant que ces immigrés détruisent généralement leurs papiers d’identité, afin d’éviter tout renvoi dans leur pays d’origine.

 

B - CHERE AME… 700 MILLIONS D’EUROS !

 

Prises en charge par la Sécurité sociale, dans le cadre de la Couverture maladie universelle (CMU) de Martine Aubry, pendant la durée d’examen de leur demande d’asile, ces familles bénéficient, une fois épuisées leurs voies de recours, de l’Aide médicale d’Etat (AME) qui permet aux clandestins de jouir de la totale gratuité des soins, y compris pour une prothèse dentaire ou le port de lunettes. Or, la facture de l’AME a, elle aussi, explosé : selon Le Figaro du 15 septembre, elle devrait approcher cette année les 700 millions d’euros pour 170 000 bénéficiaires, soit presque autant que le budget du ministère de l’Ecologie, alors même que son coût annuel était initialement estimé à 45 millions d’euros, soit quinze fois moins.

Face à ce constat effroyable, que concluent les rapporteurs de l’Igas et de l’Iga ? « L’éloignement des familles, juridiquement possible, restera dans les faits difficile à mettre en œuvre à grande échelle, surtout du fait de la présence des enfants. Il se heurte à l’insuffisance des centres de rétention adéquats, mais aussi à la jurisprudence et surtout à des obstacles d’ordre psychologique et culturel (quel aveu !) qui renvoient, en fin de compte, au degré d’acceptation politique et social de ce type de mesure ». Aussi ces « experts » préconisent-ils courageusement « la régularisation des familles qui sont hébergées dans des structures à financement public », l’ouverture du marché du travail aux déboutés et même aux demandeurs d’asile qui sont depuis plus de douze mois en France, (« La mission estime souhaitable de développer des possibilités d’activité, rémunérée ou non, pour les demandeurs d’asile afin de lutter contre le désœuvrement, d’ouvrir aux demandeurs d’asile la formation de français langue étrangère, de leur permettre d’occuper des emplois saisonniers » Puisqu’on juge politiquement et moralement impossible de renvoyer ces clandestins, régularisons-les, donnons-leur du travail ou mieux encore payons-les à ne rien faire, et le tour est joué. Voilà comment le personnel dirigeant raisonne en ce début de XXIe siècle !

 

 

C- LA TETANISATION DES ELITES ET DES EXPERTS

 

Le Figaro qui dévoile l’essentiel de ce rapport de l’administration révèle que ce document « n’a été diffusé qu’à quelques exemplaires tant le sujet est tabou ». Autrement dit, les hauts fonctionnaires eux-mêmes ont parfaitement intériorisé le fait qu’il n’est plus possible en France de parler librement de l’immigration, même clandestine, et que par peur de la Police de la Pensée, on ne peut proposer que des solutions d’accompagnement social de l’invasion migratoire. Au reste, les rapporteurs notent que les familles déboutées du droit d’asile qui ont des enfants scolarisés ne sont jamais inquiétées. « Aucun préfet ne se risquerait à demander leur reconduite », note le rapport. Le préfet dont la mission est de faire respecter et appliquer la loi la viole ainsi délibérément pour ne pas déplaire aux associations gauchistes et aux media qui mèneraient aussitôt une campagne de déstabilisation et de diabolisation ! C’est-à-dire qu’il n’est plus d’Etat digne de ce nom dans notre pays.

Or, c’est l’ensemble des pouvoirs publics qui est paralysé. Débattus depuis près de deux ans, plusieurs décrets restreignant les conditions d’accès à la gratuité des soins pour les étrangers en situation irrégulière, ne sont toujours pas entrés en vigueur. Pourquoi ? Parce que, toujours selon Le Figaro, « les ministres, tétanisés par la crainte de déplaire aux associations de défense des sans-papiers, très vigilantes sur le sujet, rechignent à les signer. D’autant qu’une partie du corps médical est opposée à toute remise en question du système ». Une proposition de loi prévoyant simplement de « centraliser à des fins comptables les demandes d’AME » afin de « mieux encadrer le dispositif pour éviter les dérives » et de « juguler l’accroissement considérable des demandes parfois infondées » a beau avoir été cosignée par près de deux cents députés UMP, le gouvernement fait la sourde oreille tant est grand le poids des lobbies immigrationnistes.

 

D- LA VICTOIRE DE SOS-RACISME

 

En exactement vingt ans d’existence, l’association Sos-Racisme, bien qu’elle ait moins de militants que de problèmes financiers et qu’elle soit moins médiatisée que du temps d’Harlem Désir ‑ recyclé au Parlement européen comme député socialiste ‑, a donc parfaitement réussi sa mission : criminaliser toute politique restrictive en matière d’immigration et faire du soi-disant racisme le seul péché absolu. Car ce ne sont pas seulement les milieux dirigeants qui sont devenus des militants obsessionnels de l’antiracisme unilatéral, laïque et obligatoire, c’est l’ensemble de la société qui a subi et pour l’essentiel accepté une véritable rééducation civique. C’est si vrai que lorsque se produisent des faits divers mettant en cause des allogènes, les victimes ou les témoins indigènes des crimes ou délits ne pointent jamais du doigt l’identité et l’origine ethnique des coupables ni ne critiquent la folle et criminelle politique d’immigration. La plupart de nos compatriotes ont moins peur des coups, des insultes, des injures, des crachats qu’ils subissent (ou dont ils sont témoins) que d’être taxés de racisme ou de xénophobie par la bien-pensance politico-médiatique ou d’être passibles des tribunaux républicains

Il y a quelques années, dans la banlieue lyonnaise, des Jeunes avaient délibérément mis le feu à des voitures roulant au GPL, sans doute pour s’amuser et peut-être dans une intention homicide. Plusieurs pompiers appelés sur les lieux avaient alors péri dans des souffrances atroces. Les gens du cru manifestèrent. Contre l’acte odieux de ces Jeunes ? Contre la politique d’immigration ? Contre la hausse de la délinquance et du crime ? Que nenni ! Ils s’étaient rassemblés pour protester contre le GPL ! Lorsque l’on atteint un tel niveau de couardise et, disons-le, d’indignité, il n’y a plus qu’à baisser le rideau.

En fait, un grand nombre de Français, à la suite d’un lavage de cerveau continuel à l’école, à la télévision, au cinéma, dans les variétés, dans les prônes, dans les discours politiques et syndicaux, sont devenus à leur insu des militants antiracistes et, délaissant volontiers leur prochain, n’ont d’yeux et d’intérêt que pour leur lointain. Il est tellement plus facile de prétendre aimer l’Autre que de s’occuper des siens, de les assister, de les aimer, malgré leurs défauts. Déjà à son époque, Bernanos flétrissait ses contemporains qui avaient « le cœur dur mais la tripe sensible ».

 

E- LA RESISTANCE DES SUISSES

 

Nos voisins helvètes, si souvent moqués et méprisés, ont semble-t-il un peu plus de bon sens dans ce domaine. Au grand dam de leur classe politique, des media et des associations prétendument antiracistes, ils ont refusé dans une votation populaire le 26 septembre, et cela pour la troisième fois depuis 1983, que les naturalisations soient facilitées pour les immigrés des deuxième et troisième générations. Les Suisses avaient déjà dit non à 55 % en 1983 ; en 1994, la mouture avait certes été approuvée à 53% mais la majorité des cantons avaient dit non, ce qui avait bloqué la réforme. En 2004, malgré le soutien de tous les cantons romands, sauf le Valais, les deux volets de la naturalisation ont donc été rejetés, à hauteur de 56,8% pour les immigrés de la deuxième génération et à 51,6% pour ceux de la troisième grâce à la Suisse alémanique qui, après avoir mis un veto victorieux à l’entrée du pays dans l’Espace économique européen, prélude à l’accession à l’Union européenne, prouve une nouvelle fois son souci d’indépendance nationale et d’homogénéité ethnique.

C’est une victoire éclatante pour l’Union démocratique du centre de Christoph Blocher qui, ministre de la Justice, a appelé à respecter le choix du peuple, et pour l’Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) qui avaient activement mené campagne contre ce dangereux assouplissement des conditions d’accès à la citoyenneté helvétique. Selon l’Office général de la statistique, près de 28% des personnes résidant actuellement en Suisse sont de nationalité étrangère à la naissance et plus d’un quart d’entre elles ont été naturalisées au cours de leur vie. L’an dernier, 35 400 naturalisations ont eu lieu. La réforme du droit en vigueur aurait entraîné jusqu’à 15 000 naturalisations annuelles supplémentaires.

 

F- A QUAND UN REFERENDUM ?

 

Honneur donc aux Helvètes d’avoir résisté à l’idéologie dominante. En revanche, chez nous, le système a parfaitement réussi à contenir et à neutraliser le Front national qui, malgré maintes campagnes dans les années 80 et 90, n’a pu empêcher ni même retarder l’invasion et la colonisation de notre pays. En faisant du Front et de son chef des épouvantails, les media et les lobbies ont puissamment contribué à désarmer les défenses immunitaires des Français.

Seul peut-être un référendum comme chez nos voisins suisses enrayerait quelque peu le processus. A condition toutefois que les défenseurs de l’identité nationale aient droit à la parole. A condition aussi que la question soit posée en termes clairs et qu’une partie du peuple se réveille enfin de sa léthargie. Après tout, Chirac ne s’est-il pas souvent prononcé pour l’extension du champ du référendum aux questions de société et pour le référendum d’initiative populaire ? Mais, on le sait, l’Elyséen oublie vite ses promesses de campagne. Et pourtant, est-il à vue humaine d’autre solution qu’un sursaut populaire, fût-il improbable, pour espérer sauver le pays de la submersion allogène ?

 

Jérôme BOURBON, <jeromebourbon@aol.com>.

 

 

 

E – les  connivences des pouvoirs publics avec l’islamisme.

Les remarques de Georges Dillinger

 

« Il y a une complicité scandaleuse entre les pouvoirs publics, globalement responsables du destin de la France et les forces actives d’un islam conquérants sur notre territoire national ».

 

 Georges Dillinger, dans son article de Présent du 16 septembre 2004 en donne quelques preuves :

 

A – Cacher la réalité des faits

 

« Pour justifier cette passivité, la tactique consiste évidemment, avec la complicité pleine et entière des médias, à cacher les dangers d’une situation qui pourtant s’aggrave de jour en jour. Tous les moyens sont bons : depuis l’affirmation sans cesse réitérée par les plus hautes autorités de l’Etat de la nature pacifique et tolérante de l’islam jusqu’à la dissimulation de données sur l’importance de l’immigration dans la délinquance et la criminalité qui ravagent notre pays. Car ces données permettraient aux citoyens de mieux appréhender les menaces. Un exemple entre mille : l’interdiction de publier l’origine d’un délinquant ou d’un criminel qui vient d’être arrêté par la police, ou les statistiques concernant l’origine de la population carcérale, ou encore la proportion des différentes origines des criminels et des délinquants. Observons qu’il a fallu la flambée des attentats contre les juifs ou leurs établissements, consécutivement à la deuxième «  intifada », pour que  des violences imputables à des musulmans insuffisamment intégrés à notre  société soient dénoncés par les autorités et les médias. Le sang d’un juif serait-il plus précieux que le sang d’un chrétien et serait-il plus grave de s’en prendre à une synagogue qu’à une église ?

Bien entendu, cette dissimulation des réalités du problème et de son ampleur laisse la majorité des citoyens français  -presque tous ceux qui ne sont pas quotidiennement confrontés aux exactions  -- dans une indifférence et une quiétude rassurantes. Celles-ci sont d’autant plus explicables que nos compatriotes sont, en règle générale, assez tentés par le comportement de  l’autruche devant la perspective d’un danger ».

 

B – Lorsque le droit vient au secours de cette politique de « connivence »  des pouvoirs publics

 

 

« Cette passivité se transforme en une détermination farouche et intraitable en présence de la moindre velléité des français pour dénoncer le mal, pour se défendre, pour protéger leurs enfants, leur pays, leur avenir. On assiste alors à une répression sauvage dont l’arme absolue est cette interdiction de toute discrimination fondée sur une différence au nom de l’ethnie, de la race, de la religion, de la nation etc . Cette interdiction est législative et judiciaire et elle relève de la pénalité ; mais en outre, elle a pénétré les esprits et conduit chacun à diaboliser la moindre velléité de légitime défense des français. Observer que, en règle générale, nous étions mieux chez nous quand nous étions entre nous que maintenant, noyé dans un magma cosmopolite ; suggérer que l’importance excessive de l’immigration met en péril notre propre « droit à la différence » ; dénoncer comme intolérable qu’une minorité musulmane entende imposer son particularisme à une majorité, alors qu’elle n’est pas chez elle ; ne pas admettre que les pires sévices à l’encontre d’un français soient des manifestations banales de violence, alors que la moindre réaction contre un arabe est un acte scandaleux et intolérable. Tout cela n’est pas permis : c’est du racisme, de la xénophobie, relevant des sanctions de la loi et de la réprobation générale . Noter qu’un islam envahissant est le terreau d’un islamisme insupportable relèverait d’un amalgame qu’il faudra impitoyablement éradiquer.

 

Les français, en présence d’un compatriote agressé, restent prostrés, attitude que l’on attribue à la lâcheté. Mais pourrait-il en être autrement dès lors que nos compatriotes sont pris dans une véritable tenaille entre les voyous jeunes et aggrésifs qui les attaquent et une justice qui les condamne avec la dernière sévérité si pour une fois, ils arrivent à se défendre efficacement. La légitime défense n’est plus possible dans notre pays. D’éventuelles associations, regroupant des citoyens animés par la volonté d’user de ce droit sacré, tomberaient sous le coup d’un système de la dernière vigilance et de la plus extrême sévérité.

 

C -  Même le Conseil d’Etat porte main forte à cette politique « incompréhensible et suicidaire » . La preuve.

 

Cette politique complice entre les pouvoirs exécutif, législatif, médiatique et l’islamisme éclate au grand jour en de multiples occasions. Elle apparaît à la fois incompréhensible et suicidaire. Depuis des décennies il y  avait déjà complicité passive dans le refus de rétablir l’ordre public troublé par des bandes de fauves ou des manifestations scandaleuses, dans l’acceptation résignée devant tous les comportements les plus contraires à notre tradition, devant toutes les exigences les plus parfaitement dérogatoires à notre droit. Citons ainsi un cas significatif. Des organismes sociaux avaient refusé des prises en charge à un ayant droit les demandant pour plusieurs épouses simultanées. Dans la mesure où la polygamie est interdite en France et relève de notre Code pénal, on comprend qu’elle soit tolérer chez des visiteurs relevant, comme on dit, d’une autre culture. Mais il est évidemment impensable qu’elle ouvre des droits à des allocations diverses. Eh bien, le Conseil d’Etat a cru bon de caser cette décision des organismes sociaux et de faire profiter le polygame de poly allocations, aux dépens des cotisations des assujettis français qui passeront devant les tribunaux pour la même pratique. Dès lors, n’est-il pas évident que les musulmans, qui entendent bien que leur loi prime sur la loi française, ne peuvent être que renforcés dans leur détermination et leur tactique toujours plus offensive ?

 

 

D – Et les collectivités territoriales n’entendent pas être de reste…

 

« Mais, principalement avec le dernier gouvernement, nous  nageons dans la complicité active. Derrière ce gouvernement, les collectivités territoriales entendent ne pas être en reste. Et c’est participation, sous forme de financement, voire l’attribution de locaux, à une multitude d’associations officiellement musulmanes, mais déjà islamistes ou prêtes à le devenir. C’est la contribution de cet argent public, celui des contribuables, à la construction de lieux de cultes, de mosquées, ainsi qu’à leur budget de fonctionnement, en violation du principes de « spéciation des cultes et de l’Etat ». C’est la participation à la construction de centres culturels et au financement d’associations qui trop souvent ne sont culturelles que de nom et aboutissent à entretenir et à développer officiellement l’islam, si ce n’est déjà l’islamisme »

 

E – La création du « Conseil Français du Culte Musulman » est encore une preuve de cette complicité active que nous dénonçons .

 

« Pour en revenir au pouvoir central, c’est la décision aberrante d’instituer ce Conseil français du culte musulman, assorti de ses conseils régionaux, qui crée un véritable exécutif provisoire au profit des musulmans. C’est-à-dire l’embryon d’un Etat dans l’Etat qui deviendra une autorité incontournable, puisque puisant sa légitimité dans les décisions mêmes de l’Etat français. L’aberration a encore été aggravée par le mode de désignation des conseillers. De quoi s’agit-il ?  On tire sans cesse arguments d’une multitude de personnes issues de l’immigration, de tradition musulmane, parfaitement intégrées à notre société civile et dont la pratique religieuse est souvent plus que lâche et l’opposition catégorique à l’égard de l’islamisme. Mais cette multitude même, peut-être majoritaire dans la communauté musulmane, n’a-t-elle pas été sciemment escamotée par le mode de désignation des conseillers ? Comment pourrait-elle être présente et s’exprimer dès lors que l’on s’est appuyé sur l’expression des mosquées et  - beaucoup plus grave encore  - sur des associations telles que l’UOIF (Union des organisations islamistes de France) dont on sait qu’elle est l’émanation du mouvement islamiste des Frères musulmans ? A l’évidence bien des personnes de tradition musulmane, peut-être des millions, ayant pris leur distance par rapport à l’islamisme, n’ont pas éprouvé le besoin de se regrouper en association. N’était-il pas évident que les associations musulmanes les plus bruyantes avaient toute chance d’être celles qui bénéficient du pactole des pétrodollars du Proche-Orient, des Frères musulmans aujourd’hui, de plus en plus des « salafistes » demain ?

 

Quelle hypocrisie de dénoncer vertueusement l’intolérable amalgame entre l’islam et l’islamisme, par ailleurs, tout organiser pour faire passer les musulmans apaisés sous la coupe des islamistes les plus déterminés » !

 

 

F – la suppression de la « double peine ». Qu’en penser ?

 

La suppression de la double peine, introduite avec la loi sur la sécurité initiée par Sarkosy et votée en juillet 2003, est également au mauvais coup contre la France. Pas un seul des gouvernements antérieurs, de gauche ou de droite, n’avait touché à cette disposition de notre appareil législatif. Nous voilà désormais tenus de garder chez nous, même des étrangers qui commettent des crimes. Le fait d’avoir pénétré en France devrait au moins leur créer le devoir de respecter nos lois : au contraire, c’est à nous qu’ils créent des obligations exorbitantes ».

 

 

G – Chirac et Bouteflika

 

« Or cette complicité à usage interne semble se doubler maintenant d’un projet international parfaitement diabolique.

 

Il ne s’agit plus seulement d’accorder des visas aux algériens, aussi généreusement que des prospectus publicitaires, pour parfaire l’invasion de notre pays. La politique, apparemment inspirée par Chirac, semble viser à une association  - sinon à une véritable fusion  - entre l’Algérie et la France. Les visites récentes de plusieurs de nos ministres à Alger pourraient avoir un objectif plus ambitieux qu’une simple traité d’amitié entre nos deux pays.

 

La perversion profonde de cette commémoration consistait à faire croire que les africains en général  - et les Nords-Africains en particulier  - avaient été contraints de participer à cette guerre par la puissance coloniale. Personne n’a dit qu’ils étaient venus pour délivrer leur pays, la France, Bouteflika a évoqué un combat pour la liberté ; ce qui lui a permis de glisser rapidement sur la prétendue « guerre de libération nationale ». Avoir invité Bouteflika, membre éminent du prétendu FLN, était une infamie. Car pendant huit ans, la subversion a eu comme victimes préférentielles ces anciens combattants musulmans de l’armée française que la cérémonie de Toulon avait pour vocation d’honorer !

 

L’infamie n’est pas innocente. Persuader les français qu’ils ont profité d’une véritable chair à canon coloniale, c’est le meilleur moyen de les culpabiliser face à ces maghrébins. Et rien n’est plus efficace que cette culpabilisation par une histoire biaisée pour préparer nos concitoyens à accepter avec résignation le projet le plus dangereux pour la

la survie même du peuple français.

 

Comment peut-on être assez fou, ou assez haineux, à l’égard de la France pour envisager et préparer une telle association, dont les conséquences sont prévisibles : des multitudes d’algériens débarqueront aussitôt chez nous, transformant une invasion progressive en un raz de marée instantané. Ils amèneront chez nous leur jeunesse arrogante, leur fécondité, leur agressivité, le mépris qu’ils nourrissent à notre égard, leur mal être, leur trop fréquente inefficacité économique, leur guerre civile endémique. Les français vont-ils enfin prendre conscience de la situation actuelle et de la nocivité de nos gouvernants ? Ce n’est plus, comme à la fin des années 1930, que nos politiciens seraient incapables de faire face au danger imminents. Ce que nous connaissons maintenant, c’est une complicité active, monstrueuse, mortelle, avec les forces ennemis d’hier et d’aujourd’hui qui représentent le péril le plus grave de notre histoire et qui rend problématique la perpétuation même du peuple français ».   (Présent 16 septembre 2004)

 

 

«F - Quand l’étranger frappe à  nos portes »…

 

Et cette islamisation s’accélère aussi  avec la connivence des autorités religieuses catholiques de France. Nous en trouvons une preuve dans le document du « Comité épiscopal des migrations et des gens du voyage », intitulé : « Quand l’étranger frappe à nos portes » rédigé sous l’autorité de Mgr Jean-Luc Brunin, aujourd’hui évêque d’Ajaccio.

 

Voici comment l’AFS présente ce document dans son numéro 175 d’octobre 2004.

 

« Un document du Comité épiscopal des migrations et des gens du voyage, intitulé « Quand l’étranger frappe à nos portes » et rédigé sous l’autorité d’un évêque-président, Mgr Jean-Luc  Brunin, accepte le recours à la « désobéissance civile » lorsque  la loi bafoue la dignité des étrangers « sans papiers ». Ce texte publié en juin dernier est sensé donner aux fidèles des repères pour comprendre le phénomène de l’immigration dans sa globalité et l’attitude à adopter lorsque « l’Eglise devient lieu de recours » pour des étrangers « sans-papiers » ou demandeurs d’asile.

 

S’il « n’appartient pas à l’Eglise d’édicter le droit ni de se substituer aux pouvoirs publics », en revanche son rôle est de « veiller, en fidélité au Christ, à ce que les critères retenus soient respectueux de la dignité due à toute personne », souligne le document. Il estime que le citoyen « peut refuser d’obéir aux autorités civiles » lorsque « en conscience » il juge que « le droit d’accueil politique ne permet pas le respect de l’étranger en danger et «(le citoyen) est donc contraint aux exigences de la morale et de l’Evangile ».

 

Ce texte, qui (selon la fonction des comités épiscopaux) « engage l’Eglise de France », critique sévèrement les législations française et européenne relatives à l’accueil des immigrés, des lois qui « multiplient les restrictions, les contrôles et les exigences » et qui témoignent d’une « fermeture » (sic) : « Une société qui n’est pas capable de vivre l’accueil n’a pas d’avenir » et « une législation qui n’est pas à la hauteur des problèmes est une législation mauvaise », a souligné Mgr Brunin, nouvel évêque (après avoir été évêque auxiliaire de Lille)

 

Il y aurait beaucoup à dire sur ce texte confus et comme hors sujet qui, précisément, n’est pas à la hauteur du problème qu’il soulève, mélangeant allégrement autour et alentour comme on dit populairement. Contentons-nous de deux ou trois observations :

 

a-     Le mauvais postulat épiscopal consiste à parler de la France comme d’une personne physique qui ne peut refuser l’hospitalité au pauvre qui frappe à sa porte, comme le saint prélat de Victor Hugo face à Jean Valjean ! Mais si, au lieu d’un tel clandestin, ils sont vingt ou trente, comme dans la complainte de Mandrin, à vouloir occuper par exemple l’évêché de Mgr Brunin ?  L’image est suffisamment éloquente pour indiquer qu’on passe d’un problème de morale individuelle à un problème d’ordre public, relatif au bien commun. La France a toujours accueilli (et souvent intégré) des étrangers (surtout d’origine européenne), mais pas des millions et encore des millions en nombre illimité, menaçant son identité et son âme. La quantité confère à la morale politique des restrictions, des contrôles et des exigences que ne connaît pas la morale personnelle. Ce sont justement ces exigences qui ne sont pas aujourd’hui à la hauteur du problème de l’immigration invasion : à quoi sert de pratiquer l’ouverture si c’est pour perdre son âme ?

 

 

b-    Ajoutons que tous les hommes n’ont pas indistinctement tous les droits. Les droits de l’homme qui sont les mêmes pour tous les hommes sont ceux qui découlent du Décalogue : ne pas être trompé, volé, assassiné…et l’Eglise a, là-dessus, bien évidemment comme un droit d’ingérence indéniable. Mais « les droits que l’on acquiert par la naissance et l’héritage, ou par le travail et le mérite, ou par le sang versé n’appartiennent qu’à ceux qui les ont  reçus ou qui les ont gagnés », comme le rappelle Jean Madiran. Or l’Eglise de France, à l’instar de la gauche mondialiste contemptrice de la nation, a peut-être tendance à confondre un peu trop vite les deux catégories de droits

 

c-     Relevons pour finir qu’on n’a pas le souvenir d’un tel document épiscopal, appelant carrément à la désobéissance civile, pour l’avortement légalisé, un problème autrement plus tranché en matière de morale politique : « Une société qui n’est pas capable de vivre l’accueil n’a pas d’avenir… » (voir plus haut).  (AFS, n°  175)